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Les Rattrapages 2017 – Chief Kim / Radiant Office / The Liar and His Lover / Strong Woman Do Bong Soon

Publié par Asiandramas

Quoi de neuf sous le soleil ?

Pour ma part, j’ai un peu disparu du blog ces derniers mois, mais j’ai quand même eu l’occasion de me mettre à jour avec quelques rattrapages sur les dramas 2017. J’avoue avoir une flemme intense d’en faire des articles individuels, alors pour l’instant je me cantonne à la série des « Rattrapages » ^^


Chief Kim

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10/10

Je l’ai, je l’ai ! J’ai mon drama de l’année. Et si un autre drama le détrône d’ici fin 2017, c’est que l’année aura été un grand cru. Chief Kim, en quelques mots, c’est :

  • une intelligence rare ;
  • une écriture qui a beaucoup, beaucoup de coeur ;
  • un casting fabuleux ;
  • des barres de rire… DES BARRES.

Si vous cherchez de la romance, passez votre chemin ; Chief Kim est une comédie, un office-drama avec de l’émotion à gogo et du coeur à revendre, mais on est assez loin d’une romance -même si l’on compte tout de même quelques scènes assez adorables.

Je m’incline tout bas devant Nam Goong Min : ô Dieu de la comédie. Comment peux-tu être aussi drôle, aussi classe, aussi badass, aussi fantastique ? Comment veux-tu que je continue à vivre à Dramaland maintenant que tous les héros semblent étrangement fades à côté de toi ? ^^ Kim Sung Ryong est un bijou de héros : drôle, charismatique à souhait, à la fois tellement détaché, à la fois tellement investi. Il fait tout et son contraire avec un naturel déstabilisant, c’est juste génialissime.

De manière générale, je tire mon chapeau bas à l’écriture. Le scénario a su rendre tous les personnages humains et touchants sans en faire des tonnes, sans tomber dans les mauvais clichés auxquels je m’attendais en permanence. J’avais notamment peur pour Seo Yool, dont l’écriture était un pari quitte ou double : on le hait, on l’adore, on ne sait jamais vraiment quoi en penser, et au final c’est un énorme succès, porté à la fois par son écriture réussie, mais aussi parce que Lee Jun Ho est formidable. J’étais un peu réticente au début -l’inévitable a priori négatif sur les acteurs-idoles- mais Jun Ho a porté son personnage comme un chef, c’est une excellente surprise (seul bémol : difficile de lui donner plus de 25 ans physiquement, alors ça perd un peu de crédibilité sur son statut et sa carrière ^^).

L’écriture est intelligente, les personnages sont intelligents -chapeau bas aux personnages féminins, plus stylées les unes que les autres- toutes les intrigues respirent l’intelligence et le bon sens, le tout saupoudré d’un humour extrêmement fort, mais surtout très ingénieux -on est loin de l’humour lourdingue pipi-caca de certains dramas (Strong Woman Do Bong Soon -> c’est toi que je vise).

Chief Kim, c’est non seulement un reflet noir de la société coréenne -une peinture de la corruption dans les conglomérats en passant par les injustices quotidiennes que vivent les employés de bureau- mais c’est surtout de l’humain, beaucoup d’humain. Je suis bluffée par la finesse de l’évolution des personnages : du héros Kim Sung Ryong jusqu’à chaque employé de la dream team, chacun d’eux vit une évolution spectaculaire entre le début et la fin du drama, tout en gardant une vraie cohérence. Je suis bluffée par la capacité de l’écriture à faire ressortir le meilleur de chacun des personnages, tout en restant fidèles à leurs caractères et leurs aspirations de départ.

Et puis qu’est-ce que je me suis marrée ! J’ai vécu plein de choses devant ce drama : des moments de stress, de haine intense, de soulagement, d’émotions… Mais s’il y a un domaine où Chief Kim excelle, c’est bien dans l’art de nous faire rire, et dans toutes sortes de circonstances -y compris les plus improbables.

En bref, Chief Kim, c’est l’histoire du héros (ou de l’anti-héros) le plus funky-badass de tous les temps, avec son gang de joyeux comptables qui vont lutter contre la corruption de leur entreprise… Et ce n’est pas de tout repos ! Coup de coeur énorme : foncez, foncez !


Radiant Office

7,5/10

Un très joli drama que Radiant Office. Le genre de drama assez terre-à-terre qui donne envie de positiver à chaque coup dur et vivre pleinement chaque jour qui passe. Un peu comme dans Chief Kim, le drama met un vrai point d’honneur à dénoncer le fonctionnement assez malsain des grandes entreprises coréennes, à souligner les injustices et abus hiérarchiques ancrés dans le quotidien des employés de bureau. Et j’ai apprécié que le drama traite ce sujet avec beaucoup de réalisme et de justesse : non, le système ne changera pas malgré toute la bonne volonté de nos protagonistes. Mais c’est l’état d’esprit de chacun d’eux qui va mûrir au fil des coups durs et en ceci, ce drama est une belle leçon de vie.

La force de ce drama, c’est la force de ses personnages. Ce trio adorable (le « Suicide Squad » comme l’appelle si bien Dramabeans) m’a faite sourire, m’a émue, m’a fait chaud au coeur. Ho-Won est resplendissante, Ki-Taek est juste fabuleux. De manière générale, j’aime beaucoup l’écriture de tous les personnages -même si je regrette quand même certains d’entre eux :

  • qui auraient pu être beaucoup plus approfondis (j’aurais voulu en apprendre plus sur Jang Kang Ho) ;
  • qui auraient pu être carrément plus complexes (tellement de potentiel à imaginer dans le personnage du Docteur Seo… Un peu déçue par les épisodes finaux à ce sujet) ;
  • qui ne servaient pas à grand chose (Deputy Lee, c’est à toi que je pense).

Pour une fois, je trouve que le drama aurait gagné à avoir 2 ou 4 épisodes en plus. Il y avait beaucoup d’axes intéressants qui restent sous-exploités et même si j’ai adoré jusqu’au bout, je suis restée un peu sur ma faim.

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Je suis légèrement moins convaincue par l’aspect romantique du drama : à mon sens, l’axe « office » du drama apporte déjà tellement de choses qu’une romance ne me paraissait pas réellement nécessaire -et à vrai dire un peu forcée à ce stade. La relation entre les deux protagoniste n’en reste pas moins adorable mais les acteurs manquaient quand même un peu d’alchimie… amoureuse (rien à redire dans leur « office relation » ceci dit).

En somme, Radiant Office est un joli drama qui porte bien son nom : on en ressort aussi rayonnant que les personnages, et prêts à affronter les aléas du quotidiens… mais avec un peu plus d’énergie et de confiance qu’avant !


The Liar and His Lover

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6,5/10

The Liar and His Lover est un drama très sympathique devant lequel j’ai passé un bon moment -néanmoins sans vraiment me sentir très investie dans l’histoire. Avant tout, comme pour beaucoup d’autres dramas axés K-pop, les chansons « prodigieuses » du drama ont du mal à me convaincre de leur soi-disant prodige ^^ Ce qui limite déjà ma capacité à apprécier l’OST.

A vrai dire, je n’ai pas été convaincue par grand chose, hormis Seo Chan Young (Lee Seo Won) que j’ai vraiment aimé -et aussi Shi Hyun et la manager parce qu’ils étaient mignons comme tout. L’héroïne, le héros, la romance, les amis, les parents… Bien que tous forts sympathiques, aucun d’eux n’a vraiment su me rallier à leur cause et me faire déborder d’affection pour eux.

Je suis la première surprise à être restée aussi froide à la romance, à Lee Hyun Woo, à Joy. Ils sont bien écrits, ils sont très bien joués et bénéficient d’une belle évolution au fil des épisodes. Mais étrangement, je n’ai jamais adhéré plus que ça à leur romance, peut-être parce que je n’ai jamais réussi à m’attacher à So Rim, ni à Han Gyul, alors forcément, leur romance m’est passée un peu au-dessus. Pour dire, j’ai été bien plus passionnée par les quelques minutes consacrées à Shi Hyun et la manager plutôt que par la romance principale qui nous est servie le long des 16 épisodes.

Néanmoins, j’ai vraiment aimé les conflits, et plus particulièrement ceux qui concernent Crude Play, qui sont, je pense, un assez bon reflet des hauts et des bas du showbiz coréen aujourd’hui. S’il y a une chose dont le drama peut se vanter, c’est que l’écriture sait faire passer les émotions juste comme il faut, sans en faire des tonnes, et ça va droit au coeur.

Malgré mon manque d’investissement, le drama n’en reste pas moins sympathique. Les épisodes se regardent bien, je n’ai eu aucun mal à enchaîner tous les épisodes en quelques jours. Alors même que le début a été laborieux pour ma part : j’avais décidé d’abandonner le drama après l’épisode 1 -et un long trajet en train où je n’avais rien d’autre sous la main en a décidé autrement : j’ai lancé l’épisode 2 à reculons… puis le 3, puis le 4… et c’est comme ça que les épisodes se sont enchaînés les uns après les autres jusqu’au dernier.

Bref, j’en ressors avec un joli souvenir, et surtout une forte envie de revoir Lee Seo Won dans ses futurs dramas !


Strong Woman Do Bong Soon

6,5/10

Strong Woman Do Bong Soon est un drama super… malheureusement très déséquilibré : à une romance absolument formidable, drôle, irrésistible, menée par un couple principal fabuleux… viennent contrebalancer les autres aspects du drama, tantôt mal exploités, tantôt barbants et surtout très, très inutiles.

Quand je pense à tout le temps d’écran consacré aux gangsters (et dans une moindre mesure, à la bande de lycéens, le moine hindou et autres multiples personnages farfelus) par rapport à ce qu’on aurait pu gagner en romance, en intrigue, en approfondissement des personnages secondaires… Un vrai gâchis. Je pensais jusqu’au bout que le gangsters auraient, d’une manière ou d’une autre, un rôle à jouer dans l’intrigue, mais non, c’est bien un second axe du scénario, parallèle à l’axe principal mais sans jamais réellement se croiser si ce n’est pour faire du comique de répétition bien, bien lourd.

Je suis particulièrement frustrée par l’écriture de l’antagoniste. Autant l’enquête était plutôt prenante, autant la manière dont elle aboutit est extrêmement frustrante de simplicité. On n’apprend rien du méchant : ni ses motivations, ni le pourquoi de son obsession, rien du tout si ce n’est qu’il est et reste un parfait psychopathe jusqu’au bout. Il est pourtant bien joué et l’acteur respire le potentiel : j’espère le voir faire ses preuves dans des futurs dramas.

Mais venons-en à la romance : cette romance qui pourrait tout faire pardonner, cette romance qui rayonne tellement qu’on pourrait bien en sortir aveugle. Bong Bong et Min Min ont passé 16 épisodes à faire exploser les compteurs du cute et c’était juste trop mignon. Je défie qui que ce soit de ne pas fondre comme neige au soleil devant le sourire éclatant et le regard enflammé de Park Hyung Shik. Alors malgré tous les points faibles, malgré une grosse moitié du drama qui ne sert strictement à rien… eh bien Strong Woman Do Bong Soon est une aventure que je ne regrette pas, rien que pour cette romance adorable, et aussi pour quelques lots de fous rires (les imaginations de Bong Soon… à mourir de rire !).

Je ne vais pas m’éterniser, l’article de Nikilann résume tout ce que vous avez besoin de savoir 😉

Uncontrollably Fond 함부로 애틋하게

Publié par Nikilann  

L’histoire

Lorsqu’il apprend qu’il a seulement quelques mois à vivre, la super star Shin Joon Hyung (Woo Bin) voit son monde s’effondrer. C’est bien sûr le moment que choisit le destin pour remettre No Eul (Suzy) sur sa route. Son ancienne camarade de lycée n’est pas prête à lui pardonner ses erreurs et ses secrets. Mais lui est bien décidé à la garder auprès de lui par tous les moyens possibles.

No Eul croule sous les dettes, et lorsque Joon Hyung lui propose de tourner un documentaire sur lui, elle accepte. Quitte à prendre le risque de raviver la flamme qui ne s’était jamais vraiment éteinte…


 La fiche

Période de diffusion 6 juillet – 8 septembre 2016
Episodes 20 (60 min)
Genre Romance, Tragédie, Maladie, Famille

Casting
Kim Woo Bin dans le rôle de Shin Joon Hyung
Suzy dans le rôle de No Eul
Im Joo Hwan dans le rôle de Choi Ji Tae


La note

6/10


L’avis de Nikilann

J’ai littéralement perdu des cheveux à cause de ce drama. J’adore Kim Woo Bin, mais même si vous êtes fan, ne vous infligez pas ce fiasco !

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A l’aide ! Quelqu’un ! Sauvez mon drama !

Le scénario de Uncontrollably Fond est catastrophique. Les dialogues sont souvent mal écrits et la noble idiotie, à ce stade, est pure stupidité.

J’étais teeeeellement déçue que Im Joo Hwan, qui joue le second lead Choi Ji Tae, se retrouve encore dans un drama pourri. Il fait vraiment de mauvais choix la plupart du temps. Et je ne comprend pas pourquoi on le cantonne au second lead. Il devrait prendre des risques – c’est un très bon acteur et il commence a bien vieillir… Bientôt il sera trop tard ! L’industrie n’aime pas les acteurs passés de mode :s

Au final, même Suzy n’a pas été la raison de cet échec tragique. Dans mon désespoir, je l’ai même trouvé actrice potable. Son jeu a tout de même peu de facettes. A part dans Dream High où elle collait parfaitement au personnage, elle manque d’expressions faciales et d’intonations dans la voix.

Cela se voyait d’autant plus que Kim Woo Bin est excellent. C’est vraiment pour lui que je suis restée jusqu’au bout. Il a réussi à me donner envie de savoir ce qui allait arriver à son personnage. Je l’ai trouvé poignant, jamais dans l’exagération. Le seul problème – mais là encore, je tiens le réalisateur et l’auteur pour responsable – c’était le cancer. Les symptômes qu’il provoquait… C’était du grand grand n’importe quoi !

Pareil que pour Im Joo Hwan, je suis déçue que Lim Ju Eun aie encore eu un second rôle. En revanche, elle s’est vraiment démarquée dans le drama. Elle m’a presque convaincue que Yoon Jung Eun était un personnage intéressant et profond. Un miracle si j’ose dire.

Mais tout cela ne me surprend pas vraiment. Je m’attendais juste a un début qui ait du cachet pour ce drama de la scénariste de Will it Snow for Christmas? et Innocent Man. Bien que ces deux mélodrammes soient partis en cacahuète sur la fin, leur début était incroyablement poignant. Lee Kyoung Hee sait écrire des personnages riches et leur inventer des situations qui vont droit au coeur. Sorry I Love You fait partie des mélo préférés d’Asiandramas !

Là, elle s’est plantée en beauté dès le début (puis, comme d’habitude, c’est encore plus parti en cacahuète).

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Le seul personnage que j’ai beaucoup aimé (en dehors de Joon Hyung), c’est sa mère. Jin Kyung a été magistrale dans le rôle – malgré l’agacement que j’ai parfois ressenti pour l’entêtement du personnage.

Quel gâchis du casting… J’étais vraiment intéressée parce qu’il s’agissait du premier drama complètement pré-produit. Échec cuisant !

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Sortez-moi de là. Pitié.

Conclusion ? Ne faites pas comme moi : évitez le désastre.


En deux lignes

Les + Kim Woo Bin, sexy en toute occasion. De très beaux plans dans la neige.

Les – Un scénario a faire mal à la tête et des personnages a s’arracher les cheveux.


Votre avis ?

Romantic Doctor, Teacher Kim 낭만닥터 김사부

Publié par Nikilann  

L’histoire

Kang Dong Joo (Yoon Yeon Seok) est un enfant lorsque son père meurt à l’hôpital. L’opération est décalée à cause de celle d’un VIP. En colère, il commence a tout détruire autour de lui. Un mystérieux docteur l’attrape et l’empêche de causer plus de dégâts. « Si tu trouves la situation injuste, devient un docteur qui soignera ses patients en fonction de leur maladie et non de l’épaisseur de leur porte monnaie ». 

Des années plus tard, Kang Dong Joo est un interne dans un hôpital ultra-réputé de Séoul. Il rencontre Yoon Seo Jung (Seo Hyun Jin) pour qui il a le coup de foudre. Mais après un accident de voiture qui cause la mort de son fiancée, Seo Jung disparaît. 

Pendant ce temps, dans la forêt, un homme trouve Seo Jung, blessée. Un docteur aussi talentueux qu’étrange dont le passé semble entouré de mystères… Master Kim (Han Suk Kyu).


La fiche

Période de diffusion 7 novembre 2016 – 17 janvier 2017
Episodes 20 (60 min) + 1 épisode spécial épilogue
Genre Hôpital, romance, amitié, relation maître-élève, slice of life

Casting
Han Suk Kyu dans le rôle de Teacher Kim
Yoon Yeon Seok dans le rôle de Kang Dong Joo
Seo Hyun Jin dans le rôle de Yoo Seo Jung

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La note

9/10


L’avis de Nikilann

Enfin. Le grand jour est arrivé. Un drama médical m’a emportée jusqu’au bout !

J’ai toujours beaucoup aimé les Grey’s Anatomy, Dr House, et même Urgences. Pourtant, pas un seul drama coréens dans le milieu hospitalier n’a réussi à me plaire. Le seul était Dr Champ, mais soyons honnête : il ne compte pas. D-Day était aussi pas mal, mais c’était plus un drama catastrophe qu’un drama à l’hôpital.

Merci, donc, merci Romantic Doctor ! Pourtant, avec un nom pareil, j’ai eu très très peur de me lancer. Ce sont les commentaires flatteurs qui m’ont convaincue de lui laisser une chance.

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No problem !

Contrairement à ce que son nom indique, on est loin du romantisme dans ce drama. On est loin du niais aussi. Les personnages sont plutôt sombres avec leurs passés troubles et leurs valeurs écorchées. Difficile de dire si Doctor Kim (tout grand docteur qu’il soit) est un altruiste… ou juste un malade mental. Son personnage est complètement perché et sa capacité à nouer des rapports humains franchement douteuse.

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C’est ce qui m’a plu dans Romantic Doctor. Plutôt que de s’attarder sur une intrigue procédurale, l’équipe derrière le show a tout misé sur les personnages. Contre toute attente, j’ai donc pu apprécier les cas épisodiques qu’on avait toutes les semaines. Le fait qu’ils ne soient pas là pour une grande séquence de chirurgie commentée par des « oooh » et des « aaaah » mais pour faire grandir tout ce beau monde m’a touchée. Alors, bien sûr, on a quand même le droit à « Comment fait-il pour recoudre les gens si vite ? » « Quel génie ! » blablabla. Ça reste un drama et un drama médical de surcroît ^^

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Jamais d’accord sur le plan médical.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas du tout ce qui reste. La seule chose que je regrette du côté de l’histoire est qu’on se soit un peu trop perdus dans les machinations de pouvoir dans les derniers épisodes. L’épisode épilogue bonus (à voir absolument) a donc été une jolie surprise.

Doctor Kim (Han Suk Kyu) n’est ceci pas le seul à briller dans ce show. Kang Dong Joo (Yoo Yeon Seok) et Yoon Seo Jung (Seo Hyun Jin) nous font des bébés juste en se regardant. Cette tension sexuelle entre eux vous tient en haleine pendant tout le drama – et pourtant, les choses prennent leur temps à se mettre en place. [SPOIL] Qui aurait attendu un baiser fougueux aussi tôt dans le drama… et imaginé qu’il serait suivi de 12 ou 13 épisodes sans bisous ! [/SPOIL]

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Babies babies ❤

Kang Dong Joo est une oeuvre d’art. Tellement plein de contradiction, il est désabusé, déçu… Le système l’a corrompu sans qu’il s’en rende compte et sa progression dans le drama est intelligente. Tous les personnages évoluent énormément entre le premier et le dernier épisode.

Quant à Yoon Seo Jung, voilà un sacré bout de femme que je n’aimerais pas énerver. Elle sait ce qu’elle veut (saut quand il s’agit de Dong Joo) et elle a le courage de se battre pour l’obtenir. Un personnage féminin fort comme on a pas l’habitude d’en voir.

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Je manque un peu d’expressions faciales.

Même Do In Bum (Yang Se Jung) a réussi a être fascinant. Il joue un peu moins bien que les autres, il a moins de charisme (en même temps dur de tenir la chandelle entre Dong Joo et Seo Jung… Ou d’exister à l’écran quand Doctor Kim avale la présence de tous les autres). Pourtant, la trajectoire de son personnage m’a surprise de bout en bout. Je ne savais jamais à quoi m’attendre. Je pense que l’auteur était excellente et elle et le réalisateur se comprenaient très bien.

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Quelque soit le drama, je suis toujours méchant.

Ma seule déception est son père, Do Yoon Wan (Choi Jin Ho). Pas de suprise de ce côté là : le grand méchant directeur de l’hopital qui ne pense qu’a l’argent n’a aucune décence. Il n’y avait bien que son larbin, Song Hyun Chul (Jang Hyuk Jin) qui était pire… Mais là encore, on fait un peu mieux que dans D-Day où c’était vraiment n’importe quoi côté politique hospitalière.

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Je suis un cute second lead.

Enfin, tout le cast secondaire était magique. L’infirmier Park (Kim Min Jae), était trognon avec son crush pour Woo Yeon Hwa (Seo Eun Su). Il était toujours le premier à se battre contre l’injustice et à faire preuve de courage pour défendre ses valeurs. Je l’ai adoré.

Jang Gi Tae (Lim Won Hee) en faisait comme à son habitude un peu trop côté humour, mais j’ai quand même fini par beaucoup m’attacher à lui. Mais la reine du show, c’était l’infirmière en chef, Oh Myung Shim (Jin Kyung). Ce charisme ! Ses scènes avec Yoon Seo Jung était souvent à mourir de rire.

Conclusion : j’ai adoré ! Si les dramas médicaux ne sont pas votre tasse de thé : c’est l’occasion de changer d’avis !

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Avoir la classe.

En deux lignes

Les + On sort des sentiers battus dans ce drama qui sait être sombre sans être tragique.

Les – Une fin trop portée sur la politique de l’hôpital. (Et pas assez de bisous ! 😥 )


Votre avis ?

Weightlifting Fairy Kim Bok Joo 역도요정 김복주

Publié par Nikilann  

L’histoire

Kim Bok Joo (Lee Sung Kyung) est une jeune fille pleine de joie de vivre. Son quotidien ? S’entraîner à lever des poids, s’éclater avec ses amies, passer du temps avec sa famille et manger, manger, manger. Son rêve est d’entrer dans l’équipe olympique coréenne d’haltérophilie.

De son côté, Jung Joon Hyung (Nam Joo Hyuk) est l’as de l’équipe de natation. Il a le talent, mais à chaque compétition, il prend de faux départs qui l’éliminent de la course. 

Jusqu’au jour où, un beau matin, nos deux héros se rentrent dedans…


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La fiche

Période de diffusion 16 novembre 2016 – 11 janvier 2017
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance, Sport, Slice of life

Casting
Lee Sung Kyung dans le rôle de Kim Bok Joo
Nam Joo Hyuk dans le rôle de Jung Joon Hyung
Kyung Soo Jin dans le rôle de Song Shi Ho
Lee Jae Hyun dans le rôle de Jung Jae Yi


La note

10/10


L’avis de Nikilann

Vous aimez Messi ? Moi maintenant que Weightlifting Fairy a joué comme aux marionnettes avec mon petit coeur, je peux vous dire que oui !

Il est toujours très difficile de mettre des mots sur ce genre de drama. J’avais eu le même problème quand j’avais écris sur Answer Me 1997. J’ai l’impression que les mots me viennent comme un flot que je n’arrive pas à canaliser. J’ai envie de parler de peu, j’ai envie de parler de tout… Comment mettre des mots sur des sentiments qui explosent dans tous les sens ?

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La légendaire fontaine à souhaits.

L’univers de Kim Bok Joo pourrait très bien exister dans un coin du monde. La vie des personnages n’a rien de fou ou d’extraordinaire. Elle est très simple. Mais pour eux, tout ce qui arrive est énorme.

Souvenez-vous de votre premier amour ! Souvenez-vous de ce moment où vous aviez l’impression que les palpitations de votre coeur était la chose la plus incroyable du monde. Souvenez-vous aussi de cette fois où votre meilleure amie ne vous a pas dis un secret – l’impression de la pire trahison.

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Premier crush. ❤

Pour les autres, votre situation semble banale. Mais pour vous, tout est incroyablement compliqué. Weightlifting Fairy Kim Bok Joo, c’est une histoire simple qui raconte à quel point le quotidien est unique. D’ailleurs, si je vous racontais les rebondissements, vous penseriez probablement que la moitié est d’un ennui mortel et manque d’envergure.

Mais c’est exactement ce qui a transformé Weightlifting Fairy en coup de coeur comme j’en ai rarement eu.

Je ne sais pas par où commencer pour parler de Kim Bok Joo. Lee Sung Kyung est devenue son personnage. Elle a créé une jeune femme mi-boulet de canon, mi-bouteille de champomy. Aussi bruyante qu’une déflagration qui détruit tout sur son passage et aussi pétillante qu’une boisson gazeuse à la pomme. Son coeur est gros comme une maison et elle m’a fait faire le tour du propriétaire pendant ces 16 épisodes de pur bonheur.

Que dire aussi de Jung Joon Hyung ! Moi qui avait été loin d’être convaincue par la performance de Nam Joo Hyuk dans School 2015, je suis tombée sous son charme en l’espace de deux secondes dans Weightlifting Fairy.  Il m’a tout de suite évoqué un petit garçon chamailleur : profondément gentil mais aussi malicieux (et super musclé).

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Désolée pour l’absence d’images variées : étonnamment difficile de trouver autre chose que Nam Joo Hyuk torse nu. #sorrynotsorry

Ensembles, ils ont la mentalité d’enfants de cinq ans, partagent leur passion du sport et se rendent meilleurs. Ils sont parfaits l’un pour l’autre et cela se voit comme le nez au milieu de la figure très – très – vite. Ils sont ce dont l’autre à besoin au moment où il en a besoin. Un confident, une épaule, un adversaire, un ami. Pour l’essentiel, ils sont juste adorables.

Ce que j’ai adoré aussi, c’est que Weightlifting Fairy n’est pas seulement à propos d’amour, loin de là. C’est à propos de famille, d’amitié.

L’amitié entre les trois filles me faisait chaud au coeur. Elles sont vraiment amies, avec des bas et surtout des hauts. Leurs « swag » m’ont fait exploser de rire, leurs délires bizarres m’ont rappelé ceux que j’avais au collège ou au lycée avec mes amis, et je sais que c’est à ça que doit ressembler une vraie amitié.

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Kan Ki Young est de plus en plus en vogue.

La relation qu’à Kim Bok Joo avec son père (Ahn Kil Kang) et son oncle (Kan Ki Young) est aussi très réaliste. Ils sont tous différents, rarement d’accord, mais au bout du compte, ils font tout pour s’aider, pour éviter de se blesser les uns les autres. Ils sont stupides, mais bien intentionnés. Ils se cachent des choses, mentent, puis se pardonnent. Une autre relation familiale que j’ai adoré est celle que notre héroïne noue avec ses entraîneurs. Dans le sport, la relation est l’entraîneur est toujours complexe et ici, j’ai aimé que Kim Bok Joo voit en coach Choi (Jang Young Nam) une mère.

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L’enfer de prendre du poids.

Il y a tellement de choses que j’aimerais dire. J’aimerais prendre chaque épisode et les récapituler. N’hésitez pas à être longs dans les commentaires. J’ai très envie de discuter du génie de ce drama – ou du non génie pour les éventuels déçus. J’ai même très envie de tout simplement le re-regarder en entier et me replonger dans cette fantastique histoire.

Si vous ne l’avez pas vu, foncez. Ce drama a le SWAG !


En deux lignes

Les + Swag, swag swag. (Un couple inoubliable et des familles qui font chaud au coeur)

Les – Franchement ? Aucun.


Votre avis ?

Strong Woman Do Bong Soon 힘쎈여자 도봉순

Publié par Nikilann  

L’histoire

Dans la famille de Do Bong Soon, toutes les femmes héritent d’une force surhumaine à la naissance. Si elles ne l’utilisent pas égoïstement ou ne blessent pas d’innocents, elles peuvent presser des pommes avec les mains… ou soulever des voitures comme s’il s’agissait de morceaux de sucre. 

Mais Do Bong Soon (Park Bo Young) aurait préféré être normale. Elle cache sa force depuis qu’elle est petite et aide les gens le plus discrètement possible. Quand elle aperçoit un chauffeur de car confronté à des gangsters, elle ne peut donc s’empêcher d’intervenir.

Mais cette fois, quelqu’un la regarde. 

Ahn Min Hyuk (Park Hyng Shik) est le jeune CEO d’une boîte de jeux vidéo en vogue. Menacé par un mystérieux stalker, il a besoin d’un garde du corps. L’occasion de faire d’une pierre de coup. Min Hyuk comprend le potentiel de Do Bong Soon lorsqu’il assiste à ses exploits.

Bonus ? Il la trouve sacrément mignonne. 


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La fiche

Période de diffusion 24 février – 15 avril  2017
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance, Fantasy, Enquête

Casting
Park Bo Young dans le rôle de Do Bong Soon
Park Hyung Shik dans le rôle de Ahn Min Hyuk
Ji Soo dans le rôle de Gook Do


La note

7/10


L’avis de Nikilann

Disons-le tout de suite : oui, drama a tellement de défauts que je ne pourrais pas tous les lister. Mais que sont tous les défauts du monde face au sourire de Min Hyuk et de notre adorable cacahuète, Do Bong Soon ? Frissons garantis au visionnage !

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Strong Woman Do Bong Soon a démarré super fort. J’étais pliée de rire devant l’humour complètement perché. L’histoire était sympa et s’annonçait bien – romance, fantasy et thriller… et puis a un moment donné, l’écriture du drama a commencé a se concentrer trop sur les histoires secondaires. L’humour est devenu trop forcé et trop pipi-caca pour que j’apprécie. Le thriller ne me faisait pas du tout angoisser. Et la fantasy… n’était plus vraiment part de l’histoire. C’était juste un prétexte a l’humour – de moins en moins drôle.

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Raison n°1 de la perte de qualité de l’humour.

Il y a beaucoup a dire aussi sur le pseudo-féminisme de ce drama. Il y a des scènes où la reflexion sur la condition féminine est très bien faite [SPOIL] La scène où Bong Soon et Min Hyuk assistent a l’accident de voiture [/SPOIL] et d’autres où elle laisse franchement à désirer [SPOIL] Le drama tout entier repose sur une femme qui a un pouvoir « d’homme » et c’est pour cela qu’elle se démarque – on repassera pour le féminisme. J’ai aussi détesté la manière dont Gook Doo continue de trouver Bong Soon faible après avoir découvert ses pouvoirs. Je n’ai pas compris l’intérêt de ce message… [/SPOIL]

Quant au traitement de la violence, je serais très intéressée par ce que vous en avez pensé. J’ai trouvé ça inadmissible que la violence soit aussi normalisée dans ce drama. C’est terrible compte tenu des messages que l’auteur voulait – j’ai l’impression – faire passer.

Bref, il y a eu un énorme problème du côté de l’écriture. (Et pas que côté humour, philosophie et scénario. Le placement de produit est presque honteux tant il est mal caché.)

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Wanted for sexytude.

Je m’incline très bas devant les acteurs qui ont réussi à porter la chose jusqu’au bout en assumant à fond les sommets de vulgarité qu’on pu atteindre beaucoup de blagues – apparement, il y avait beaucoup d’improvisation sur le tournage.

Mais tout cela n’a aucune importance face à notre duo principal. Ils volent la vedette à tout le monde et ont fait de ce drama un plaisir attendu toutes les semaines.

Do Bong Soon (Park Bo Young) est un personnage féminin comme j’en ai rarement vu. Elle garde la pêche du début à la fin. Elle est forte qu’elle ait ses pouvoirs ou non. Et elle est tellement adorable qu’il est impossible de ne pas fondre devant elle comme nos deux protagonistes masculins.

Et en parlant de fondre… Oh mon dieu que j’ai pu fondre. Ahn Min Hyuk ! Merci dramaland d’avoir enfin donné à Park Hyung Shik un rôle principal ! Mon plus grand second lead syndrome, est enfin sorti de la machine infernale ! Sérieusement, à quel moment dans Hwarang l’autre gars est mieux que lui ? Mais alors là, dans Strong Woman, il était… Je n’ai pas de mots. Je ne peux plus parler. J’ai fondu.

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Une dernière pour la route 😀 (pun intented !)

Le seul autre drama où j’ai autant été capable de fermer les yeux sur autant de défauts dans un drama par amour pour le couple principal et surtout l’acteur principal, c’était avec Smile, You. Or dans mon vocabulaire, quand on gagne une comparaison avec Jung Kyung Ho (l’acteur de Smile, You, aussi mon acteur préféré comme vous pourrez le constater ici, , , et ), c’est un peu le saint graal.

Car si, séparément, nos deux tourtereaux étaient géniaux, ensemble leur alchimie faisait trembler la terre et tomber les étoiles. (Petit exagération de rien du tout.) J’ai rarement vu une relation aussi égale, intelligente dans l’écriture et portée par d’aussi bon acteurs. Ce qui m’étonne : comment peut-on écrire aussi sensiblement une superbe histoire d’amour… et foirer presque tout le reste ?

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Ji Sooooo

La seule chose qui m’a rendue très triste dans ce drama, ça a été la sous utilisation de Ji Soo. Il était très bien dans le rôle de Gook Doo, policier droit et honnête. L’une des scènes les plus inoubliables du drama est d’ailleurs avec le trio principal. [SPOIL] Toute la scène du bar. o.m.g. J’ai ris à m’en étouffer. Et la scène où tous les trois imaginent les deux autres en train de s’embrasser… délice. [/SPOIL] Ça m’a vraiment rendue triste que ces moments, pourtant facile à convoquer, n’aient pas été plus fréquent dans le drama. D’ailleurs, Park Hyung Shik le regrette aussi dans l’interview la plus mimi jamais lue ^^

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Je voulais juste plus de ça !

Le problème est qu’à l’écriture, Ji Soo a perdu de plus en plus de présence à l’écran entre le début et la fin. Au niveau de l’histoire, c’était logique, mais j’aurais voulu plus de scènes avec lui et Min Hyuk, plutôt que des scènes entre lui et Bong Soo. Elles se ressemblaient toutes et je les ai trouvées très dommage. J’ai la sensation que je ne connais rien de son personnage, qu’il y avait plein de chose à faire avec lui. Par exemple, plutôt que de se concentrer sur des histoire de caca fermenté, on aurait pu s’intéresser au développement du personnage. Je dis ça, je ne dis rien.

Mention spéciale au thème du drama, Super Power Girl par Every Single Day. Super sympa et rythmé. Une chanson parfait pour le printemps.

Bref, Strong Woman Do Bong Soon est un drama a l’histoire très, très bancale et aux personnages secondaires trop présents. L’humour devient assez vite gênant et déplacé. Mais ça vaut totalement le coup de le voir juste pour le couple principal qui fait des étincelles.

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Signé Min-min et Bong-bong. ❤

Les Rattrapages – Remember et Moorim School

Publié par Nikilann
Relu et corrigé par Chan Rin et Maaaki

Remember (War of Sons) : 7/10
Moorim School : 6/10


Remember (War of Sons) 리멤버 – 아들의 전쟁

Quel étrange drama. Le casting est exceptionnel. Yoo Seung Ho, Park Min Young, Park Sung Woong… On y compte même Nam Gung Min qui confirme définitivement son talent pour les rôles de psychopathes.

Tout ce beau monde démarre bien: les 5 premiers épisodes sont excellents. La tension, l’enquête, les relations entre les personnages… l’équilibre est à peu près trouvé et on ne s’ennuie pas. C’est après que les choses se gâtent.

Remember perd toute sa saveur. L’histoire est très intéressante et on se demande toujours qui va gagner, entre Jin Woo (notre gentil héros qui perd son extraordinaire mémoire), Dong Woo (le gentil avocat, qui en fait a été un peu méchant, mais n’est pas si méchant et est quand même un peu gentil) et Gyu Man (le méchant complètement taré qu’on adore détester). Le soucis est que Remember devient lourd, triste, et trop procédural. On passe notre temps entre le tribunal, le bureau de Jin Woo et le bureau de Gyu Man. Je me sentais presque claustrophobe dans ce petit univers où tout le monde se connait, se hait et se combat.

Mon plus grand regret, c’est la romance très très secondaire entre Yoo Seung Ho et Park Min Young. Les deux acteurs réunis, c’était un peu un rêve pour moi. Je les adore, je les ai déjà vu jouer et imaginer un couple qu’ils formeraient me donnait d’avance des petits papillons dans le ventre. Je savais que je ne pourrais qu’adorer leurs personnages, leur histoire…

D’une certaine façon, je n’avais pas tort. Jin Woo et In Ah ont une relation confiante. Ils se soutiennent l’un l’autre et leur complicité est énorme à l’écran. Ce qui est encore plus horrible pour moi : j’ai eu un bref aperçu, qui m’a confirmé que tout ce que j’espérais pouvait se produire… Sauf que ça ne s’est jamais produit.

L’histoire d’amour a lieu, mais elle est tellement légère ! L’enquête prend trop de place et dévore tout sur son passage. J’ai bien compris que le titre du drama était « War of sons » (La guerre des fils) et que le sujet principal n’était pas l’amour… mais bon. On ne fait pas un pairing pareil pour ensuite ne pas s’en servir.

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Alors encore une fois, je comprends. On ne prend pas Park Sung Woong pour lui faire jouer un pauvre rôle secondaire. Et on ne choisit pas Nam Gung Min pour faire le méchant si c’est pour qu’il sorte juste deux phrases par épisode. D’ailleurs, il est le personnage le plus intéressant et le plus réussi. Nam Gyu Man m’a fascinée, horrifiée, révoltée pendant tout le drama. Il m’a aussi parfois fait franchement pitié. Je me suis beaucoup attachée à lui (et je me suis par conséquent posé beaucoup de questions sur ma santé mentale). Nam Gung Min n’a pas hésité à aller dans les extrêmes et le résultat en valait la peine.

Alors à la question : faut-il regarder Remember ou pas ? Je penche quand même pour le non. Le casting vaudrait presque qu’on se lance quand même mais l’écriture n’a jamais trouvé d’équilibre entre l’enquête et l’humain. Le drama est loin d’être mauvais, mais il est globalement ennuyeux et déprimant.


Moorim School 무림학교

Avant toute chose : aller jusqu’au bout de Moorim School a presque été de la torture. J’ai beaucoup, beaucoup zappé car la plupart des épisodes étaient insipides.

Alors pourquoi ai-je quand même tout regardé et garde maintenant un souvenir presque tendre de ce drama ?

  1. Moorim School a fait de son mieux. Avec un scénario et une écriture pareille, chapeau bas aux acteurs qui ont réussi à faire… quelque chose de leurs personnages.
  2. J’aime la magie. C’est la faute d’Harry Potter.
  3. Lee Hyun Woo. J’adore cet acteur. Il est capable d’insuffler de la vie et de la complexité dans des personnages en deux dimensions qui, joués par n’importe qui d’autre, auraient été nuls à mourir. (Cf. Wang Chi An joué par Hong Bin qui compte 3 expressions faciales.)
  4. Le côté international a rendu ce drama un peu différent. Les coréens ne sont pas les champions de la diversité et de l’ouverture d’esprit en ce qui concerne les étrangers dans l’industrie du divertissement. Au final les personnages du casting noir-américain/taiwano-coréen/allemand ne volaient pas bien haut – et même souvent très bas – mais ce n’était pas parce qu’ils étaient des caricatures d’étrangers ! C’était tout simplement parce qu’ils étaient des personnages secondaires chiants. Une légère différence qui vaut la peine d’être soulignée.
  5. Les effets spéciaux n’étaient pas trop cheap, contre toute attente !
  6. Jeong Yoo Jin. Je ne l’avais pas encore vue dans grand chose et toujours dans des rôles secondaires (Because it’s the First Time, Heard it Through the Grapevine). Bien que Moorim School ait globalement été un échec je trouve qu’elle a très bien tiré son épingle du jeu. Elle a été bonne actrice et dieu sait que bien jouer dans un mauvais drama est difficile !

Cela dit, Moorim School est quand même… une grosse bouse.

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Photoshop.

La musique m’a agressé les oreilles, les adultes sont plus ridicules que des gamins de deux ans. Les secrets – gardés pour rien – m’ont vraiment énervée.

Encore que le pire restera pour moi la bromance. Elle n’avait AUCUN sens. Déjà, je n’ai jamais compris le premier conflit entre les deux héros. Il est infantile et tellement dérisoire que voir une « haine » aussi forte se fonder dessus n’est juste pas cohérent. Mauvais départ, donc : on débute sur pas mal d’épisodes où nos héros se détestent sans aucun fondement, ont des disputes interminables et on passe une heure a avoir envie de les museler pour qu’ils arrêtent – par pitié !

Et alors, lorsque l’amitié commence à naître… j’ai abandonné tout espoir de voir arriver la moindre logique dans cette histoire. Pendant tout le drama, on nous vend le lien hyper fort entre Shi Woo et Chi Ang qui se construit au fur et à mesure de scènes aux prétextes plus ridicules les uns que les autres. Or comme l’essentiel du drama consiste à savoir si l’amitié entre les deux va se construire / se briser / se maintenir… laissez-moi vous dire que ça manque de piquant.

Conclusion, Moorim School est très anecdotique. Ce n’est pas un bon drama et malgré une fin qui viendrait presque sauver les meubles (sa simplicité m’a même étonnée) nos oreilles et nos yeux resteront traumatisés par certaines scènes complètement ahurissantes (celle de la cuisine ou les combats wtf).

N’oublions pas l’incompétence sans limite de l’équipe professorale, plus occupée à s’occuper des histoires d’amour nulles plutôt que du bien être de ses élèves.

Missing 9 – 미씽나인

L’histoire

Ra Bong Hee (Baek Jin Hee) vient de décrocher le job de ses rêves ! Elle vient de devenir la styliste de Seo Joon Ho (Jung Kyung Ho), superstar déchue à cause d’une séries de scandales. 

Mais lorsqu’elle l’accompagne à un concert privé et que l’avion s’écrase sur une île déserte, le rêve vire au cauchemar… 4 mois plus tard, elle est la seule rescapée du crash. Amnésique, elle va devoir se souvenir pour lever le mystère sur les 9 disparus. 


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La fiche

Période de diffusion 18 janvier – 9 mars 2017
Episodes 16 (60 min)
Genre Thriller, Mystère, Romance, Action

Casting
Jung Kyung Ho dans le rôle de Seo Joon Ho
Baek Jin Hee dans le rôle de Ra Bong Hee
Oh Jung Se dans le rôle de Jung Ki Joon
Lee Sun Bin dans le rôle de Ha Ji A
Choi Tae Joon dans le rôle de Choi Tae Ho


L’avis de Nikilann

7/10

Le talent de Jung Kyung Ho m’émerveille.

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« Combien de fois tu vas commencer un article comme ça ? » demanda Yeol, blasé.

Chacun de ses personnages est unique. Il sait jouer toutes les facettes – humour, larmes, intensité – avec le même talent. Il arrive a faire rire dans les moments les plus improbables. Il rend crédibles des scènes complètement absurdes. Chacun de ses rôles est une oeuvre d’art et encore une fois… je suis ébahie par tant de qualités

Missing 9 est un drama plein d’imperfections. Entre les grosses incohérences du scénario, la fin complètement écrite à l’arrache et la platitude des méchants, difficile de dire que ce drama est un bon drama.

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Spoiler alert : non, tout le monde ne souriait pas comme ça sur l’île dans le drama.

Pourtant, il se regarde tout seul. La réalisation, la musique et les personnages principaux rendent ce thriller plein d’humour très sympathique. L’idée de départ, ce crash sur l’île, a un côté Lost – les disparus mais a été tourné complètement différemment. Le mystère est bien amené – il est extrêmement difficile de deviner à l’avance les retournements de situation. Les surprises étaient tellement bien orchestrée au niveau des révélations sur le passé et sur l’île… Que j’attendais une fin au moins un peu intelligente.

Échec.

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A son retour, Ra Bong Hee a perdu la mémoire.

Cela dit, la fin ne gâche en rien le drama. Le thriller, l’enquête, le déroulé des souvenirs permettent de regarder le drama sans s’ennuyer mais je n’ai jamais été vraiment investie dans cette partie de l’histoire. Ce que j’ai adoré, ce sont les amitiés et l’amour qui se tissent entre les personnages au fur et à mesure.

Encore une fois, l’humour était incroyable ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Et pourtant, les scènes drôles sont d’une absurdité incroyable. Le coup de la mine avec Joon Ho, j’étais pliée de rire. [SPOIL] J’aurais tellement aimé que Joon Ho revienne plus tôt. Toutes ses scènes étaient géniales. Que ce soit avec Bong Hee, ou seul… La longue scène où il est dans le cargo en train de se faire transporter jusqu’à Séoul est mythique. Encore mieux, le moment où il passe le « test » et doit rentrer dans un placard ! J’en étais à la limite des larmes. C’est n’importe quoi, mais ça fonctionne. Une réussite que j’attribue entièrement à Jung Kyung Ho, parce qu’il n’y a qu’avec lui que j’ai vu ce genre d’humour totalement décalé fonctionner. [/SPOIL]

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J’ai beaucoup aimé cette relation grand frère – petite soeur.

Au delà du fait que Jung Kyung Ho est un acteur de génie complètement sous-estimé, l’écriture de son personnage était aussi très intéressante. Autant j’avais souvent l’impression qu’on sautait d’un moment à l’autre en oubliant des scènes importantes au milieu dans l’intrigue. Autant la cohérence était là pour nos 9 disparus en mer.

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Duo comique du drama.

Les acteurs ont vraiment fait un bon boulot. Ra Bong Hee (Baek Jin-Hee) était une femme forte, qui n’a jamais été diminuée dans l’histoire. Elle sait se défendre seule, survivre, elle prend soin des autres… et on la respecte du début à la fin. Ses scènes avec Joon Ho étaient adorables [SPOIL] La scène des chaussures dans l’hôtel. Magique. [/SPOIL] et la manière dont leur amitié se forge était parfaite. Ce petit bout de femme a du caractère.

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La superbe et charismatique Ha Ji Ah

Mais je crois que j’ai encore plus aimé Ha Ji-Ah (Lee Sun Bin). Elle est restée beaucoup en marge pendant l’essentiel du drama. [SPOIL] Blessée sur l’île, elle était plus protégée que protectrice et après, avec son image de star à protéger, elle ne pouvait pas non plus faire grand chose. La scène où ils l’applaudissent de n’avoir rien fait était délicieuse haha [/SPOIL] Cela ne l’a pourtant jamais empêchée d’être forte. J’ai adoré son honnêteté. Elle agit selon ce qu’elle juge être juste et personne ne peut l’en détourner. Elle se bat avec hargne et conviction. Bien que son rôle ait été plutôt mineur en terme d’action dans le drama, elle m’a beaucoup marquée. Ses dialogues étaient bien écrits et Lee Sun Bin lui a donné jusque ce qu’il fallait de classe, de flegme et d’insolence.

J’en arrive à Manager Jung Ki Joon (Oh Jung Se). Que dire de plus, sinon que je l’ai adoré ? Papa bienveillant, frère joueur et amoureux transi à la fois, ses relations avec les autres sont les plus attachantes du drama. Et Oh Jung Se, comme d’habitude, a impeccablement joué son rôle.

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Un des moments en or du drama !

Le présidant Hwang Jae Gook (premier rôle depuis City Hunter ou j’aime autant Kim Sang Ho), son minion Tae Ho Hang  (Tae Hang Ho) et Yeol (Chanyeol) étaient aussi très sympathiques.

Mais il faut en venir à Choi Tae Ho (Choi Tae Joon), pour moi le gros point noir de ce drama. D’habitude, j’adore Choi Tae Joon. C’est un acteur excellent dans la romance où il joue un personnage un peu bad boy mais profondément gentil. Le méchant, ce n’est visiblement pas sa tasse de thé. Pour sa défense, l’écriture de Choi Tae Ho était sommaire – et surtout, en temps que spectateur, on nous donnait les éléments expliquant son comportement de manière rationnelle deux ou trois épisodes plus tard ! Non seulement son évolution m’a parue trop rapide, mais en plus, le jeu de Choi Tae Joon a malheureusement manqué de nuance.

Maintenant que j’ai vu des acteurs comme Shin Sung Rok (dans You from the Stars ou Liar Game) ou Namgung Min (dans Girls who Sees Smells ou Remember – War of Sons) capables de tourner des méchants caricaturaux en personnages terrifiants, je me rend compte que l’écriture n’est souvent pas autant en faute que je le pensais auparavant. Choi Tae Joon manquait complètement de conviction dans ce rôle très complexe qu’était celui de Tae Joon. J’ai eu beaucoup de mal à le suivre ou à m’intéresser à lui. On sent que l’auteur Han Jung Hoon  ne veut pas qu’il soit un méchant complet – mais à mon sens il a complètement échoué.

D’où mon énorme problème avec la fin ! Mais bon, on le sent venir, donc ce n’était pas non plus une trop grosse surprise ou déception.

Mention spéciale à Yoon Tae Young (Yang Dong Geun), un personnage que je ne m’attendais pas du tout à autant aimer. Un prosecutor qui a du chien, malgré son débit de parole super lent (j’étais hilare quand les autres personnages s’en moquent dans les derniers épisodes).

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Missing 9 n’est pas un drama incontournable, loin de là. Mais il est difficile d’en ressortir indemne. Les premiers épisodes sont vraiment prenant, les scènes drôles sont mythiques. Ce qui me restera de ce drama, cela dit, ce sont les personnages, cette musique inquiétante (que je n’ai pas trouvée sur youtube) et cette île chinoise perdue en mer où nos héros se sont trouvés – loin de la civilisation.

Oh, et Jung Kyun Ho. ❤

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Hilarious

En deux lignes

Les + Jung Kyung Ho. Ra Bong Hee. La beauté des paysages.

Les – L’intrigue foireuse et les méchants trop méchants.


Votre avis ?

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Goblin 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Publié par Asiandramas

L’histoire

Kim Shin (Gong Yoo) est un goblin. Puni par les dieux pour avoir versé trop de sang et pris trop de vies humaines, alors qu’il était un commandant de guerre à l’époque Goryeo, il erre, immortel et 900 ans durant, à la recherche de sa future épouse : l’humaine qui pourra le libérer de son immortalité pour qu’il puisse enfin retourner à la poussière.

Le chemin de Kim Shin croise celui d’un Faucheur (Lee Dong Wook), dont le métier est d’emmener les morts vers l’au-delà. Il fait aussi la rencontre de Ji Eun Tak (Kim Go Eun), une lycéenne qui voit les morts et qui semble être née pour devenir l’épouse de Kim Shin…


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La fiche

Noms alternatifs Goblin : The Lonely and Great God / The Lonely, Shining Goblin
Période de diffusion 2 décembre – 21 janvier 2017
Episodes 16 (70 min)
Genre Romance, Fantastique

Casting
Gong Yoo as Goblin / Kim Shin
Lee Dong Wook as Grim Reaper
Kim Go Eun as Ji Eun Tak
Yoo In Na as Sunny


La note

7/10


L’avis

Goblin me laisse avec à la fois un sentiment d’émerveillement et de frustration :

  • de l’émerveillement parce qu’il est difficile de passer à côté : du scénario aux jeux d’acteurs, de la réalisation splendide à la beauté de l’écriture… Goblin n’a pas besoin de justifier pourquoi il a déchaîné les audiences sur tvN ;
  • mais aussi de la frustration, parce que malgré les indéniables qualités du drama, Goblin m’a laissée sur un fort sentiment d’incompréhension -l’écriture des 2-3 derniers épisodes me laisse confuse- et surtout d’aboutissement à mi-chemin.

Je suis notamment restée un peu insensible à la romance -et vu la quantité de temps qu’on passe dessus, c’est dommage. Sur le papier, elle est irréprochable mais dans les faits, elle a beau traverser le temps et l’espace, il lui manquait quelque chose. Une alchimie plus forte entre les deux acteurs ? Une étincelle qui lui aurait donné un poil plus de passion ? Je ne saurais pas mettre le doigt sur ce qu’il manque, mais j’ai eu du mal à m’investir dans cette romance.

Finalement, ce sont Goblin et Grim Reaper qui portent le drama sur leurs épaules, à la fois séparément, à la fois ensemble et surpassent de très loin toutes les autres relations existantes. Relations qui, selon les axes, m’ont paru étrangement fades -la relation entre Kim Shin et Sunny, censée être émotionnellement intense mais quasi-oubliée de l’écriture, la relation entre Grim Reaper et Sunny qui, malgré tout le potentiel, reste tellement plus forte dans le passé que dans le présent.

Je suis à la fois surprise et frustrée par l’écriture. Elle est capable de faire passer tant d’émotion, mais pas dans les moments où je m’y attendais : j’ai été infiniment plus émue par les instants et personnages « passagers » que par les protagonistes pourtant permanents. Ces scènes passagères de personnages que l’on croise le temps de quelques minutes, souvent aux portes de la mort (le vieil homme et son chien ; l’enfant devenu vieil homme remerciant Kim Shin, le second de Kim Shin cherchant un travail) m’ont faite pleurer d’émotion à chaudes larmes. Je ne sais pas si le drama aurait dû mettre plus l’accent sur ces histoires éphémères, en tout cas ce sont en elles que j’ai trouvé mon lot d’émotion, bien plus que les protagonistes finalement.

Autre point qui me laisse complètement indécise : la fin, ou plus généralement la partie finale du drama qui me laisse confuse. Certains tournants dans les 2-3 derniers épisodes restent pour moi complètement obscurs [SPOILERS] -pourquoi ce recouvrement de mémoire aussi soudain qu’inexpliqué ?- tandis que la fin est d’une tristesse sans nom : l’aboutissement le plus triste qui soit, maquillé derrière un semblant de happy ending. Comment parler de happy ending, quand on sait que Kim Shin va attendre pendant des siècles chaque renaissance de Eun Tak, jusqu’à la quatrième puis il se retrouvera seul pour de bon pour l’éternité ? Un dénouement si beau, mais tellement, tellement triste dans sa signification. [FIN SPOILERS]

Mais maintenant qu’on a fait le tour des frustrations, place aux points forts… et c’est que le drama n’en manque pas.

Goblin et Grim Reaper portent vraiment le drama sur leurs épaules. Une drôle de bromance déjà mythique, caractérisée par des barres de rire, de l’émotion à gogo et des apparitions qui donnent des frissons (fin de l’épisode 2 : wahou / auto-parodie dans l’épisode 10 : des barres de rire !). Il est difficile de décrire à quel point ces personnages sont formidables, ensemble et séparément.

Je tire notamment mon chapeau (dry cleaned !) à Lee Dong Wook. Je ne l’avais jamais trouvé très bon acteur lorsqu’il s’agit d’être émotionnel mais Grim Reaper était juste parfait : à la fois hilarant -je ne compte plus le nombre de fous rires-, à la fois poignant, à la fois d’une classe à couper le souffle.

J’ai moyennement adhéré à son axe romantique avec Sunny : les interactions du début étaient drôles mais deviennent étrangement fades et répétitives au fur et à mesure que la lumière est faite sur leur passé. A l’inverse, j’aurais vraiment aimé en voir plus sur eux à l’époque Goryeo -ils avaient un vrai potentiel à me faire rêver, dommage qu’on en voit si peu.

Encore une fois, je suis séduite par Kim Go Eun, elle dégage un charme fou. Ji Eun Tak respire la vie -alors même que tout autour d’elle est lié à la mort- et c’est contagieux. Spontanée, comme pourrait l’être toute lycéenne de son âge, mais loin d’être bête, j’adore la façon dont elle pousse Kim Shin dans ses retranchements et chamboule tout dans la vie rangée au millimètre près du Goblin immortel ^^

Kim Shin, alias Goblin, était fantastique. Je redécouvre complètement Gong YooCoffee Prince et One Fine Day ne m’en ont pas laissé un souvenir particulièrement mémorable (et surtout, c’était il y a dix ans)- et…wahou. Un vrai moulin à émotions que ce Goblin : touchant, drôle, stable et lunatique à la fois, si mature et si enfantin à la fois. Avec son regard tellement expressif, il me faisait passer du rire aux larmes en quelques secondes : ses interactions avec l’héroïne sont émouvantes, ses interactions avec Grim Reaper sont tantôt hilarantes, tantôt intenses, ses interactions avec les personnages éphémères m’ont faite pleurer comme une madeleine.

Comme je l’ai déjà dit, je reste globalement un peu mitigée sur la romance : j’ai adoré les personnages individuellement, mais leur couple manquait de quelque chose.

Je suis partagée sur le personnage de Sunny. En tant que personnage propre, elle était vraiment super –Yoo In Na est géniale et apporte une vraie dynamique au drama- mais j’ai trouvé fade la manière dont ses axes sont exploités. Qu’il s’agisse de sa relation avec Goblin ou avec Grim Reaper, j’avais l’impression que ces relations n’ont jamais réussir à sortir de l’ombre du passé et s’imposer en tant que tel dans le présent. Finalement, je retiens plutôt sa relation avec l’héroïne, une amitié improbable à première vue mais tellement sympathique ^^

La réalisation est splendide : images, bande-son, Goblin est un bijou de cinématographie. Les scènes historiques, avec leurs bandes noires, donnent l’impression de regarder un film, tandis que l’OST est une tuerie (en boucle depuis que j’ai terminé le drama !).

Côté rythme, le drama démarre sur les chapeaux de roues (les premiers épisodes sont absolument…wouahou) et maintient un très bon rythme tout le long, malgré quelques coups de mou vers les épisodes 6-8, à un moment où la romance stagne plus que nécessaire.

En conclusion, je n’ai peut-être pas assez insisté dessus mais Goblin est un vrai bijou. Un scénario d’une grande finesse où l’émotion prend le spectateur à chaque seconde (mais aussi de l’humour irrésistible !). Le casting est génial –Gong Yoo, Lee Dong Wook font une paire phénoménale- et Goblin fait partie de ces dramas exceptionnels que j’aurai beaucoup de mal à oublier, malgré tout ce que je peux lui reprocher. Je ne peux pas m’empêcher d’être frustrée par quelques points, qui auraient pu être mieux ou en tout cas traités différemment ; néanmoins ce n’est pas de la frustration que Goblin laisse derrière lui mais un splendide sentiment de mélancolie -et une OST qui tourne en boucle dans ma playlist. Sans conteste un must-see de ces dernières années.


En deux lignes

Les + La magie du scénario, des acteurs, de l’humour, de la réalisation, de la bande-son

Les – Inégal – à la fois extraordinaire, à la fois frustrant selon les axes du scénario


Votre avis ?

Descendants of the Sun 태양의 후예

L’histoire

Yu Si Jin est le commandant des forces spéciales. Avec son meilleur ami et commandant en second Seo Dae Young, il part pendant des mois effectuer des missions secret défense à travers le monde. De retour à Séoul pendant une permission, les deux amis doivent courser un motard qui vole le portable de Dae Young. Ils atterrissent aux urgences où Yoo Si Jin fait la connaissance de Kang Mo Yeon, une chirurgienne talentueuse. 

Le coup de foudre est immédiat. Mais être la petite amie d’un militaire n’a rien de facile et Kang Mo Yeon met vite fin à leur relation de peur de trop en souffrir.

Huit mois plus tard, lorsqu’elle est envoyée à Uruk* pour diriger l’équipe médicale, elle découvre que l’équipe sur place est celle de Yoo Si Jin…

*Ville fictionnelle créée pour le drama (mais le tournage se déroule en Grèce)


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La fiche

Période de diffusion 24 février – 14 avril 2016
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance, Action, Militaire, Blockbuster

Casting
Song Joong Ki dans le rôle de Yoo Si Jin
Song Hye Kyo dans le rôle de Kang Mo Yeon
Jin Gu dans le rôle de So Dae Young
Kim Ji Won dans le rôle de Yun Myeong Joo


L’avis d’Asiandramas

9/10

Descendants of the Sun est un coup de coeur énorme. Peut-être tient-il au fait que je n’ai absolument pas suivi tout ce qu’il y a eu autour -le buzz exceptionnel qu’il a généré et tout ce qui en a découlé-, en tout cas je n’avais, à l’égard du drama, ni l’exigence particulière que l’on a lorsqu’un drama est attendu, ni l’appréhension intuitivement critique que l’on ressent lorsqu’un drama déchaîne les foules lors de sa diffusion. J’avais seulement mon écran, Song Joong Ki, Song Hye Kyo, et mon petit coeur qui les a suivis aveuglément de Séoul à Uruk et qui les aurait suivis jusqu’au bout du monde.

J’ai trouvé ce drama passionnant. Il mélange plusieurs genres pour trouver un équilibre idéal entre action, comédie, drame et romance et loin de se limiter à sa romance -pourtant splendide-, le drama apporte tellement d’autres choses sur le plan émotionnel et moral. C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié : avec un casting pareil et dans ce type d’environnement (militaire / médical), le drama aurait pu facilement être superficiel en enchaînant des scènes de romance entrecoupées de scènes d’action héroïques, mais non, bien au contraire, Descendants of the Sun est tout sauf superficiel.

Le scénario est loin d’être très recherché, l’écriture n’est pas particulièrement fine, mais c’est un drama capable d’aller droit au coeur à travers des personnages qui, confrontés à des situations inimaginables, se retrouvent forcés à grandir, à évoluer en se forgeant des valeurs, et ces valeurs m’ont touchée. Je retiens tout particulièrement le staff médical, dont les personnages -Chi Hoon !- n’ont jamais cessé de m’émouvoir ^^ La partie « earthquake » est celle que j’ai préférée, parce qu’en dehors du fait que la romance avance beaucoup, c’est à ce moment là que l’on voit vraiment les personnages évoluer, sortir de leur confort et grandir, tout simplement.

Le seul vrai point noir, selon moi, est l’intrigue qui tourne autour de David Agus : le drama s’y attarde beaucoup mais au final, ce personnage n’apporte pas grand chose si ce n’est l’anglais affreux de Song Joong Ki (sur des répliques toutes pourries censées rendre un effet ultra-stylé, à mourir de rire ^^). Et si j’ai trouvé les deux derniers épisodes un peu faibles scénaristiquement parlant, ça ne m’a pas empêchée d’être passionnée jusqu’au bout.

Bref, Descendants of the Sun a été un coup de coeur. Qu’il s’agisse de la romance principale, la romance secondaire, l’intrigue ou l’environnement, j’ai suivi les 16 épisodes avec des étoiles dans les yeux et des battements de coeur permanents. Song Joong Ki ne pouvait pas faire un come-back plus réussi !


L’avis de Nikilann

7,5/10

Je partage l’avis d’Asiandramas et en même temps… Je n’ai pas eu le même ressenti. Pour moi, Descendant of the Sun a été excellent dans les épisodes qui se déroulent en Corée. L’humour était au top et les scènes vraiment bien écrite.

Dès qu’on était en Grèce, la réalisation était magnifique et les événements étaient plus épiques, mais je n’ai jamais tout à fait accroché – surtout la partie « earthquake ». La plupart du temps, je trouvais juste les rebondissements ultra-répétitifs et les discussions entre les personnages frustrantes. J’avais l’impression qu’on faisait du sur-place (surtout avec notre couple secondaire).

Je pense que si j’ai réagi comme ça, c’est aussi à cause de l’engouement général pour le drama. Descendants of the Sun a changé la donne pour la Corée. Il a rapporté des milliards au pays et s’est propagé comme un feu de forêt en Chine, en Indonésie, en Malaisie… Mon twitter était inondé d’actu en rapport avec le drama ! (Pour un info, ceci n’arrive jamais !)

Je comprend cet engouement. Le sujet du drama, autour de l’engagement militaire et du patriotisme était voué à résonner en Corée du Sud. La pré-production a permis de contourner les délais qu’imposent le bureau de censure en Chine. Sung Joon Ki, la réalisation superbe et les intrigues ambitieuses allaient forcément retentir à l’étranger. Ajoutons à cela le placement de produit à tout va  – les voitures ! – et vous avez le plus grand succès économique de l’année.

Le problème est qu’il est devenu pour moi impossible de dissocier Descendants of the Sun en temps qu’histoire et drama de tout la hype qui l’a accompagné. J’ai toujours l’impression que ce drama – si on ne regarde que l’histoire – ne méritait pas tant.

L’autre souci que j’ai avec ce succès retentissant c’est qu’on se retrouve depuis avec une avalanche de drama pré-produit construits sur le même modèle : une réalisation travaillée, un morceau de l’intrigue filmé à l’étranger, un casting de super-stars et une histoire ambitieuse. Pour le moment (j’espère avoir tort d’ici la fin de Legend of the Blue Sea ou Goblin), pas un seul ne m’a emportée. Les coréens ne savent pas encore jongler avec cette nouvelle manière de produire, il faut croire. Uncontrollably Fond, The K2… On enchaîne les désastres.

Pour moi, Descendants of the Sun était donc loin d’être mauvais, mais il n’était pas non plus à la hauteur de son succès international. Cela dit, je ne vais pas mentir, passer 16 heures à regarder Sung Joon Ki être badass/sexy/charmeur n’a pas été très difficile…


En deux lignes

Les + La hype qui a entouré ce drama

Les – La hype qui a entouré ce drama


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Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo 달의 연인-보보경심 – 려

Publié par Asiandramas

L’histoire

Remake du drama chinois Startling By Each Step / Bu Bu Jing Xin, lui-même adapté du roman du même nom écrit par Tong Hua.

L’héroïne est une jeune fille des temps modernes qui, suite à un accident, se réveille plusieurs siècles plus tôt, à l’époque Goryeo sous le règne du roi Taejong. A cette époque, elle s’appelle Hae Soo (IU) et sa cousine est mariée à Wang Wook, 8ème Prince de la famille royale (Kang Ha Neul). Après une période d’adaptation, Hae Soo crée rapidement des liens amicaux avec chacun des Princes et tombe amoureuse du 8ème Prince.

Mais le temps de la succession approche et Hae Soo ne se doute pas qu’elle va se retrouver en plein coeur d’une sanglante guerre au trône entre tous les Princes héritiers…


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La fiche

Période de diffusion 29 août 2016 – 1er novembre 2016
Episodes 20 (60 min)
Genre Romance, Historique

Casting
Lee Joon Ki dans le rôle de Wang So (4th Prince)
IU dans le rôle de Hae Soo
Kang Ha Neul dans le rôle de Wang Wook (8th Prince)


La note

5/10


L’avis

Après 20 épisodes assez riches en émotions, si je ne devais garder que deux mot pour résumer mon ressenti, ce serait définitivement : incohérence et frustration. Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo avait vraiment tous les atouts en main, et surtout un scénario déjà tout prêt ! Mais finalement, le plus gros souci du drama est son sérieux problème d’écriture. Ce n’est pourtant pas évident de se foirer dans l’écriture, alors même qu’il s’agit d’un remake d’un livre et drama à la base aussi bien écrit.

Globalement, j’ai eu, tout au long du drama, un sentiment d’inconsistance. J’avais constamment l’impression qu’ils ont choisi de reprendre l’histoire et l’écriture originelle, tout en essayant d’y intégrer le plus d’élements possibles pour rendre le drama… le plus « drama » possible : fan-service à gogo, bons sentiments, noble idiotie… Tant de choses qui n’existaient pas dans la version originelle, et qui, intégrées dans le drama, résultent en un flagrant manque de fluidité dans le scénario parce qu’on force des situations qui n’ont pas lieu d’être, ni de raison d’être.

Je crois que, côté inconsistance, la palme d’or revient au second lead Wang Wook (Kang Ha Neul) : juste WTF ? [SPOILER] D’un homme qui a le cœur sur la main au début, il devient du jour au lendemain méprisable par sa soif d’ambition, sans que le drama nous donne une justification suffisamment convaincante pour que ça soit cohérent. Et jusqu’au bout, le drama essaie pourtant de nous attendrir en nous montrant à quel point il souffre de sa situation (?) et à quel point son amour pour Soo est fort : WTF ! [FIN SPOILER] Aucune cohérence, aucune fluidité dans ce personnage complètement insipide, et de façon générale, ça se rapporte au drama entier.

Parlons quand même des points forts, parce qu’il y en a malgré tout. A commencer par la réalisation : une tuerie. La cinématographie est un régal pour les yeux : les costumes, les décors, les couleurs, les plans… J’ai rarement vu un drama aussi joli visuellement. Je suis également conquise par l’OST, les instrumentales sont absolument splendides.

Deuxièmement, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo fait partie des (rares) dramas dont la seconde partie est largement supérieure à la première. En comparaison aux 7 premiers épisodes du drama –qui étaient un enchaînement de scènes sans réel lien entre elles si ce n’est du fan-service- la suite devient beaucoup mieux. Il y a même des épisodes que j’ai trouvé vraiment bons -j’ai eu un vrai regain d’intérêt aux alentours des épisodes 8-9 (la cérémonie de la pluie) ou encore les épisodes sur la Concubine Oh– mais dans l’ensemble, mon semblant « d’addiction » (parce que c’était quand même une sorte d’addiction) était plus dû à la curiosité pure qu’à la passion. J’attendais les épisodes avec impatience chaque semaine, pourtant le drama n’a jamais cessé de me frustrer par son écriture bancale et son manque de fluidité.

Dernier vrai point fort du drama, c’est son héros Wang So qui, du début et jusqu’à la presque fin, ne m’a jamais déçue et a toujours été parfaitement en ligne avec lui-même. Je dis « presque fin » parce que [SPOILER] les derniers épisodes ont quand même réussi à le rendre un peu bizarrement lunatique… vu comme les précédents rois ont fini (d’ailleurs, on sent le manque d’inspiration flagrant dans la façon dont le scénario se débarrasse de tous ses rois), il faut croire que le trône rend définitivement fou [FIN SPOILER] mais dans l’ensemble, j’ai vraiment aimé ce personnage. Au milieu d’une multitude de personnages incohérents / sans intérêt / frustrants, Wang So se distingue à la fois par la profondeur de son personnage, mais aussi par l’excellent jeu d’acteur de Lee Joon Ki qui fait de l’ombre à tout le monde.

De façon générale, l’incompréhension m’a accompagnée tout au long du drama. Des scènes entières m’ont paru complètement incompréhensibles au vu du contexte, tandis que certains personnages n’ont jamais pris sens à mes yeux. Je n’ai jamais compris à quoi servait Woo Hee des Hubaekje (Seohyun) : ni son rôle, ni ses idées, ni la justification de sa présence dans le drama [SPOILER] alors ne parlons même pas de sa mort : je n’ai absolument rien pigé, quelqu’un peut m’expliquer ? ^^ [FIN SPOILER]. Je n’ai jamais compris le rôle ni le positionnement du 9ème Prince Wang Won (Yoon Sun Woo), tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Les personnages apparaissent, disparaissent, changent d’avis et de caractère du jour au lendemain sans que le scénario n’apporte aucun élément de justification. Pour dire, j’en suis carrément venue à affectionner la Princesse Yeon Hwa (Kang Han Na) -quasiment le seul personnage qui a le mérite d’être honnête avec elle-même et avec les autres tout au long du drama.

Bref, l’écriture du drama m’a laissée finalement plus perplexe qu’autre chose, parce que je n’aurais jamais cru me retrouver un jour face à un drama aussi bizarrement illogique.

Côté personnages, j’ai bien aimé l’héroïne Hae Soo. J’aime beaucoup la façon dont son évolution est menée : d’une naïve innocence à une horrible prise de conscience, lorsqu’elle commence à se rendre compte que l’Histoire est en train de s’écrire autour d’elle -à cause d’elle- et qu’elle est, d’une certaine manière, l’élément déclencheur d’une guerre pour le trône à laquelle elle ne peut qu’assister, impuissante. Le problème, c’est qu’elle ne devient pas le personnage le plus fun du lot -je ne compte plus le nombre de larmes qu’elle verse dans la seconde moitié- mais j’ai bien aimé Hae Soo jusqu’au bout, et puis IU fait preuve d’un jeu franchement excellent. Ce n’est pas évident de maintenir le niveau de Lee Joon Ki et elle relève le défi brillamment.

La romance est finalement le seul axe que j’ai suivi avec intérêt -à la base, j’étais plus partie pour suivre passionnément la guerre au trône, finalement, elle est tellement inconsistante que mon intérêt s’est reporté sur la romance. Malgré son manque de fluidité, j’ai trouvé cette romance intense -ou peut-être est-ce juste Lee Joon Ki qui a un regard intense- et elle avait quelque chose d’épique qui m’a investie à 100% du début jusqu’à la fin. Autant vous dire que de voir Lee Joon Ki le coeur brisé m’a un peu chamboulée aussi.

Je ne m’attarderai pas sur le reste -ça n’en vaut pas vraiment la peine. Dommage pour ce gâchis d’eye-candy : le casting est quand même sacrément bien fourni mais les personnages sont tellement inutiles / mal écrits / indigestes qu’on en oublie qu’ils sont beaux. Je m’amuse donc à vous présenter les membres de la famille royale (passez votre souris sur les photos pour des présentations plus poussées ^^) :

En conclusion, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo n’est, selon moi, pas un mauvais drama. Un mauvais drama est pour moi un drama qui ne capte pas mon attention, auquel je n’arrive pas à porter de l’intérêt ni à m’investir. Ce drama, au contraire, a capté toute mon attention et mon intérêt. Je me suis investie à fond mais il m’a frustrée, il m’a déçue, il m’a vendu du rêve et n’a pas vraiment su être à la hauteur. J’en sors donc avec un gros sentiment de frustration et d’incompréhension… mais à la fois un sentiment d’avoir vécu une histoire prenante et remplie d’émotions -pas forcément toutes positives.


En deux lignes

Les + Une réalisation splendide (visuelle et musicale), un Lee Joon Ki excellent

Les – Tout le reste… mais surtout une écriture complètement WTF


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