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Les Rattrapages 2018 – I’m Not A Robot / My Golden Life / What’s Wrong With Secretary Kim / The Great Seducer

Publié par Asiandramas

Comme promis, voici la suite des rattrapages 2018 ! Avec ça, j’ai à peu près fait le tour des visionnages des 8 derniers mois ^^


I’m Not A Robot

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7/10

I’m Not A Robot est un feel-good drama dans toute sa splendeur. Le genre de drama à regarder avec le cerveau déconnecté, en faisant abstraction de toute logique et tout bon sens parce que :

  • le plot est absurde,
  • les twists sont ridicules,
  • aucune situation n’est vraiment crédible,
  • et par-dessus le marché, le drama se prend quand même un poil au sérieux avec des complots d’entreprise à dormir debout.

Et pourtant, c’est un vrai plaisir à regarder. Malgré toute l’absurdité des situations, le drama a une légèreté et un humour, combiné à quelque chose d’extrêmement chaleureux, qui font qu’on oublie rapidement les incohérences et on s’attache aux personnages.

En même temps, le drama est porté par un couple principal formidable : Yoo Seung-Ho et Chae Soo-Bin ont réussi à créer une romance adorable et touchante. La romance m’a faite rire, sourire, stresser, pleurer, elle m’a donné envie d’avoir moi-aussi un parapluie transformable ^^ Yoo Seung-Ho est impressionnant : même dans un drama aussi limité d’un point de vue scénario, on ne peut que rester bouche bée devant son jeu d’acteur exceptionnel. Chapeau bas.

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Talkin’ about me ?

Finalement, ce qui partait comme un drama « juste pour le fun » est devenu un drama que j’attendais avec impatience chaque semaine. La romance est adorable, du début jusqu’à la fin. Malgré l’inconsistance du scénario, l’écriture des personnages n’en reste pas moins réussie et ils sont portés par des acteurs excellents. Quelques hauts et bas selon les épisodes (les magouilles d’entreprise m’ont particulièrement ennuyée) mais la romance a toujours réussi à me tenir en haleine, aussi bien que l’atmosphère chaleureuse qui se dégage de tous les personnages. Bref, un drama qui se regarde bien et qui s’oublie vite.


My Golden Life

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7/10

Ou le drama qui m’a rendue bipolaire. Du très bon, du bon, du mauvais, du très mauvais… J’ai passé tout le drama avec des pics d’amour succédant à des pics de colère.

Si les scènes des deux protagonistes m’ont vraiment plu (avec un énorme faible pour tout ce qui concerne l’héroïne Ji-An), tout le reste m’a pas mal ennuyée et ça atteignait des sommets d’énervement quand il s’agissait des parents, à savoir la mère de Ji-An (mais qu’on la mette en prison, c’est pas possible !) et les parents de Do-Kyung (étranglez les tous). Pour ce qui des personnages secondaires (les frères / soeurs, les romances annexes, etc.), j’alternais entre indifférence et ennui vis-à-vis de leurs histoires.

A part la dimension familiale horriblement frustrante, tout ce qui concerne nos deux héros m’a enchantée. J’étais mitigée sur le héros Do-Kyung sur les premiers épisodes. Park Shi-Hoo fait son grand retour sur la chaîne publique après un houleux scandale, et on sent qu’il n’est pas à l’aise, on sent qu’il est complètement figé et qu’il en fait des tonnes pour rendre son personnage sympathique et fluffy. Heureusement, il reprend progressivement ses aises et au fil des épisodes, il retrouve vraiment son assurance et son charisme d’antan. Ouf !

A vrai dire, je suis restée mitigée face aux premiers épisodes : à des secrets de naissance se succèdent des comportements qui défient toute éthique, des motivations qui se justifient mal (le tout sans que ça n’ait l’air de choquer personne), et le couple principal ne se connait pas encore suffisamment pour que leurs interactions soient intéressantes. Il m’a fallu environ 10 épisodes pour vraiment accrocher. Mais du coup, c’est parti dans l’autre extrême : par la suite, je me suis retrouvé prise par une espèce d’addiction pour ce drama que j’ai du mal à expliquer, au point de me jeter religieusement sur chaque nouvel épisode tous les lundi-mardi ^^ Soudainement, me voilà étrangement investie dans cette histoire, même si je me suis demandée parfois pourquoi. Tout au long des épisodes, certains twists de scénario et choix faits par les personnages m’ont scandalisée à un point inimaginable ; et pourtant l’attrait du couple principal m’a toujours tenue scotchée à ce drama.

Ce n’est pas tant l’aspect romantique en lui-même qui m’a charmée dans cette relation ; c’est la complicité qui se construit entre Ji-An et Do-Kyung que j’ai trouvée superbe. A la fois quand ils habitent sous le même toit, à la fois après, quand Do-Kyung fait son possible pour rester auprès de Ji-An, je trouve que ces deux personnages ont toujours une connexion très particulière qui les lie l’un à l’autre, sans forcément avoir besoin d’être trop démonstratifs -car finalement, on reste relativement peu démonstratif dans cette romance et dans ce drama en général.

My Golden Life est un drama que je suis contente d’avoir suivi. Avec un format familial de 52 épisodes, l’attachement que l’on ressent est forcément beaucoup plus fort que d’habitude. Alors malgré tout ce que je peux lui reprocher, malgré tous les pics d’énervement qu’il m’a faite vivre, il n’en reste pas moins un drama que j’ai suivi avec une indéniable passion au fil des semaines. Je suis ravie de retrouver Park Shi-Hoo qui n’a rien perdu de son charisme d’avant ❤ Et je suis contente que ce drama ait eu un tel succès en termes de ratings. En bref, si vous êtes férus de dramas familiaux, je ne peux que vous recommander d’y jeter un oeil. Mais en sachant dans quoi vous vous lancez !


What’s Wrong With Secretary Kim ?

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6,5/10

De manière assez surprenante, mon bilan global n’est pas aussi positif que je ne l’aurais imaginé. En tout cas, quand j’ai lancé le drama, il partait pour être un vrai coup de coeur. La première moitié m’a rendue complètement addict : le genre d’addiction complètement insensée et incontrôlable, qui est à la fois une torture et un délice ^^

Ce qui fait défaut au drama – de mon point de vue – c’est l’absence de scénario en dehors de la romance. Alors oui, la romance est géniale. Elle contourne les clichés habituels, elle surprend par son originalité, sa façon hyper drôle et directe de se construire. On reproche trop souvent aux comédies romantiques de multiplier les intrigues, les obstacles, les rivaux, avec pour unique objectif de combler le scénario. Ici, vous ne trouverez rien de tout cela : vous voulez une romance ? On vous donne une romance, 100% de romance pendant 16 épisodes. Effectivement, on ne se perd pas au milieu de fioritures et prises de têtes inutiles et c’est hyper rafraîchissant. En revanche, l’absence de matière fait que la seconde moitié m’a parue un peu longue – à vrai dire j’ai même eu un peu de mal à aller jusqu’au bout.

Disons que j’ai trouvé peu intéressant certains axes répétitifs – je pense notamment au kidnapping d’enfance que l’on se traîne tout au long du drama, ou encore au second rôle masculin qui n’apporte pas grand chose. Heureusement, quelques axes secondaires apportent un peu de fraîcheur : j’ai suivi avec grand plaisir les petites histoires hilarantes des collègues de travail : Miss Bong était trop drôle (my hero !), tandis que la nouvelle secrétaire Kim était adorable avec son voisin d’immeuble.

Et la romance en elle-même, bien que géniale – et tellement addictive au début – devient un poil répétitive au fil des épisodes. Je suis un peu déçue par Park Min-Young : j’ai eu l’impression que ses expressions ici se limitaient à alterner un grand sourire avec une expression choquée. En même temps, elle a toujours été génialissime dans ses précédents rôles (Seven Day Queen, Healer) alors forcément, j’en attendais probablement trop. Park Seo-Joon, de son côté, était très bien. Sans jouer le rôle de sa vie, il est ici attachant, maladroit, et complètement hilarant dans son narcissisme, c’est un régal.

En bref, j’ai quand même passé un très bon moment devant le drama. La romance est jolie, le couple principal a une alchimie dingue – heureusement, car c’est l’unique élément qui permet au drama de tenir debout. A regarder si vous cherchez une jolie rom-com estivale sans prise de tête, même si la seconde partie n’a pas le piquant de la première.


The Great Seducer / Tempted

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Episode 7/32 [Abandonné]

J’ai lancé ce drama car j’étais curieuse de voir une version drama des Liaisons dangereuses. J’ai trouvé le début assez intéressant : malgré une exécution désordonnée, il y avait du potentiel dans le trio de départ : riches, désabusés, abandonnés, ces trois jeunes m’ont de suite plu. Je suis notamment tombée sous le charme du second rôle féminin – d’une beauté et d’une prestance remarquable. Et puis, l’héroïne est arrivée. Et là, c’est le drame. J’ai fait des efforts mais au bout du 7ème épisode (de 30 minutes), j’abandonne. L’assiette cassée a eu raison de ma patience.

Je suis désespérée par l’héroïne : Joy est tellement fade, je ne comprends pas comment le drama peut rester crédible avec une héroïne pareille. Je suis également désespérée par le script qui veut que le héros tombe immédiatement sous son charme (quel charme ?) alors que le « jeu » est censé être le fil rouge de l’histoire. Désespérée par l’exécution d’ensemble qui est aux antipodes de la subtilité (il y a une manière un peu grossière de sortir les violons au moindre élément dramatique).

Mon seul regret, c’est le second rôle féminin : je suis fascinée par Moon Ga-Young. Elle est d’une élégance et d’un charisme fou, elle vole la vedette à tous les autres personnages – bon d’accord, ce n’est pas trop difficile vu la concurrence, mais elle a vraiment une classe dingue. Ouf, au moins, l’antagoniste est réussie.

En conclusion, j’attends le jour où Les liaisons dangereuses aura une version drama digne de ce nom !


Et vous, quels sont vos derniers visionnages ?
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Les Rattrapages 2018 – Just Between Lovers / Jugglers / Something In The Rain / Life On Mars / Wok Of Love

Publié par Asiandramas

Bonjour à tous ! Après une longue période creuse, je suis de retour en coup de vent ^^ Et je suis ravie de partager avec vous quelques visionnages de ces derniers mois.


Just Between Lovers

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9/10

Premier coup de coeur de l’année 2018. Just Between Lovers est d’une sobriété et d’une sensibilité rares, qui en font un drama assez différent de ce qu’on a l’habitude de voir. J’avais quelques réticences à lancer le drama au vu de son aspect tragico-dramatique, mais bien plus qu’un mélodrame, c’est vraiment une histoire humaine, pleine de sensibilité et de justesse que l’on découvre à travers deux personnages que la vie n’a pas épargnés. Et beaucoup plus qu’une ode aux larmes, je l’ai vécu comme un beau message d’espoir et de lumière dans un monde écorché et rempli d’injustices.

L’héroïne, Moon-Soo, est solaire. D’une simplicité et d’une modestie touchante, elle est une battante qui illumine le drama par son sourire et sa force de volonté. Une très belle découverte que Won Jin-Ah, que j’espère suivre de près. Lee Jun-Ho est également impressionnant dans le rôle de Gang-Doo. Je suis bluffée par la capacité des deux acteurs à laisser transparaître juste ce qu’il faut d’émotion, sans jamais en faire trop. Beaucoup d’émotions se passent de mots, et les acteurs font un travail formidable. La romance était splendide : une histoire d’amour douce-amère pleine de tendresse et de mélancolie qui m’a rendue ultra addict. L’écriture est très juste du début jusqu’à la fin – un petit bémol cependant sur le twist final, que j’aurais aimé être moins « facile ». Je félicite également la réalisation, à l’image du drama : sobre et élégante, toujours soignée avec des belles images et une bande-son superbe.

Just Between Lovers est donc mon premier coup de coeur de l’année et me laisse une impression de plus en plus forte au fil des mois après son visionnage. Pas forcément le drama le plus facile à regarder -si vous cherchez une rom-com estivale, passez votre chemin- mais c’est une aventure intense et humaine à vivre.


Jugglers

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7,5/10

Dans sa globalité, Jugglers est un office drama assez classique, conforme à ce que l’on en attend : une jolie romance, de la comédie, des personnages secondaires sympathiques, quelques obstacles d’ordre professionnels, quelques bâtons dans les roues de la romance, bref, rien que du classique. Un drama léger et romantique qui se regarde bien.

Mais je tiens à souligner cette belle surprise qui m’a particulièrement marquée : Jugglers se démarque beaucoup par sa romance. Conformément aux attentes vis-à-vis d’un tel drama, je voulais une jolie romance classique. Finalement j’ai eu une jolie romance pas si classique que ça, et même carrément géniale. Ce que j’ai trouvé fantastique, c’est la solidité du couple principal : face aux vents et marées, leur confiance mutuelle est inébranlable, le tout avec un réalisme et naturel déconcertant. J’appréhendais beaucoup les divers obstacles qu’allaient rencontrer le couple principal, et finalement j’ai été agréablement surprise par la fluidité de l’écriture, qui balaye d’un revers de main toute frustration ou malentendu qui auraient pu faire basculer le drama dans les pièges des rom-com classiques.

Alors merci Jugglers pour avoir su créer un couple principal aussi adorable (après tant d’années, je me rends compte que je suis toujours aussi fan de Daniel Choi). Les 16 épisodes se sont enfilés comme des petits pains et je garde un très bon souvenir du drama.


Something In The Rain / Pretty Noona Who Buys Me Food

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7/10

Addict. Ce drama m’a rendue complètement addict sur sa première moitié. J’en venais à actualiser les sites compulsivement pour me jeter dès la première heure sur chaque nouvel épisode ^^ C’est que la façon dont cette romance se construit est juste géniale. Je ne peux que faire honneur aux deux acteurs qui portent le drama : Son Ye-Jin et Jung Hae-In sont géniaux. Ils ont créé une romance à faire battre les coeurs, et je me remets à peine de leur alchimie incroyable. L’écriture de la romance, beaucoup plus mature et réaliste, est aussi un régal.

Dommage que la deuxième partie du drama se plante sur l’écriture. On va de frustration en frustration : on partait d’un couple hyper honnête et direct au début, puis on finit sur un couple qui ne communique plus, qui va d’incompréhension en incompréhension, le tout cumulé à des obstacles externes qui donnent envie de s’arracher les cheveux. Frustrant, à la fois pour les personnages, à la fois pour les spectateurs. Je suis également un peu déçue par l’aspect professionnel : [SPOILER] le sujet du harcèlement sexuel au travail était tellement intéressant, comment la conclusion peut-elle être aussi frustrante et peu aboutie ? (ceci dit, c’est malheureusement une forme de réalisme dans l’écriture, le non-aboutissement de cette lutte) [FIN SPOILER]

Mon bilan est donc un entre-deux : j’ai aimé passionnément, puis la passion est retombée. Something In The Rain n’en reste pas moins un drama qui m’a tenu accrochée à mon écran tout au long de ses 16 épisodes. Une maturité rare, une justesse et un réalisme frappant, qui en font un drama pas forcément excellent, mais en tout cas un must-see.


Life On Mars

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8,5/10

Je le termine à peine et c’est dingue à quel point je suis triste de quitter cet univers. Tout en étant un thriller / policier solide et passionnant, Life On Mars a su créer un univers dont le spectateur s’imprègne. De quitter cette bande de joyeux lurons et cette ambiance rétro 80’s m’a fait un vrai pincement au coeur.

Là où Life On Mars se distingue des autres dramas du même genre, c’est qu’il a beau être avant tout un drama policier drivé par ses enquêtes, il y a un véritable aspect chaleureux, convivial et humoristique qui conquiert autant le héros que les spectateurs. On passe tout le drama à se poser mille questions mais finalement, on se rend compte que ça n’a pas tant d’importance par rapport à l’émotion que l’on ressent face à ces personnages. Et si la fin peut être un peu frustrante -parce qu’elle nous laisse un éventail d’hypothèses à élucider soi-même- finalement, peu importe : c’est la meilleure conclusion que l’on aurait pu espérer.

Un vrai chapeau bas pour le casting : Jung Kyung-Ho prouve une fois de plus à quel point il est un acteur d’exception. Combiné à Park Sung-Woong et Go Ah-Sung… Que demander de plus ? Une aventure passionnante, et pas une seule fausse note de A à Z.


Wok Of Love / Greasy Melo

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9/10

Second coup de coeur de l’année. J’ai immédiatement reconnu la patte des scénaristes de Miss Korea. J’ai de suite reconnu cette capacité incroyable à créer des personnages forts, à les mettre sur le devant de la scène les uns après les autres tout en créant un noyau d’interactions qui fonctionne du tonnerre. J’admire cette façon de combiner un réalisme frappant dans un univers un brin léger et décalé, j’adore cette écriture et je suis sous le charme de ce drama.

Pourtant, on pourrait facilement être stoppé par les premiers épisodes : une multitude de personnages inconnus qui se succèdent, une façon étrangement perchée d’introduire l’histoire. L’entrée en matière est déstabilisante, et si elle peut être vue comme intrigante – comme cela a été dans mon cas – elle peut aussi décourager à lancer la suite. Mais la suite en vaut la chandelle.

Il est presque difficile de décrire ce qui fait de Greasy Melo un drama aussi particulier : des personnages géniaux ? Une écriture solide et mature ? Des interactions honnêtes ? Ce sont là des choses que l’on retrouve dans bon nombre de dramas, et pourtant Greasy Melo a quelque chose de très différent. Peut-être la force des personnages : l’héroïne Sae-Woo (wouah, quelle femme), le gangster Chil-Seong (wouah, Jang Hyuk)… En plus d’être bien écrits, il émane une vraie force de leurs personnalités, qui trouve leur source autant dans l’écriture que dans les acteurs. En contrepartie, le héros Seo Poong paraît plus fade que les autres, car il incarne un héros assez classique finalement (même si j’adore Lee Jun-Ho et j’ai adoré Seo Poong).

En bref, je suis conquise. Ce n’est pas tant la romance, ni la cuisine, ni la quête de revanche qui m’ont tenue scotchée devant les 38 épisodes (de 30 minutes). L’histoire était super, la romance était géniale, l’intrigue était bien ficelée, mais tout ceci est un socle solide permettant de savourer l’essentiel : tous ces personnages et leurs interactions, cette ambiance, cet humour, cette complicité incroyable qui se tisse entre tout le monde – les gangsters, le staff, la famille.

Je recommande ce drama les yeux fermés. Et gare aux envies folles de :

  • manger des jajangmyeon à l’infini (c’est une véritable torture ^^),
  • devenir un gangster pour avoir la classe :

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C’est tout pour aujourd’hui ! J’essaie de vous pondre prochainement une deuxième partie des rattrapages, avec au programme : I’m Not A Robot, My Golden Life, What’s Wrong With Secretary Kim.

Actuellement en cours de visionnage : Mr. Sunshine et Thirty But Seventeen.

Et vous, quels sont vos derniers visionnages ?
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Ode To Joy 欢乐颂

Publié par Asiandramas

L’histoire

La résidence Ode To Joy, idéalement située au coeur de la métropole de Shanghai, accueille en son 22ème étage une colocation de 3 femmes :

  • Sheng Mei (Jiang Xin), belle et indépendante, pleine d’assurance et de bons conseils,
  • Ying Ying (Yang Zi), enthousiaste et énergétique, naïve et rêveuse,
  • Ju Er (Qiao Xin), discrète, sérieuse et travailleuse.

Lorsque les deux appartements voisins se retrouvent soudainement occupés, elles font la connaissance de leurs 2 nouvelles voisines : d’un côté, An Di (Liu Tao), brillante femme d’affaires fraîchement débarquée des USA, au caractère froid et distant. De l’autre, Xiao Xiao (Wang Zi Wen), une jeune et riche héritière dont la principale occupation est de faire la fête.

Ces 5 femmes du 22ème étage que tout oppose vont pourtant apprendre à se connaître et se retrouver à affronter le quotidien ensemble.


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La fiche

Période de diffusion 18 avril – 9 mai 2016
Episodes 42 (40 min)
Genre Moderne, Romance
Saison 2 Ode To Joy 2 (2017)

Casting
Liu Tao as An Di
Jiang Xin as Fan Sheng Mei
Wang Zi Wen as Qu Xiao Xiao
Yang Zi as Qiu Ying Ying
Qiao Xin as Guan Ju Er


La note

7,5/10


L’avis

Ode To Joy, sur la lignée des dramas chinois modernes, se démarque par un aspect ultra réaliste et terre-à-terre qu’on trouve si peu dans les dramas coréens -forcément tous un minimum romancés (en même temps c’est le but). Et c’est ça qui fait sa force, parce qu’un drama qui sonne aussi juste fait un bien fou, une fois de temps en temps. Il ne révolutionne pas Dramaland parce que malgré tout, il y a mieux. Mais c’est une histoire qui mérite d’être vécue parce qu’elle est plus proche de nous que n’importe quel autre drama.

Pourquoi le drama sonne-t-il si juste ? Parce qu’il nous présente la vie, ses hauts, ses bas, de la manière la plus simple et banale qu’il soit. On pourrait être les personnages de ce drama. On pourrait en être les héroïnes. Le scénario n’a rien d’extraordinaire : on peut même dire qu’il n’y a pas de réel scénario. Comment écrire un scénario sur la vie quotidienne ? Il suffit de la vivre. La vivre à travers 5 femmes aux profils variés, dans lesquels chaque spectateur peut se retrouver un peu, ou beaucoup : jolie ou moins jolie, riche ou moins riche, grande gueule ou discrète, indépendante ou moins indépendante. Les aléas de l’amitié, du travail, des histoires de famille, des histoire d’amour, des histoires d’argent… On n’échappe à aucun sujet de la vie quotidienne et on vit l’évolution de ces femmes au fil de leurs combats respectifs.

On a l’impression de vivre un morceau de vie à leurs côtés, puis on laisse la vie suivre son cours. Le drama a beau finir par s’achever, on ne le vit pas comme une fin mais comme un quotidien qui va continuer sans nous. Et encore une fois, le drama frappe par sa justesse : non, pas toutes les héroïnes ne vivent une belle histoire d’amour. Pas toutes ne trouvent leur prince charmant, pas toutes n’ont la chance ne serait-ce que de croiser sa route. Pas tous les problèmes n’ont une solution et la fin du drama ne rime pas avec happy ending : comment le quotidien peut-il être un happy ending ? Les problèmes ne cessent jamais dans la vie, peu importe leur nature, mais l’important est de continuer à avancer malgré les difficultés. On sort du drama avec le sourire, et avec l’impression d’avoir grandi un peu avec les personnages.

Le force de ce drama, c’est aussi son message. Tout en restant du pur divertissement, le drama n’en est pas moins une peinture frappante de la société chinoise actuelle, de la pression financière, maritale, familiale que les jeunes portent sur leurs épaules dans le système actuel.

Le revers de ce type de drama, c’est qu’en l’absence d’aventures extraordinaires, le drama s’essouffle. C’est beau le quotidien, mais ce n’est pas toujours passionnant et selon les jours, ça manque de piquant. J’ai notamment senti un coup de mou vers le milieu du drama, mais passé ce cap, la suite a regagné mon intérêt et ce jusqu’à la fin. Selon les axes et les personnages, mon intérêt a vécu des hauts et des bas, certains personnages étant forcément plus attrayants que d’autres.

Je ne m’attarderai pas sur chacune des héroïnes. J’aurais trop de choses à dire sur chacune d’elles, et ça ne servirait pas à grand chose. Ce que j’ai trouvé fort, c’est que le drama ait été capable de créer une relation forte, crédible et touchante entre ces 5 voisines d’étage, qui n’avaient pourtant rien en commun :

  • An Di, brillante femme d’affaires au caractère froid, qui se ferme à toute relation sociale du fait de traumatismes passés ;
  • Sheng Mei, femme belle, indépendante mais matérialiste cherchant à se marier à un parti riche ;
  • Ying Ying, rêveuse, maladroite, mais pleine de dynamisme et de bonne volonté ;
  • Ju Er, discrète et travailleuse, déterminée dans ses objectifs ;
  • Xiao Xiao, riche héritière qui souhaite faire ses preuves auprès de son père.

J’aime bien la diversité de leurs profils. Ils semblent clichés à première vue mais les clichés sont rapidement balayés au fur et à mesure que l’on apprend à connaître ces femmes, ensemble et séparément, à vivre leurs hauts et bas à leurs côtés. J’aime beaucoup les différentes complicités croisées qui se créent entre elles : des paires (ou trios) des plus improbables se forment, le tout de manière complètement naturelle.

J’avoue avoir eu un petit faible pour Xiao Xiao, à la fois pour son caractère complètement rentre-dedans (et pas forcément de manière positive ^^), à la fois pour sa romance (le docteur Zhao est wahou) qui se développe de manière tellement moderne et réaliste ! Appelez-moi le jour où l’on verra ça dans un K-drama ! ^^

En bref, pour moi Ode To Joy est un vrai must-see, pour la simple et bonne raison que les dramas aussi justes et réalistes sont trop rares. « Modernité » est son maître-mot : un drama sur la vie des jeunes actifs d’aujourd’hui, qu’il s’agisse d’amour, d’amitié, de travail, de famille ou d’argent. Le drama n’est pas parfait -quelques coups de mou selon les personnages et les axes- néanmoins le drama fut un vrai plaisir à regarder et les 42 épisodes s’enfilent très vite. Je recommande !

Pour information -suite à l’énorme succès qu’a connu le drama en Chine, une saison 2 a suivi (diffusée en mai 2017) reprenant les mêmes acteurs et personnages. Pour ma part, je m’arrête à la saison 1 qui me laisse sur une excellente impression (mais je suis preneuse de tout avis sur la saison 2 ^^).


En deux lignes

Les + Le réalisme frappant et la modernité du drama

Les – Des hauts et des bas selon les axes et les personnages


Votre avis ?

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Goblin 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Publié par Asiandramas

L’histoire

Kim Shin (Gong Yoo) est un goblin. Puni par les dieux pour avoir versé trop de sang et pris trop de vies humaines, alors qu’il était un commandant de guerre à l’époque Goryeo, il erre, immortel et 900 ans durant, à la recherche de sa future épouse : l’humaine qui pourra le libérer de son immortalité pour qu’il puisse enfin retourner à la poussière.

Le chemin de Kim Shin croise celui d’un Faucheur (Lee Dong Wook), dont le métier est d’emmener les morts vers l’au-delà. Il fait aussi la rencontre de Ji Eun Tak (Kim Go Eun), une lycéenne qui voit les morts et qui semble être née pour devenir l’épouse de Kim Shin…


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La fiche

Noms alternatifs Goblin : The Lonely and Great God / The Lonely, Shining Goblin
Période de diffusion 2 décembre – 21 janvier 2017
Episodes 16 (70 min)
Genre Romance, Fantastique

Casting
Gong Yoo as Goblin / Kim Shin
Lee Dong Wook as Grim Reaper
Kim Go Eun as Ji Eun Tak
Yoo In Na as Sunny


La note

7/10


L’avis

Goblin me laisse avec à la fois un sentiment d’émerveillement et de frustration :

  • de l’émerveillement parce qu’il est difficile de passer à côté : du scénario aux jeux d’acteurs, de la réalisation splendide à la beauté de l’écriture… Goblin n’a pas besoin de justifier pourquoi il a déchaîné les audiences sur tvN ;
  • mais aussi de la frustration, parce que malgré les indéniables qualités du drama, Goblin m’a laissée sur un fort sentiment d’incompréhension -l’écriture des 2-3 derniers épisodes me laisse confuse- et surtout d’aboutissement à mi-chemin.

Je suis notamment restée un peu insensible à la romance -et vu la quantité de temps qu’on passe dessus, c’est dommage. Sur le papier, elle est irréprochable mais dans les faits, elle a beau traverser le temps et l’espace, il lui manquait quelque chose. Une alchimie plus forte entre les deux acteurs ? Une étincelle qui lui aurait donné un poil plus de passion ? Je ne saurais pas mettre le doigt sur ce qu’il manque, mais j’ai eu du mal à m’investir dans cette romance.

Finalement, ce sont Goblin et Grim Reaper qui portent le drama sur leurs épaules, à la fois séparément, à la fois ensemble et surpassent de très loin toutes les autres relations existantes. Relations qui, selon les axes, m’ont paru étrangement fades -la relation entre Kim Shin et Sunny, censée être émotionnellement intense mais quasi-oubliée de l’écriture, la relation entre Grim Reaper et Sunny qui, malgré tout le potentiel, reste tellement plus forte dans le passé que dans le présent.

Je suis à la fois surprise et frustrée par l’écriture. Elle est capable de faire passer tant d’émotion, mais pas dans les moments où je m’y attendais : j’ai été infiniment plus émue par les instants et personnages « passagers » que par les protagonistes pourtant permanents. Ces scènes passagères de personnages que l’on croise le temps de quelques minutes, souvent aux portes de la mort (le vieil homme et son chien ; l’enfant devenu vieil homme remerciant Kim Shin, le second de Kim Shin cherchant un travail) m’ont faite pleurer d’émotion à chaudes larmes. Je ne sais pas si le drama aurait dû mettre plus l’accent sur ces histoires éphémères, en tout cas ce sont en elles que j’ai trouvé mon lot d’émotion, bien plus que les protagonistes finalement.

Autre point qui me laisse complètement indécise : la fin, ou plus généralement la partie finale du drama qui me laisse confuse. Certains tournants dans les 2-3 derniers épisodes restent pour moi complètement obscurs [SPOILERS] -pourquoi ce recouvrement de mémoire aussi soudain qu’inexpliqué ?- tandis que la fin est d’une tristesse sans nom : l’aboutissement le plus triste qui soit, maquillé derrière un semblant de happy ending. Comment parler de happy ending, quand on sait que Kim Shin va attendre pendant des siècles chaque renaissance de Eun Tak, jusqu’à la quatrième puis il se retrouvera seul pour de bon pour l’éternité ? Un dénouement si beau, mais tellement, tellement triste dans sa signification. [FIN SPOILERS]

Mais maintenant qu’on a fait le tour des frustrations, place aux points forts… et c’est que le drama n’en manque pas.

Goblin et Grim Reaper portent vraiment le drama sur leurs épaules. Une drôle de bromance déjà mythique, caractérisée par des barres de rire, de l’émotion à gogo et des apparitions qui donnent des frissons (fin de l’épisode 2 : wahou / auto-parodie dans l’épisode 10 : des barres de rire !). Il est difficile de décrire à quel point ces personnages sont formidables, ensemble et séparément.

Je tire notamment mon chapeau (dry cleaned !) à Lee Dong Wook. Je ne l’avais jamais trouvé très bon acteur lorsqu’il s’agit d’être émotionnel mais Grim Reaper était juste parfait : à la fois hilarant -je ne compte plus le nombre de fous rires-, à la fois poignant, à la fois d’une classe à couper le souffle.

J’ai moyennement adhéré à son axe romantique avec Sunny : les interactions du début étaient drôles mais deviennent étrangement fades et répétitives au fur et à mesure que la lumière est faite sur leur passé. A l’inverse, j’aurais vraiment aimé en voir plus sur eux à l’époque Goryeo -ils avaient un vrai potentiel à me faire rêver, dommage qu’on en voit si peu.

Encore une fois, je suis séduite par Kim Go Eun, elle dégage un charme fou. Ji Eun Tak respire la vie -alors même que tout autour d’elle est lié à la mort- et c’est contagieux. Spontanée, comme pourrait l’être toute lycéenne de son âge, mais loin d’être bête, j’adore la façon dont elle pousse Kim Shin dans ses retranchements et chamboule tout dans la vie rangée au millimètre près du Goblin immortel ^^

Kim Shin, alias Goblin, était fantastique. Je redécouvre complètement Gong YooCoffee Prince et One Fine Day ne m’en ont pas laissé un souvenir particulièrement mémorable (et surtout, c’était il y a dix ans)- et…wahou. Un vrai moulin à émotions que ce Goblin : touchant, drôle, stable et lunatique à la fois, si mature et si enfantin à la fois. Avec son regard tellement expressif, il me faisait passer du rire aux larmes en quelques secondes : ses interactions avec l’héroïne sont émouvantes, ses interactions avec Grim Reaper sont tantôt hilarantes, tantôt intenses, ses interactions avec les personnages éphémères m’ont faite pleurer comme une madeleine.

Comme je l’ai déjà dit, je reste globalement un peu mitigée sur la romance : j’ai adoré les personnages individuellement, mais leur couple manquait de quelque chose.

Je suis partagée sur le personnage de Sunny. En tant que personnage propre, elle était vraiment super –Yoo In Na est géniale et apporte une vraie dynamique au drama- mais j’ai trouvé fade la manière dont ses axes sont exploités. Qu’il s’agisse de sa relation avec Goblin ou avec Grim Reaper, j’avais l’impression que ces relations n’ont jamais réussir à sortir de l’ombre du passé et s’imposer en tant que tel dans le présent. Finalement, je retiens plutôt sa relation avec l’héroïne, une amitié improbable à première vue mais tellement sympathique ^^

La réalisation est splendide : images, bande-son, Goblin est un bijou de cinématographie. Les scènes historiques, avec leurs bandes noires, donnent l’impression de regarder un film, tandis que l’OST est une tuerie (en boucle depuis que j’ai terminé le drama !).

Côté rythme, le drama démarre sur les chapeaux de roues (les premiers épisodes sont absolument…wouahou) et maintient un très bon rythme tout le long, malgré quelques coups de mou vers les épisodes 6-8, à un moment où la romance stagne plus que nécessaire.

En conclusion, je n’ai peut-être pas assez insisté dessus mais Goblin est un vrai bijou. Un scénario d’une grande finesse où l’émotion prend le spectateur à chaque seconde (mais aussi de l’humour irrésistible !). Le casting est génial –Gong Yoo, Lee Dong Wook font une paire phénoménale- et Goblin fait partie de ces dramas exceptionnels que j’aurai beaucoup de mal à oublier, malgré tout ce que je peux lui reprocher. Je ne peux pas m’empêcher d’être frustrée par quelques points, qui auraient pu être mieux ou en tout cas traités différemment ; néanmoins ce n’est pas de la frustration que Goblin laisse derrière lui mais un splendide sentiment de mélancolie -et une OST qui tourne en boucle dans ma playlist. Sans conteste un must-see de ces dernières années.


En deux lignes

Les + La magie du scénario, des acteurs, de l’humour, de la réalisation, de la bande-son

Les – Inégal – à la fois extraordinaire, à la fois frustrant selon les axes du scénario


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Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo 달의 연인-보보경심 – 려

Publié par Asiandramas

L’histoire

Remake du drama chinois Startling By Each Step / Bu Bu Jing Xin, lui-même adapté du roman du même nom écrit par Tong Hua.

L’héroïne est une jeune fille des temps modernes qui, suite à un accident, se réveille plusieurs siècles plus tôt, à l’époque Goryeo sous le règne du roi Taejong. A cette époque, elle s’appelle Hae Soo (IU) et sa cousine est mariée à Wang Wook, 8ème Prince de la famille royale (Kang Ha Neul). Après une période d’adaptation, Hae Soo crée rapidement des liens amicaux avec chacun des Princes et tombe amoureuse du 8ème Prince.

Mais le temps de la succession approche et Hae Soo ne se doute pas qu’elle va se retrouver en plein coeur d’une sanglante guerre au trône entre tous les Princes héritiers…


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La fiche

Période de diffusion 29 août 2016 – 1er novembre 2016
Episodes 20 (60 min)
Genre Romance, Historique

Casting
Lee Joon Ki dans le rôle de Wang So (4th Prince)
IU dans le rôle de Hae Soo
Kang Ha Neul dans le rôle de Wang Wook (8th Prince)


La note

5/10


L’avis

Après 20 épisodes assez riches en émotions, si je ne devais garder que deux mot pour résumer mon ressenti, ce serait définitivement : incohérence et frustration. Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo avait vraiment tous les atouts en main, et surtout un scénario déjà tout prêt ! Mais finalement, le plus gros souci du drama est son sérieux problème d’écriture. Ce n’est pourtant pas évident de se foirer dans l’écriture, alors même qu’il s’agit d’un remake d’un livre et drama à la base aussi bien écrit.

Globalement, j’ai eu, tout au long du drama, un sentiment d’inconsistance. J’avais constamment l’impression qu’ils ont choisi de reprendre l’histoire et l’écriture originelle, tout en essayant d’y intégrer le plus d’élements possibles pour rendre le drama… le plus « drama » possible : fan-service à gogo, bons sentiments, noble idiotie… Tant de choses qui n’existaient pas dans la version originelle, et qui, intégrées dans le drama, résultent en un flagrant manque de fluidité dans le scénario parce qu’on force des situations qui n’ont pas lieu d’être, ni de raison d’être.

Je crois que, côté inconsistance, la palme d’or revient au second lead Wang Wook (Kang Ha Neul) : juste WTF ? [SPOILER] D’un homme qui a le cœur sur la main au début, il devient du jour au lendemain méprisable par sa soif d’ambition, sans que le drama nous donne une justification suffisamment convaincante pour que ça soit cohérent. Et jusqu’au bout, le drama essaie pourtant de nous attendrir en nous montrant à quel point il souffre de sa situation (?) et à quel point son amour pour Soo est fort : WTF ! [FIN SPOILER] Aucune cohérence, aucune fluidité dans ce personnage complètement insipide, et de façon générale, ça se rapporte au drama entier.

Parlons quand même des points forts, parce qu’il y en a malgré tout. A commencer par la réalisation : une tuerie. La cinématographie est un régal pour les yeux : les costumes, les décors, les couleurs, les plans… J’ai rarement vu un drama aussi joli visuellement. Je suis également conquise par l’OST, les instrumentales sont absolument splendides.

Deuxièmement, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo fait partie des (rares) dramas dont la seconde partie est largement supérieure à la première. En comparaison aux 7 premiers épisodes du drama –qui étaient un enchaînement de scènes sans réel lien entre elles si ce n’est du fan-service- la suite devient beaucoup mieux. Il y a même des épisodes que j’ai trouvé vraiment bons -j’ai eu un vrai regain d’intérêt aux alentours des épisodes 8-9 (la cérémonie de la pluie) ou encore les épisodes sur la Concubine Oh– mais dans l’ensemble, mon semblant « d’addiction » (parce que c’était quand même une sorte d’addiction) était plus dû à la curiosité pure qu’à la passion. J’attendais les épisodes avec impatience chaque semaine, pourtant le drama n’a jamais cessé de me frustrer par son écriture bancale et son manque de fluidité.

Dernier vrai point fort du drama, c’est son héros Wang So qui, du début et jusqu’à la presque fin, ne m’a jamais déçue et a toujours été parfaitement en ligne avec lui-même. Je dis « presque fin » parce que [SPOILER] les derniers épisodes ont quand même réussi à le rendre un peu bizarrement lunatique… vu comme les précédents rois ont fini (d’ailleurs, on sent le manque d’inspiration flagrant dans la façon dont le scénario se débarrasse de tous ses rois), il faut croire que le trône rend définitivement fou [FIN SPOILER] mais dans l’ensemble, j’ai vraiment aimé ce personnage. Au milieu d’une multitude de personnages incohérents / sans intérêt / frustrants, Wang So se distingue à la fois par la profondeur de son personnage, mais aussi par l’excellent jeu d’acteur de Lee Joon Ki qui fait de l’ombre à tout le monde.

De façon générale, l’incompréhension m’a accompagnée tout au long du drama. Des scènes entières m’ont paru complètement incompréhensibles au vu du contexte, tandis que certains personnages n’ont jamais pris sens à mes yeux. Je n’ai jamais compris à quoi servait Woo Hee des Hubaekje (Seohyun) : ni son rôle, ni ses idées, ni la justification de sa présence dans le drama [SPOILER] alors ne parlons même pas de sa mort : je n’ai absolument rien pigé, quelqu’un peut m’expliquer ? ^^ [FIN SPOILER]. Je n’ai jamais compris le rôle ni le positionnement du 9ème Prince Wang Won (Yoon Sun Woo), tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Les personnages apparaissent, disparaissent, changent d’avis et de caractère du jour au lendemain sans que le scénario n’apporte aucun élément de justification. Pour dire, j’en suis carrément venue à affectionner la Princesse Yeon Hwa (Kang Han Na) -quasiment le seul personnage qui a le mérite d’être honnête avec elle-même et avec les autres tout au long du drama.

Bref, l’écriture du drama m’a laissée finalement plus perplexe qu’autre chose, parce que je n’aurais jamais cru me retrouver un jour face à un drama aussi bizarrement illogique.

Côté personnages, j’ai bien aimé l’héroïne Hae Soo. J’aime beaucoup la façon dont son évolution est menée : d’une naïve innocence à une horrible prise de conscience, lorsqu’elle commence à se rendre compte que l’Histoire est en train de s’écrire autour d’elle -à cause d’elle- et qu’elle est, d’une certaine manière, l’élément déclencheur d’une guerre pour le trône à laquelle elle ne peut qu’assister, impuissante. Le problème, c’est qu’elle ne devient pas le personnage le plus fun du lot -je ne compte plus le nombre de larmes qu’elle verse dans la seconde moitié- mais j’ai bien aimé Hae Soo jusqu’au bout, et puis IU fait preuve d’un jeu franchement excellent. Ce n’est pas évident de maintenir le niveau de Lee Joon Ki et elle relève le défi brillamment.

La romance est finalement le seul axe que j’ai suivi avec intérêt -à la base, j’étais plus partie pour suivre passionnément la guerre au trône, finalement, elle est tellement inconsistante que mon intérêt s’est reporté sur la romance. Malgré son manque de fluidité, j’ai trouvé cette romance intense -ou peut-être est-ce juste Lee Joon Ki qui a un regard intense- et elle avait quelque chose d’épique qui m’a investie à 100% du début jusqu’à la fin. Autant vous dire que de voir Lee Joon Ki le coeur brisé m’a un peu chamboulée aussi.

Je ne m’attarderai pas sur le reste -ça n’en vaut pas vraiment la peine. Dommage pour ce gâchis d’eye-candy : le casting est quand même sacrément bien fourni mais les personnages sont tellement inutiles / mal écrits / indigestes qu’on en oublie qu’ils sont beaux. Je m’amuse donc à vous présenter les membres de la famille royale (passez votre souris sur les photos pour des présentations plus poussées ^^) :

En conclusion, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo n’est, selon moi, pas un mauvais drama. Un mauvais drama est pour moi un drama qui ne capte pas mon attention, auquel je n’arrive pas à porter de l’intérêt ni à m’investir. Ce drama, au contraire, a capté toute mon attention et mon intérêt. Je me suis investie à fond mais il m’a frustrée, il m’a déçue, il m’a vendu du rêve et n’a pas vraiment su être à la hauteur. J’en sors donc avec un gros sentiment de frustration et d’incompréhension… mais à la fois un sentiment d’avoir vécu une histoire prenante et remplie d’émotions -pas forcément toutes positives.


En deux lignes

Les + Une réalisation splendide (visuelle et musicale), un Lee Joon Ki excellent

Les – Tout le reste… mais surtout une écriture complètement WTF


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One Percent Of Anything – 1%의 어떤것

Publié par Asiandramas

L’histoire

Remake de « One Percent Of Anything », drama coréen sorti en 2003.

Lee Jae In est l’unique héritier de l’empire SH Group. Patron tyrannique et imbu de lui-même, son grand-père désespère de voir la personnalité de son petit-fils changer pour le meilleur.

Kim Da Hyun est institutrice dans une école primaire. Un jour, elle vient à la rescousse d’un vieil homme en danger, qui n’est autre que le Président de SH Group, le grand-père de Jae In.

Dans l’espoir de voir son petit fils changer, il modifie son testament : pour que Jae In touche son héritage et prenne la tête de SH Group, il devra se marier avec Da Hyun…


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La fiche

Noms alternatifs Something About 1 Percent / One Percent Of Something
Période de diffusion 5 octobre 2016 – 24 novembre 2016
Episodes 16 (35-40 min)
Genre Romance, Comédie

Casting
Ha Suk Jin as Lee Jae In
Jun So Min as Kim Da Hyun
Kim Hyung Min as Min Tae Ha


La note

8,5/10


L’avis

Je suis conquise. Je ne sais pas si cela s’explique parce que j’ai terminé le drama il y a quelques heures à peine -avec un sentiment d’entière satisfaction- et que mon enthousiasme va retomber d’ici quelques jours… Ou si cela s’explique tout simplement parce que One Percent Of Anything est une des rom-com les plus sympas que j’ai eu l’occasion de voir récemment, une comédie romantique qui ne se plante pas une seule fois et qui -chose rare- devient de mieux en mieux au fil des épisodes.

C’est assez drôle comme sensation : le scénario sent clairement les années 2000, du réchauffé à plein nez… Mais au milieu d’un scénario à l’ancienne, on a des réactions et des interactions entre personnages complètement modernes. Une sorte d’anachronisme, à l’échelle du drama, qui fait réaliser à quel point les dramas ont évolué en 10-15 ans, qu’il s’agisse d’écriture ou de valeurs morales ^^

Parce que, croyez-moi, le scénario de One Percent Of Anything (remake du drama du même nom, datant de 2003) nous replonge tout droit au début des années 2000, en plein dans les premiers K-dramas : un riche héritier imbuvable, un contrat de mariage, une rivale qui n’a d’autre raison d’être à part briser le couple… Tant de choses à priori complètement dépassées mais qui, re-masterisées en version 2016, donnent un côté carrément attendrissant. On rit plus qu’autre chose des rebondissements scénaristiques improbables -sérieusement, qui mettrait ce genre de conditions dans son testament ? Hahaha- et même si l’on voit les situations venir de loin sur leurs gros sabots, j’ai été complètement emportée dans le tourbillon et et j’ai apprécié ce drama comme il se doit : non seulement parce qu’il est génial -et bien meilleur que la majorité des rom-com- mais aussi parce que son écriture 2016 vient mettre une grande touche de modernité dans un scénario aussi has been.

Première chose qui frappe : l’alchimie de folie au sein du couple principal. Même dans les rom-coms de nos jours, il est rare de trouver un tel naturel, une telle spontanéité dans le couple principal, qu’il s’agisse de dialogues ou de gestes. Le « dating contract » a beau être le moteur, les deux protagonistes jouent le jeu : quitte à être ensemble, même par contrat, autant l’être à fond. Résultant en des scènes de romance trop, trop, trop adorables qui viennent semer des paillettes dans nos yeux tout au long du drama.

Deuxièmement, la force de caractère des personnages. Avec un scénario à l’ancienne, on s’attend à des conflits à l’ancienne : malentendus, mensonges, situations grotesques créées par les rivaux. Si l’on n’échappe pas aux situations grotesques (j’ai explosé de rire devant [SPOILER] le kidnapping de l’épisode 12 [FIN SPOILER] -je n’aurais jamais cru que ce genre de rebondissements cheap pouvaient encore sortir dans un drama hahaha), on a clairement fait des grands pas en avant lorsqu’il s’agit, pour les personnages, de se défendre. La volonté de l’héroïne à ne jamais se faire marcher sur les pieds fait un bien fou (là où, j’en suis persuadée, elle se faisait mener par le bout du nez dans la version 2003). Bref, c’est ultra satisfaisant de voir qu’un drama, même en tant que remake, sache s’adapter à son temps.

Le casting est une totale découverte pour moi : je vois pour la première fois Ha Suk Jin…et il est juste trop mignon ! Seize épisodes ont suffi à me donner envie de voir Drinking Solo et de le suivre dans tout ce qu’il fait. J’adore cet acteur, j’adore sa voix -il a un timbre un peu grave qui lui donne un charme fou !- et surtout, j’adore l’écriture de son personnage qui, dès le début, ne se prend jamais la tête et agit avec beaucoup de maturité lorsqu’il s’agit de relations amoureuses.

Pareil du côté féminin, je découvre ici Jun So Min, une vraie boule d’énergie pétillante à souhait, qui donne du fil à retordre au héros ^^ Elle manque un peu de maturité dans la romance mais sa capacité à se défendre face aux obstacles est un régal.

La romance est adorable, vraiment adorable. Le couple principal partage une alchimie à se rouler par terre, l’honnêteté et le naturel qui règnent au sein du couple donnent envie de sourire bêtement. J’étais explosée de rire face aux scènes de jalousie du héros : tellement puéril mais tellement drôle. Les rebondissements sont un poil répétitifs -je fais la gueule, on se réconcilie, on est trop mignons puis je refais la gueule, etc- mais c’est tellement sympathique à regarder que ça passe tout seul. Et pour une fois, les obstacles sont de vrais obstacles. Rares sont les romances capable de mettre en lumière les vraies difficultés quotidiennes que peuvent rencontrer un couple dont l’un est un riche héritier, et l’autre une fille banale. Et même face aux obstacles, ce couple n’a jamais cessé de m’émerveiller par leurs réactions et leur bon sens.

Du côté des personnages secondaires, on retombe dans des figures plus classiques : un second rôle masculin, Min Tae Ha, qui ne sert pas à grand chose -à part être grand et beau- ainsi que la classique rivale insupportable, Han Joo Hee, dont le seul rôle consiste à mettre des bâtons dans les roues du couple principal. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas vu ce type de configuration simpliste dans une rom-com que je trouve ça presque mignon ^^

Je suis également très agréablement surprise et reconnaissante envers la scénariste d’avoir écrit des personnages avec autant de bon sens. La réaction du couple principal face [SPOILER] aux actions de Han Joo Hee est un régal, parce que pour une fois, ils réagissent exactement comme ils le devraient, parce que Joo Hee a fait quelque chose d’abominable et qu’elle ne mérite aucun ménagement. [FIN SPOILER] C’est tellement rare de trouver tant d’équilibre dans un drama !

One Percent Of Anything est donc une rom-com classique sur le papier mais ce qu’elle a à offrir dépasse largement tout ce qu’on peut trouver dans les rom-coms classiques. Le tout avec un scénario extrêmement rafraîchissant pour les nostalgiques des années 2000 ^^ Les épisodes s’enfilent à vitesse grand V, je n’ai pas vu le temps passer -il faut dire que chaque épisode dure 35 à 40 minutes, ça passe ultra vite.

Bref, une surprise de taille : dire que j’avais lancé le drama sur un coup de tête, sans m’attendre à grand chose si ce n’était une rom-com très classique… Et je me retrouve avec un coup de coeur énorme, seize épisodes passés trop vite et déjà beaucoup de nostalgie pour ce couple formidable. Vous êtes d’humeur pour une rom-com ? Foncez.


En deux lignes

Les + Une romance magique -cette alchimie de dingue- et du bon sens à gogo : merci !

Les – Des rebondissements prévisibles dans un scénario qui vieillit mal ^^


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Fantastic 판타스틱

Publié par Nikilann 
Relu et corrigé par Han Ga In

L’histoire

Lee So Hye est une scénariste de drama réputée. Le souci, c’est que pour son dernier projet en date, « Hitman », on lui impose comme leading man… Ryu Hae Song ! L’acteur super populaire est réputé pour jouer comme pied.
Un peu effrayé à l’idée de devoir révéler son manque de talent, Hae Sung accepte néanmoins le projet pour reconquérir So Hye, son premier amour. Mais il a du pain sur la planche : sa trahison – 10 ans plus tôt – qui est encore fraîche dans la mémoire de la jeune femme. En pleine ascension vers la célébrité, il avait annulé sa participation au drama qu’elle écrivait après lui avoir promis d’y tenir le premier rôle.
Des retrouvailles qui se compliquent lorsque So Hye est diagnostiquée avec un cancer du sein au stade 4…


La fiche

Période de diffusion 2 septembre – 22 octobre 2016
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance, Drame, Tranches de vies, Amitié

Casting
Kim Hyun Joo dans le rôle de Lee So Hye
Joo Sang Wook dans le rôle de Ryu Hae Sung
Park Si Yeon dans le rôle de Baek Seol
Ji Soo dans le rôle de Kim Sang Wook
Kim Tae Hoon dans le rôle de Hong Joon Ki


La note

9/10


L’avis

Merci Asiandramas de m’avoir poussée à continuer Fantastic =)

Quelle jolie histoire ! Que c’est fort d’avoir une histoire qui parle du cancer sans s’égarer dans des scénarios aux obstacles abracadabrants et tragiques. Des fois, la simplicité est beaucoup plus touchante. Elle nous fait réaliser que chacune de nos vies peut être une grande histoire d’amour, d’amitié. Peu importe l’argent, la santé ou le statut : ce qui compte est d’avoir des gens sur qui on peut compter.

C’est une morale toute simple. Mais le drama la délivre sans tomber dans le sentimentalisme. J’ai eu le coeur serré mais surtout, qu’est-ce que j’ai ri tout au long de Fantastic ! Les personnages sont tellement attachants.

Je n’ai jamais vu un drama de Kim Hyun Joo (bon apparemment si d’après sa filmographie, elle a joué dans Boys over Flowers, mais pas moyen de me souvenir d’elle ^^). C’est vraiment une femme magnifique. Elle a vraiment réussi à jouer So Hye avec finesse et réalisme. [SPOIL] Les scènes où elle souffre le martyr après l’hospitalisation de Joon Ki m’ont prise au corps. Où la scène où elle avoue à la fin à Hae Sung qu’elle n’en peux plus, qu’elle veut arrêter de prétendre et mourir… [/SPOIL] Elle rend son personnage humain sans en faire des tonnes. Au début, je trouvais So Hye un chouïa froide, ce qui me faisait un peu peur pour la suite. Je ne sais pas quand c’est devenu une évidence que son impassibilité est le seul moyen qu’elle a de se protéger. Le combat qu’elle mène contre le cancer est vraiment bien rendu. Les symptômes arrivent très graduellement, ils ne sont pas surjoués, mais ils sont là (et crédibles. Oui c’est toi que je regarde Uncontrollably Fond !). Elle montre à quel point le plus difficile à combattre, quand le corps nous abandonne, c’est nous-même, nos pensées, notre enthousiasme. Combattre la maladie c’est se faire face et être obligé d’accepter de faire plus confiance aux autres qu’à soi-même.

Et comment faire confiance à Ryu Hae Sung d’entrée de jeu ? Il est tellement puéril. Il l’a déjà trahie … Bon, je vous spoile : il est en fait incroyable ! Joo Sang Wook (Cunning Single Lady) est un acteur avec lequel j’ai toujours eu du mal. J’ai toujours trouvé qu’il en faisait des caisses dans l’exagération dès qu’il faisait de l’humour. Comme quoi, il arrive toujours un drama pour vous faire changer d’avis.

Il était absolument parfait dans le rôle de la star au grand coeur Hae Sung. Hilarant lorsqu’il est incapable de jouer une scène (je ne me lasserai jamais de voir la tête des gens qui le voient jouer haha). Attendrissant lorsqu’il fonce tête baissée conquérir So Hye. J’ai beaucoup aimé qu’il ait une autre forme d’orgueil : être honnête avec lui-même et les autres. [SPOIL] C’est pour cela que lui et So Hye sont fait l’un pour l’autre. Il ne lui donne jamais l’impression d’abandonner quoi que ce soit pour elle. Elle peut oublier la maladie, sa fierté. Il donne l’impression que tout est sans prise de tête.[/SPOIL]

J’ai toujours vu Kim Tae Hun (Bad Guys) dans des rôles de méchants. [SPOIL] Peut-être la raison pour laquelle les hallucinations de So Hye à la fin me glaçaient le sang. [/SPOIL] Il ne m’a fallu qu’une demi seconde pour les oublier. Son interprétation de Hong Joon Ki était solaire. Il rayonnait sur tous les personnage avec sa joie et son optimisme permanent. Je l’ai adoré dès le début en temps que second lead. Mais je l’ai aimé tellement plus lorsque sa bromance avec Hae Sung commence !(!) J’aurais pu troquer toutes les scènes du drama pour des scènes entre ces deux là. C’était eux la vraie histoire d’amour du drama haha. [SPOIL] Tous les passages où il lui explique comment gérer le cancer, leurs nuits en tête à tête à l’hôpital… j’ai ri à en pleurer. [/SPOIL]

J’ai beaucoup aimé que l’amitié soit aussi centrale dans Fantastic. J’ai déjà dis cela dans d’autres articles, mais c’est vraiment rare qu’il y ait une vraie amitié – une belle amitié – entre les personnages. Une amitié qui semble naturelle, solide et pure. Celle entre les filles, Lee So Hye, Baek Seol et Jo Mi Sun est magnifique. Elle m’a fait penser à ces gens que je ne vais pas voir pendant parfois plusieurs années, mais dès que l’on se revoit, c’est comme si on s’était quitté la veille. Leur amitié est comme ça. Plus forte que la séparation et l’absence de coups de fil. Les voir rire comme des gamines à chaque rencontre, se soutenir comme des rocs pendant les coups durs… C’était juste beau.

J’ai apprécié que le cancer ne soit pas le seul moteur de l’histoire. L’histoire de Baek Seol est vraiment prenante. Déjà, j’aime beaucoup l’actrice Park Si Yeon (Nice Guy). Elle est incroyablement belle, c’est fou. J’ai trouvé ça super qu’on nous raconte l’histoire d’une femme maltraité – une femme à la personnalité pourtant forte et que tout le monde imagine capable de se défendre. Ça montre à quel point la maltraitance domestique est beaucoup plus complexe que ce que l’on pense et peut toucher tout le monde.*

Quant à Ji Soo… Il a eu la fille !!! Ça y est ! Enfin !! Je sais, c’est loin d’être le plus grand intérêt du personnage mais prenons une minute pour célébrer ça haha. Même si son histoire a été grandement diminuée après que l’acteur ait été hospitalisé d’urgence, il a quand même réussi à avoir une histoire où il obtient récompense ! On sent que les scènes avec lui sont écourtées pendant la moitié du drama, il est souvent filmé assis ou assez immobile – ou de dos ou de loin. C’est dommage parce qu’au final, j’ai quand même eu la sensation que ça aurait pu être mieux. MAIS il a eu sa noona alors je ne ferais pas la fine bouche haha. Prenez ça, Angry Mom et Sassy Go Go !

Mention spéciale à Oh Chang Suk, le fidèle sidekick de Hae Sung. Leurs combats d’arts martiaux étaient épiques. Et si un jour, je dois mettre au point un signal secret, ce sera « cuckoo » !

[SPOIL] Et puis la fin est géniale. Qu’est-ce que j’ai ri ! Cette infiltration des hommes dans l’avion était tellement prévisible et ce photoshop de l’extrême en dernière image ! Hahahaha ! Parfaitement dans l’esprit du drama. [/SPOIL]

FantastiC (pour cancer), a un parfum de Scent of a Woman mais est en même temps moins tragique et extrême. Il est plus concentré sur le quotidien. Que nos deux héros soient une scénariste qui a le cancer et un acteur célèbre ? Peu importe. A aucun moment on ne nous donne l’impression qu’ils ont un destin extraordinaire. Ils sont deux humains, deux personnes comme n’importe qui d’autre.

Je crois que c’est ce qu’il faut retenir de ce drama. Faire compter chaque jour comme si c’était le dernier. Oublier sa fierté et accepter de faire confiance. Apprécier ce que l’on a quand on l’a. Rire. Aimer. Rire.


En deux lignes

Les + Très humain, optimiste, léger et drôle tout en parlant de sujets graves

Les – L’hospitalisation de Ji Soo qui a diminué sa présence à l’écran  😥


Votre avis ?

Moonlight Drawn by the Clouds 구르미 그린 달빛

 

Publié par Nikilann 

L’histoire

Hong Ra On (Kim Yoo Jung) prétend être un homme depuis son enfance. Elle en tire le meilleur et s’est même concocté une petite réputation en donnant des conseils en amour. Par amitié pour un de ses clients, elle se rend au rendez-vous auquel celui-ci n’ose pas aller de peur de décevoir sa mystérieuse aimée. Mais Ra On est loin de soupçonner qu’il lui fait écrire des lettres d’amour à la princesse et que le prince Lee Yeong (Park Bo Gum) est curieux de mettre la main sur  leur auteur.
Un malentendu qui place Ra On au centre de l’attention du prince lorsqu’elle intègre le palais… comme eunuque ! Vendue pour éponger ses dettes, maintenir sa couverture devient une question de vie ou de mort. 


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La fiche

Période de diffusion 22 août – 18 octobre 2016
Episodes 18 (60 min)
Genre Romance, Historique, Comedie, Drame

Adapté du webtoon de Yoon Yi Soo

Casting
Park Bo Gum dans le rôle de Lee Yeong / Le prince
Kim Yoo Jung dans le rôle de Hong Ra On
Jin Young dans le rôle de Kim Yoon Sung
Chae Soo Bin dans le rôle de Jo Ha Yeon
Kwak Dong Yeon dans le rôle de Kim Byung Yeon


La note

10/10


L’avis

Je suis devenue un marshmallow. Il n’y a plus que Park Bo Gum et ses sourires dans mon petit coeur. (Non sérieux, regardez-moi ça !)

Moonlight drawn by the Clouds n’a pas fait un seul faux pas en 18 épisodes. L’addiction est là dès les deux premiers épisodes. Elle s’efface un peu dans la seconde partie, mais sans que l’intelligence du scénario n’en souffre. L’écriture est fine (je ne suis plus surprise maintenant que j’ai jeté à oeil à l’auteur : à l’origine du bijou Discovery of Romance et du mini-drama Adolescence Medley). Quant à la réalisation ? Elle est impeccable ! Il y a des plans magnifiques.

[SPOIL] Le seul souci que j’ai eu avec ce drama, c’est la mort inutile et expédiée de Yoon Sung… J’aurais préféré que, comme Ha Yeon, sa fin soit ouverte sur un futur inconnu. Sa mort est trop arrangeante en terme de scénario. C’était vraiment dommage parce que tous les autres personnages ont eu une fin qui n’est ni facile, ni évidente. La scène entre la reine et le premier ministre était géniale et j’étais loin de m’attendre à trouver satisfaction de ce côté là ! [/SPOIL]

A part ça ? Les acteurs aussi sont géniaux ! Je n’ai jamais vu un aussi bon casting… aussi jeune. Je vous fais la liste qui va vous faire prendre un coup de vieux, attention ! (passez le curseur sur les photos)

Tous sont des acteurs qui m’ont un jour tapé dans l’oeil (excepté Jin Young mais à l’origine, ils voulaient recruter Yook Sung Jae (Tae Kwang de School 2015) ce qui aurait rendu ce casting ouf… encore plus ouf !). Les voir réaliser leur potentiel fait tellement plaisir !

Kwak Dong Yeon notamment : je l’ai adoré dans ses autres projets. Il a un charisme formidable et ce drama va lui ouvrir beaucoup de portes. Il sait jouer dans tous les registres ! De l’idiot fini mais attachant dans Unexpected You, à l’adolescent romantique dans Adolescence Medley, au guerrier badass, loyal et triste dans Moonlight. J’ai vraiment, vraiment hâte de voir le lead qu’il va devenir… Quant à Chae Soo Bin, j’ai beaucoup aimé son jeu dans Sassy Go Go et j’avais demandé à Dramaland de me donner un drama où elle jouerait une gentille pour qu’on voit si elle est vraiment bonne actrice. Merci d’avoir exaucé mon souhait !

Park Bo Gum et Kim Yoo Jung n’avaient rien à prouver de plus, sinon qu’ils peuvent être encore plus exceptionnels qu’ils ne l’étaient déjà.
Kim Yoo Jung fait preuve d’une maturité étrange pour son âge. C’est presque difficile à croire qu’elle puisse jouer une pareille palette d’émotion alors qu’elle n’a que 17 ans… Son talent est vraiment incroyable – et elle a encore de la marge de progrès, c’est surtout ça qui est hallucinant ! Elle m’impressionne de plus en plus à chacun de ses projets. Quant à Park Bo Gum… J’ai très envie de lui écrire un ode. Qui serait long. Plein d’exclamations, de grandes déclarations et de superlatifs. De mettre des dizaines de photos. (Je me suis un peu limitée. Du coup il y n’y en a que 3.)

Ça faisait longtemps qu’un héros n’avait pas fait autant vibrer mon cœur (Healer peut-être ?). Je ne sais pas ce que j’ai préféré entre son honnêteté, sa bonté, sa badassitude, sa confiance, sa loyauté, son romantisme, sa conviction, son émotion, sa force. Je crois que se sont ses sourires. Ses micro-expressions. Dès la première seconde, il dégage cette espièglerie… On voit l’intelligence et la joie pétiller dans ses yeux, le sérieux dans ses mots. A chaque scène, l’écriture du personnage et le jeu de Park Bo Gum était un peu meilleurs ! Il grimpe les échelon de la célébrité à toute vitesse. Ce drama a consolidé sa post-popularité Answer Me 1988 : il est sur de plus en plus de publicités et ma prof nous a même parlé de lui en cours il y a trois semaines – trop d’ajumma-love ! Elle était rosissante c’était adorable.

En même temps, je la comprend : impossible de ne pas succomber ou lutter contre l’alchimie qui explose entre tout le monde de tous les côtés ! Il y a une sorte d’osmose entre tous les éléments. Rire, larmes, émotion, angst, action… Romance, bromance, ennemis, famille… Acteur, scénario, réalisation… Bien que le scénario n’ait rien de vraiment nouveau ou original, on sait qu’on regarde quelque chose d’exceptionnel parce que tout fonctionne ensemble.

Je ne me lasserais par exemple jamais de scènes entre Ra On et Lee Yeong. D’habitude, quand les personnages se mettent ensemble, les scénaristes balancent plein de rebondissements pour que l’on n’ait pas le temps de vraiment les voir ensemble, interagir. Dans les séries, j’ai toujours l’impression qu’être en couple est un combat permanent à cause d’événements extérieurs qui manquent souvent de piquant.
Dans Moonlight, les problèmes n’en sont pas face à la force vive qu’est la volonté de Lee Yeong. [SPOIL] Son intelligence est constante tout au long du drama et j’ai adoré sa réaction à la noble idiotie passagère de Ra On. Lorsqu’il lui dit qu’il est prêt à croire tous ses mensonges… ça donne à la scène une ampleur énorme alors que je m’attendais à trépigner de frustration. [/SPOIL] La tension est toute entière contenue dans des problèmes qui en sont vraiment et qui sont amenés de manière à ce que l’on ai de vraies appréhensions pour l’avenir des personnages. C’est tellement rare que’une histoire arrive encore à me surprendre. Du début à la fin je me suis demandée comment tout allait terminer.

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Spoilers ? Meilleur caméo EVER ! (Kim Seulg Gi de Splish Splash Love)

Depuis que je suis en Corée, on me demande beaucoup ce que j’aime dans les dramas. Ce qu’ils ont de différents des séries occidentales. Pourquoi j’arrive à passer outre les imperfections, le pathos et la niaiserie. Je recommande le plus souvent Gaksital, City Hunter et Misaeng parce qu’ils ont quelque chose de vraiment spécial qui les rend difficilement comparables aux autres. Mais je ne sais jamais vraiment quoi conseiller quand on me demande quelque chose de plus traditionnel pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ressemble l’ensemble des dramas.

Maintenant, je pourrais ajouter : « Et si tu veux voir un drama qui te permets de comprendre pourquoi je ne regarde pas toujours les meilleures séries et j’apprécie quand même cet univers, lance-toi dans Moonlight.

L’histoire est bien ficelée sans être atypique. Sur le papier, les personnages n’ont rien de fabuleux ou original. La réalisation est jolie mais loin de la perfection et on pourrait clairement faire mieux du côté de la musique.

Pourtant, tu es emporté par la magie d’un truc qui se passe à l’écran. Qui fait remuer ton estomac. Battre ton coeur. Tu vas soupirer contre ton gré. Avoir l’impression de déborder d’émotions – littéralement – sans vraiment arriver à mettre le doigt sur le pourquoi du comment. Parce que c’est ça, Moonlight Drawn by the Clouds. C’est de la joie en bouteille, des palpitations, un sourire de Park Bo Gum.

L’inexplicable magie des dramas. »

Et de ce teaser.

♪ Suis-moi tu vas kiffer, pas moyen que tu dormeees ! ♫
Je ne me lasserais jamais de regarder ce teaser.


En deux lignes

Les + Tout (surtout Park Bo Gum, Kim Yoo Jung et Kwak Dong Yeon)

Les – Quelques événements inutiles et ralentissements qui auraient du me faire mettre 9/10


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