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Bilan 2019 [Asiandramas]

PUBLIÉ PAR ASIANDRAMAS

Bonjour à tous !

Comme on dit, mieux vaut tard que jamais : avec 5 mois de retard, je me suis enfin motivée à rédiger mon bilan 2019. Comme chaque année, cet article ne porte que sur les dramas dont la diffusion a débuté ou s’est terminée en 2019 et se limite à la courte liste que j’ai eu l’occasion de visionner : 9 dramas terminés (8 dramas coréens et 1 drama chinois) ainsi que 3 dramas coréens abandonnés.

Sans plus attendre, voici donc les dramas que j’ai aimés passionnément / beaucoup / un peu / pas assez !


Je t’aime… passionnément…

Si je devais choisir un number one sur toute cette année, ce serait sans hésitation Hotel Del Luna. Ce drama m’a renversée. Je n’exagère pas quand je dis qu’Hotel Del Luna m’a mise dans tous mes états : j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été tour à tour effrayée, émue, stressée,… Je ne trouve pas de mots pour exprimer à quel point la beauté de ce drama m’a ensorcelée et à quel point j’ai vécu cette histoire.

Avant tout, c’est l’univers unique du drama qui m’a instantanément charmée : un peu comme dans Master’s Sun, j’aime beaucoup la manière dont les scénaristes – les sœurs Hong – sont capables de créer un univers loufoque et décalé – rempli de fantômes et autres petites frayeurs amusantes – sans jamais négliger le sérieux et la profondeur de leurs histoires. Je suis très bon public en général, mais je suis toujours aussi impressionnée quand un drama se montre capable de me faire passer du rire aux larmes en quelques minutes, et c’était le cas d’Hotel Del Luna.

Pourtant, certains axes du drama ne sont pas forcément des plus inoubliables : la romance, par exemple, n’était pas spécialement marquante avec une alchimie presque absente entre le couple principal. Yeo Jin-Goo était très bon, mais finalement son personnage m’a assez peu marquée tandis que la romance m’a parue très secondaire dans ce drama. Tout au long des 16 épisodes, je n’avais d’yeux que pour l’héroïne Jang Man Weol. Je ne pensais pas IU capable d’une telle prestation : je ne pensais pas qu’elle réussirait à me faire autant rire puis pleurer à chaudes larmes la minute d’après. Je ne pensais pas que l’héroïne, seule, serait capable d’apporter autant d’intensité au drama : je ne compte plus le nombre de scènes de Jang Man Weol qui m’ont bouleversée, avec l’instrumental de « Done For Me » de Punch en fond sonore qui me donne encore des frissons aujourd’hui. Hotel Del Luna a plein de qualités, mais c’est un grand chapeau bas pour Jang Man Weol, qui porte tout ce beau monde sur ses épaules.

En fin de compte, ce que j’ai le plus apprécié dans ce drama, ce sont les rebondissements du scénario : le passé poignant de Jang Man Weol, les histoires des membres du staff de l’hôtel mais aussi les histoires respectives des morts passagers qui m’ont tour à tour investie. J’aimais déjà beaucoup IU mais alors là, je suis devenue fan (je n’ai qu’une envie : rattraper en vitesse son drama My Mister).


…Beaucoup…

Dans un style tout à fait différent, Romance Is A Bonus Book est une belle réussite. Je me souviens assez peu des rebondissements – finalement, ce n’est pas ce qui me reste en mémoire – mais je me souviens très bien de cette romance super jolie, avec chaque épisode qui m’a faite déborder d’enthousiasme. Un drama que je recommande sans hésitation pour la maturité de son écriture, pour son couple principal ultra réussi – Lee Jong-Seok est vraiment doué pour créer une alchimie de folie avec chacune de ses partenaires – et aussi pour son univers éditorial que j’ai trouvé passionnant.


…Un peu…

When The Camellia Blooms est un drama avec lequel j’ai eu étrangement du mal à me connecter. J’ai attendu tout le drama que le déclic vienne, mais finalement je n’ai pas réussi à m’y investir et je suis restée un peu indifférente. Il n’en reste pas moins un drama que j’ai trouvé agréable dans l’ensemble – bien qu’un peu long – avec un bon équilibre entre comédie et drame : d’un côté l’intrigue policière en filigrane, mais surtout de multiples relations qui se construisent. Si je ne devais retenir qu’une seule chose, ce serait son côté profondément humain. Certains axes sont particulièrement forts, telle que la relation entre parent / enfant que vit Dong-Baek à la fois à travers son fils (l’adorable Pil-Gu) mais aussi à travers sa relation étonnante avec sa propre mère. Des personnages forts qui bénéficient d’une belle évolution, à la fois individuellement, à la fois dans leurs interactions.


…Passionnément…

Encounter (aussi connu sous le nom de Boyfriend) a été pour moi un vrai coup de coeur. J’ai presque envie de dire ça au sens propre : il a fait battre mon coeur plus vite et j’ai été submergée par des flots d’émotions en tous genres face à ce drama différent des autres. Encounter est, en effet, un drama qui sort un peu du lot par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir : un rythme volontairement lent, une écriture qui privilégie les « émotions » par rapport aux « rebondissements ». Je peux comprendre que certains aient ressenti de l’ennui. Ce n’était pas mon cas : je me suis investie à 100% dans ce drama, vivant chaque émotion ressentie par les personnages, vivant leur histoire comme si c’était la mienne. La romance m’a emportée, bien plus que je ne l’aurais cru au départ : pour moi, Encounter a été sans conteste LA romance de l’année.


…Beaucoup…

Pour moi, le « must-see » de l’année, c’est One Spring Night. Avant tout, impossible de ne pas reconnaître la patte des réalisateurs de Something In The Rain : même finesse d’écriture, même maturité des sujets, même ambiance mi-légère mi-pesante, même style de bande-son et même acteur principal ^^ Mon ressenti ressemble beaucoup à Something In The Rain : des choses très positives, des choses très agaçantes, même si à mon sens One Spring Night m’a paru beaucoup plus régulier, réussissant à garder la même dynamique tout au long de ses 16 épisodes (là où Something In The Rain était très inégal : génialissime sur la première moitié, beaucoup plus pesant sur sa seconde moitié).

J’ai trouvé la romance passionnante et très bien écrite : avec un tel scénario – un couple principal qui se construit sur la tromperie – on aurait facilement pu tomber dans quelque chose de très pesant – un bon makjang à la coréenne – mais l’écriture a cette maturité et cette subtilité qui font que ça passe tout seul. La manière dont se construit la romance est d’une justesse rare (on n’en fait jamais trop), hyper réaliste et très bien jouée – Han Ji-Min et Jung Hae-In sont tous les deux formidables. Certains reprocheront au drama sa dynamique relativement lente – le scénario prend son temps pour explorer chaque phase, de la construction à l’acceptation – en tout cas je n’ai jamais été gênée par le rythme du drama et je suis restée très investie de bout en bout. En revanche, je défie qui que ce soit de ne pas avoir les oreilles qui sifflent pendant tout le drama – ou comment traumatiser les spectateurs en passant les mêmes musiques en boucle toutes les 3 minutes ^^


…Un peu…

Cela faisait un certain temps que je n’avais pas lancé de sageuk (le dernier en date étant Seven Day Queen en 2017) et Rookie Historian Goo Hae-Ryung, dans le style sageuk / fusion / fiction, était une bouffée d’air frais alliant légèreté et romance avec une intrigue politique en fond de tableau. Si les magouilles politiques me sont rapidement passées au-dessus, je retiens surtout les personnages féminins : elles sont toutes fantastiques dans ce drama, à commencer par Shin Se-Kyung qui est vraiment super. A côté, le rôle masculin principal Cha Eun-Woo est hyper fade – je ne sais pas si ça vient de l’acteur ou du personnage, probablement un mélange des deux – mais la romance reste très mignonne. Je retiens également les excellents personnages secondaires (je suis toujours aussi fan de Park Ki Woong), la belle force de caractère des personnages féminins mais aussi les enjeux forts pour lesquels les personnages se battent : la place et l’indépendance des femmes dans la société (sujet a priori inimaginable pour une telle époque), l’ouverture et l’acceptation des pratiques occidentales (entre la médecine occidentale et le français Jean-Baptiste Barthélémy haha ^^) ou encore l’acceptation de religions différentes (le début du catholicisme)… Des enjeux forts et des combats étonnamment modernes – trop ? – par rapport à l’époque dans laquelle se déroule le drama.


…Beaucoup…

Put Your Head On My Shoulder, seul drama chinois que j’ai vu en 2019, était un régal. Une petite bouffée de fraîcheur que j’ai trouvée particulièrement réussie pour sa manière naturelle et réaliste de faire interagir ses personnages. Rien d’extrêmement original dans son scénario : une cohabitation forcée, une romance qui se développe de manière assez classique… mais quand c’est aussi bien fait, c’est juste un plaisir. Typiquement le genre de drama que j’adore marathoner compulsivement – addiction totale – et dont je ressors avec une entière satisfaction.


…Un peu…

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé Extraordinary You : au début c’était surtout pour son scénario – original, intriguant et super fun – puis quand le scénario a commencé à devenir trop compliqué (je crois que je n’ai toujours pas compris le pourquoi du comment, en fait j’ai arrêté d’essayer de comprendre), heureusement, la romance était déjà suffisamment solide pour rattraper le tout. Si je devais résumer Extraordinary You en quelques mots : fun, mignon et frais. Un bon drama feel-good qui, malgré les méandres dans lesquels le scénario se perd, arrive à garder le cap jusqu’au bout grâce à sa jolie romance et ses personnages fort sympathiques. Malgré des axes ultra-répétitifs (notamment sur les épisodes finaux) et une héroïne un peu casse-pieds, j’ai vraiment aimé la romance, les personnages (y compris les plus secondaires, ils étaient tous supers) et la manière dont les pièces du puzzle s’imbriquent.

Her Private Life est également un drama à classer dans la catégorie feel-good : j’ai passé un super moment devant, puis dès que le drama s’est achevé, il est sorti instantanément de ma mémoire. Je me souviens d’une romance très jolie – hyper classique mais portée par un couple principal plein d’alchimie -, d’une histoire de fan-girl / stalking assez drôle et de Park Min-Young qui avait franchement exactement le même rôle, la même coupe de cheveux et la même garde-robe que dans son précédent drama What’s Wrong With Secretary Kim, où je l’avais justement trouvée trop poupée-esque (un peu déçue de ce côté-là). Je me souviens également que le drama avait un bon rythme en général – même si les deux derniers épisodes m’ont paru de trop, avec une histoire d’enfance un peu fatigante dont on aurait facilement pu se passer. En bref : une jolie comédie romantique sans conséquences, mais qui a de bons atouts pour faire passer un excellent moment de fun devant l’écran.


…Pas assez !

Memories of the Alhambra (épisode 3/16) est typiquement un drama qui a pâti de mon manque de temps, sinon je l’aurais probablement poursuivi. C’est que je ne pouvais pas passer à côté : entre le super casting et toute la hype autour, j’étais plus qu’enthousiaste… même si au bout de 3 épisodes, je n’avais pas accroché tant que ça malgré le scénario original (je suis très intriguée par le parallèle entre jeu et réalité). Dans une période qui était assez chargée pour moi, je n’ai jamais pris le temps de poursuivre. Par la suite, les avis assez décevants que j’en ai lu sur la suite / la fin m’ont ôté toute motivation à continuer le drama. Je le laisse en pause – à durée indéterminée – mais je m’y remettrai peut-être un jour, il fait partie de ces quelques dramas sur lesquels je n’arrive pas à faire une croix définitive.

Dans une période où j’avais envie d’une rom-com sans prise de tête, j’ai lancé Clean With Passion For Now (épisode 6/16)… et finalement j’ai arrêté car je n’ai pas du tout accroché à la romance. J’aime beaucoup Kim Yoo-Jung et je trouve que ce type de rôle lui va bien, en revanche je trouve que Yoon Kyun-Sang n’est définitivement pas taillé pour ce type de personnage (sa fabuleuse prestation dans Pinocchio restera à jamais ancrée dans ma mémoire). Je n’ai rien contre les rom-com classiques – au contraire, c’est plutôt mon style de prédilection – mais je trouve les interactions trop prévisibles et un peu niaises, tandis que les rebondissements ont l’air tout droit sortis d’un shojo-manga des années 2000 (après tout c’est effectivement tiré d’un webcomic) : j’aurais voulu qu’il y ait un aspect moins enfantin et prévisible dans l’écriture.

J’ai également lancé Angel’s Last Mission : Love (épisode 8/32), et malgré le fait que j’adore Shin Hye-Sun, mon blocage vis-à-vis de L – il est mignon mais complètement stoïque – fait que ça ruine tout mon intérêt pour les scènes de romance. Tant pis, il y avait des choses positives dans le drama mais j’aurais probablement mieux accroché avec un meilleur acteur principal.


EN BREF

Le drama de l’année Hotel Del Luna

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Vers l’infini et au-delà

La romance de l’année Encounter / Boyfriend

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De Cuba à Séoul

Le drama feel-good de l’année Put Your Head On My Shoulder

Put Your Head On My Shoulder
Put your head on my shoulder… ou pas

Prix spécial de la bande-son traumatisante One Spring Night

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Ne dis rien et bouche-toi les oreilles
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Ode To Joy 欢乐颂

Publié par Asiandramas

L’histoire

La résidence Ode To Joy, idéalement située au coeur de la métropole de Shanghai, accueille en son 22ème étage une colocation de 3 femmes :

  • Sheng Mei (Jiang Xin), belle et indépendante, pleine d’assurance et de bons conseils,
  • Ying Ying (Yang Zi), enthousiaste et énergétique, naïve et rêveuse,
  • Ju Er (Qiao Xin), discrète, sérieuse et travailleuse.

Lorsque les deux appartements voisins se retrouvent soudainement occupés, elles font la connaissance de leurs 2 nouvelles voisines : d’un côté, An Di (Liu Tao), brillante femme d’affaires fraîchement débarquée des USA, au caractère froid et distant. De l’autre, Xiao Xiao (Wang Zi Wen), une jeune et riche héritière dont la principale occupation est de faire la fête.

Ces 5 femmes du 22ème étage que tout oppose vont pourtant apprendre à se connaître et se retrouver à affronter le quotidien ensemble.


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La fiche

Période de diffusion 18 avril – 9 mai 2016
Episodes 42 (40 min)
Genre Moderne, Romance
Saison 2 Ode To Joy 2 (2017)

Casting
Liu Tao as An Di
Jiang Xin as Fan Sheng Mei
Wang Zi Wen as Qu Xiao Xiao
Yang Zi as Qiu Ying Ying
Qiao Xin as Guan Ju Er


La note

7,5/10


L’avis

Ode To Joy, sur la lignée des dramas chinois modernes, se démarque par un aspect ultra réaliste et terre-à-terre qu’on trouve si peu dans les dramas coréens -forcément tous un minimum romancés (en même temps c’est le but). Et c’est ça qui fait sa force, parce qu’un drama qui sonne aussi juste fait un bien fou, une fois de temps en temps. Il ne révolutionne pas Dramaland parce que malgré tout, il y a mieux. Mais c’est une histoire qui mérite d’être vécue parce qu’elle est plus proche de nous que n’importe quel autre drama.

Pourquoi le drama sonne-t-il si juste ? Parce qu’il nous présente la vie, ses hauts, ses bas, de la manière la plus simple et banale qu’il soit. On pourrait être les personnages de ce drama. On pourrait en être les héroïnes. Le scénario n’a rien d’extraordinaire : on peut même dire qu’il n’y a pas de réel scénario. Comment écrire un scénario sur la vie quotidienne ? Il suffit de la vivre. La vivre à travers 5 femmes aux profils variés, dans lesquels chaque spectateur peut se retrouver un peu, ou beaucoup : jolie ou moins jolie, riche ou moins riche, grande gueule ou discrète, indépendante ou moins indépendante. Les aléas de l’amitié, du travail, des histoires de famille, des histoire d’amour, des histoires d’argent… On n’échappe à aucun sujet de la vie quotidienne et on vit l’évolution de ces femmes au fil de leurs combats respectifs.

On a l’impression de vivre un morceau de vie à leurs côtés, puis on laisse la vie suivre son cours. Le drama a beau finir par s’achever, on ne le vit pas comme une fin mais comme un quotidien qui va continuer sans nous. Et encore une fois, le drama frappe par sa justesse : non, pas toutes les héroïnes ne vivent une belle histoire d’amour. Pas toutes ne trouvent leur prince charmant, pas toutes n’ont la chance ne serait-ce que de croiser sa route. Pas tous les problèmes n’ont une solution et la fin du drama ne rime pas avec happy ending : comment le quotidien peut-il être un happy ending ? Les problèmes ne cessent jamais dans la vie, peu importe leur nature, mais l’important est de continuer à avancer malgré les difficultés. On sort du drama avec le sourire, et avec l’impression d’avoir grandi un peu avec les personnages.

Le force de ce drama, c’est aussi son message. Tout en restant du pur divertissement, le drama n’en est pas moins une peinture frappante de la société chinoise actuelle, de la pression financière, maritale, familiale que les jeunes portent sur leurs épaules dans le système actuel.

Le revers de ce type de drama, c’est qu’en l’absence d’aventures extraordinaires, le drama s’essouffle. C’est beau le quotidien, mais ce n’est pas toujours passionnant et selon les jours, ça manque de piquant. J’ai notamment senti un coup de mou vers le milieu du drama, mais passé ce cap, la suite a regagné mon intérêt et ce jusqu’à la fin. Selon les axes et les personnages, mon intérêt a vécu des hauts et des bas, certains personnages étant forcément plus attrayants que d’autres.

Je ne m’attarderai pas sur chacune des héroïnes. J’aurais trop de choses à dire sur chacune d’elles, et ça ne servirait pas à grand chose. Ce que j’ai trouvé fort, c’est que le drama ait été capable de créer une relation forte, crédible et touchante entre ces 5 voisines d’étage, qui n’avaient pourtant rien en commun :

  • An Di, brillante femme d’affaires au caractère froid, qui se ferme à toute relation sociale du fait de traumatismes passés ;
  • Sheng Mei, femme belle, indépendante mais matérialiste cherchant à se marier à un parti riche ;
  • Ying Ying, rêveuse, maladroite, mais pleine de dynamisme et de bonne volonté ;
  • Ju Er, discrète et travailleuse, déterminée dans ses objectifs ;
  • Xiao Xiao, riche héritière qui souhaite faire ses preuves auprès de son père.

J’aime bien la diversité de leurs profils. Ils semblent clichés à première vue mais les clichés sont rapidement balayés au fur et à mesure que l’on apprend à connaître ces femmes, ensemble et séparément, à vivre leurs hauts et bas à leurs côtés. J’aime beaucoup les différentes complicités croisées qui se créent entre elles : des paires (ou trios) des plus improbables se forment, le tout de manière complètement naturelle.

J’avoue avoir eu un petit faible pour Xiao Xiao, à la fois pour son caractère complètement rentre-dedans (et pas forcément de manière positive ^^), à la fois pour sa romance (le docteur Zhao est wahou) qui se développe de manière tellement moderne et réaliste ! Appelez-moi le jour où l’on verra ça dans un K-drama ! ^^

En bref, pour moi Ode To Joy est un vrai must-see, pour la simple et bonne raison que les dramas aussi justes et réalistes sont trop rares. « Modernité » est son maître-mot : un drama sur la vie des jeunes actifs d’aujourd’hui, qu’il s’agisse d’amour, d’amitié, de travail, de famille ou d’argent. Le drama n’est pas parfait -quelques coups de mou selon les personnages et les axes- néanmoins le drama fut un vrai plaisir à regarder et les 42 épisodes s’enfilent très vite. Je recommande !

Pour information -suite à l’énorme succès qu’a connu le drama en Chine, une saison 2 a suivi (diffusée en mai 2017) reprenant les mêmes acteurs et personnages. Pour ma part, je m’arrête à la saison 1 qui me laisse sur une excellente impression (mais je suis preneuse de tout avis sur la saison 2 ^^).


En deux lignes

Les + Le réalisme frappant et la modernité du drama

Les – Des hauts et des bas selon les axes et les personnages


Votre avis ?

Descendants of the Sun 태양의 후예

L’histoire

Yu Si Jin est le commandant des forces spéciales. Avec son meilleur ami et commandant en second Seo Dae Young, il part pendant des mois effectuer des missions secret défense à travers le monde. De retour à Séoul pendant une permission, les deux amis doivent courser un motard qui vole le portable de Dae Young. Ils atterrissent aux urgences où Yoo Si Jin fait la connaissance de Kang Mo Yeon, une chirurgienne talentueuse. 

Le coup de foudre est immédiat. Mais être la petite amie d’un militaire n’a rien de facile et Kang Mo Yeon met vite fin à leur relation de peur de trop en souffrir.

Huit mois plus tard, lorsqu’elle est envoyée à Uruk* pour diriger l’équipe médicale, elle découvre que l’équipe sur place est celle de Yoo Si Jin…

*Ville fictionnelle créée pour le drama (mais le tournage se déroule en Grèce)


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La fiche

Période de diffusion 24 février – 14 avril 2016
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance, Action, Militaire, Blockbuster

Casting
Song Joong Ki dans le rôle de Yoo Si Jin
Song Hye Kyo dans le rôle de Kang Mo Yeon
Jin Gu dans le rôle de So Dae Young
Kim Ji Won dans le rôle de Yun Myeong Joo


L’avis d’Asiandramas

9/10

Descendants of the Sun est un coup de coeur énorme. Peut-être tient-il au fait que je n’ai absolument pas suivi tout ce qu’il y a eu autour -le buzz exceptionnel qu’il a généré et tout ce qui en a découlé-, en tout cas je n’avais, à l’égard du drama, ni l’exigence particulière que l’on a lorsqu’un drama est attendu, ni l’appréhension intuitivement critique que l’on ressent lorsqu’un drama déchaîne les foules lors de sa diffusion. J’avais seulement mon écran, Song Joong Ki, Song Hye Kyo, et mon petit coeur qui les a suivis aveuglément de Séoul à Uruk et qui les aurait suivis jusqu’au bout du monde.

J’ai trouvé ce drama passionnant. Il mélange plusieurs genres pour trouver un équilibre idéal entre action, comédie, drame et romance et loin de se limiter à sa romance -pourtant splendide-, le drama apporte tellement d’autres choses sur le plan émotionnel et moral. C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié : avec un casting pareil et dans ce type d’environnement (militaire / médical), le drama aurait pu facilement être superficiel en enchaînant des scènes de romance entrecoupées de scènes d’action héroïques, mais non, bien au contraire, Descendants of the Sun est tout sauf superficiel.

Le scénario est loin d’être très recherché, l’écriture n’est pas particulièrement fine, mais c’est un drama capable d’aller droit au coeur à travers des personnages qui, confrontés à des situations inimaginables, se retrouvent forcés à grandir, à évoluer en se forgeant des valeurs, et ces valeurs m’ont touchée. Je retiens tout particulièrement le staff médical, dont les personnages -Chi Hoon !- n’ont jamais cessé de m’émouvoir ^^ La partie « earthquake » est celle que j’ai préférée, parce qu’en dehors du fait que la romance avance beaucoup, c’est à ce moment là que l’on voit vraiment les personnages évoluer, sortir de leur confort et grandir, tout simplement.

Le seul vrai point noir, selon moi, est l’intrigue qui tourne autour de David Agus : le drama s’y attarde beaucoup mais au final, ce personnage n’apporte pas grand chose si ce n’est l’anglais affreux de Song Joong Ki (sur des répliques toutes pourries censées rendre un effet ultra-stylé, à mourir de rire ^^). Et si j’ai trouvé les deux derniers épisodes un peu faibles scénaristiquement parlant, ça ne m’a pas empêchée d’être passionnée jusqu’au bout.

Bref, Descendants of the Sun a été un coup de coeur. Qu’il s’agisse de la romance principale, la romance secondaire, l’intrigue ou l’environnement, j’ai suivi les 16 épisodes avec des étoiles dans les yeux et des battements de coeur permanents. Song Joong Ki ne pouvait pas faire un come-back plus réussi !


L’avis de Nikilann

7,5/10

Je partage l’avis d’Asiandramas et en même temps… Je n’ai pas eu le même ressenti. Pour moi, Descendant of the Sun a été excellent dans les épisodes qui se déroulent en Corée. L’humour était au top et les scènes vraiment bien écrite.

Dès qu’on était en Grèce, la réalisation était magnifique et les événements étaient plus épiques, mais je n’ai jamais tout à fait accroché – surtout la partie « earthquake ». La plupart du temps, je trouvais juste les rebondissements ultra-répétitifs et les discussions entre les personnages frustrantes. J’avais l’impression qu’on faisait du sur-place (surtout avec notre couple secondaire).

Je pense que si j’ai réagi comme ça, c’est aussi à cause de l’engouement général pour le drama. Descendants of the Sun a changé la donne pour la Corée. Il a rapporté des milliards au pays et s’est propagé comme un feu de forêt en Chine, en Indonésie, en Malaisie… Mon twitter était inondé d’actu en rapport avec le drama ! (Pour un info, ceci n’arrive jamais !)

Je comprend cet engouement. Le sujet du drama, autour de l’engagement militaire et du patriotisme était voué à résonner en Corée du Sud. La pré-production a permis de contourner les délais qu’imposent le bureau de censure en Chine. Sung Joon Ki, la réalisation superbe et les intrigues ambitieuses allaient forcément retentir à l’étranger. Ajoutons à cela le placement de produit à tout va  – les voitures ! – et vous avez le plus grand succès économique de l’année.

Le problème est qu’il est devenu pour moi impossible de dissocier Descendants of the Sun en temps qu’histoire et drama de tout la hype qui l’a accompagné. J’ai toujours l’impression que ce drama – si on ne regarde que l’histoire – ne méritait pas tant.

L’autre souci que j’ai avec ce succès retentissant c’est qu’on se retrouve depuis avec une avalanche de drama pré-produit construits sur le même modèle : une réalisation travaillée, un morceau de l’intrigue filmé à l’étranger, un casting de super-stars et une histoire ambitieuse. Pour le moment (j’espère avoir tort d’ici la fin de Legend of the Blue Sea ou Goblin), pas un seul ne m’a emportée. Les coréens ne savent pas encore jongler avec cette nouvelle manière de produire, il faut croire. Uncontrollably Fond, The K2… On enchaîne les désastres.

Pour moi, Descendants of the Sun était donc loin d’être mauvais, mais il n’était pas non plus à la hauteur de son succès international. Cela dit, je ne vais pas mentir, passer 16 heures à regarder Sung Joon Ki être badass/sexy/charmeur n’a pas été très difficile…


En deux lignes

Les + La hype qui a entouré ce drama

Les – La hype qui a entouré ce drama


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