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Les Rattrapages 2018 – Just Between Lovers / Jugglers / Something In The Rain / Life On Mars / Wok Of Love

Publié par Asiandramas

Bonjour à tous ! Après une longue période creuse, je suis de retour en coup de vent ^^ Et je suis ravie de partager avec vous quelques visionnages de ces derniers mois.


Just Between Lovers

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9/10

Premier coup de coeur de l’année 2018. Just Between Lovers est d’une sobriété et d’une sensibilité rares, qui en font un drama assez différent de ce qu’on a l’habitude de voir. J’avais quelques réticences à lancer le drama au vu de son aspect tragico-dramatique, mais bien plus qu’un mélodrame, c’est vraiment une histoire humaine, pleine de sensibilité et de justesse que l’on découvre à travers deux personnages que la vie n’a pas épargnés. Et beaucoup plus qu’une ode aux larmes, je l’ai vécu comme un beau message d’espoir et de lumière dans un monde écorché et rempli d’injustices.

L’héroïne, Moon-Soo, est solaire. D’une simplicité et d’une modestie touchante, elle est une battante qui illumine le drama par son sourire et sa force de volonté. Une très belle découverte que Won Jin-Ah, que j’espère suivre de près. Lee Jun-Ho est également impressionnant dans le rôle de Gang-Doo. Je suis bluffée par la capacité des deux acteurs à laisser transparaître juste ce qu’il faut d’émotion, sans jamais en faire trop. Beaucoup d’émotions se passent de mots, et les acteurs font un travail formidable. La romance était splendide : une histoire d’amour douce-amère pleine de tendresse et de mélancolie qui m’a rendue ultra addict. L’écriture est très juste du début jusqu’à la fin – un petit bémol cependant sur le twist final, que j’aurais aimé être moins « facile ». Je félicite également la réalisation, à l’image du drama : sobre et élégante, toujours soignée avec des belles images et une bande-son superbe.

Just Between Lovers est donc mon premier coup de coeur de l’année et me laisse une impression de plus en plus forte au fil des mois après son visionnage. Pas forcément le drama le plus facile à regarder -si vous cherchez une rom-com estivale, passez votre chemin- mais c’est une aventure intense et humaine à vivre.


Jugglers

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7,5/10

Dans sa globalité, Jugglers est un office drama assez classique, conforme à ce que l’on en attend : une jolie romance, de la comédie, des personnages secondaires sympathiques, quelques obstacles d’ordre professionnels, quelques bâtons dans les roues de la romance, bref, rien que du classique. Un drama léger et romantique qui se regarde bien.

Mais je tiens à souligner cette belle surprise qui m’a particulièrement marquée : Jugglers se démarque beaucoup par sa romance. Conformément aux attentes vis-à-vis d’un tel drama, je voulais une jolie romance classique. Finalement j’ai eu une jolie romance pas si classique que ça, et même carrément géniale. Ce que j’ai trouvé fantastique, c’est la solidité du couple principal : face aux vents et marées, leur confiance mutuelle est inébranlable, le tout avec un réalisme et naturel déconcertant. J’appréhendais beaucoup les divers obstacles qu’allaient rencontrer le couple principal, et finalement j’ai été agréablement surprise par la fluidité de l’écriture, qui balaye d’un revers de main toute frustration ou malentendu qui auraient pu faire basculer le drama dans les pièges des rom-com classiques.

Alors merci Jugglers pour avoir su créer un couple principal aussi adorable (après tant d’années, je me rends compte que je suis toujours aussi fan de Daniel Choi). Les 16 épisodes se sont enfilés comme des petits pains et je garde un très bon souvenir du drama.


Something In The Rain / Pretty Noona Who Buys Me Food

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7/10

Addict. Ce drama m’a rendue complètement addict sur sa première moitié. J’en venais à actualiser les sites compulsivement pour me jeter dès la première heure sur chaque nouvel épisode ^^ C’est que la façon dont cette romance se construit est juste géniale. Je ne peux que faire honneur aux deux acteurs qui portent le drama : Son Ye-Jin et Jung Hae-In sont géniaux. Ils ont créé une romance à faire battre les coeurs, et je me remets à peine de leur alchimie incroyable. L’écriture de la romance, beaucoup plus mature et réaliste, est aussi un régal.

Dommage que la deuxième partie du drama se plante sur l’écriture. On va de frustration en frustration : on partait d’un couple hyper honnête et direct au début, puis on finit sur un couple qui ne communique plus, qui va d’incompréhension en incompréhension, le tout cumulé à des obstacles externes qui donnent envie de s’arracher les cheveux. Frustrant, à la fois pour les personnages, à la fois pour les spectateurs. Je suis également un peu déçue par l’aspect professionnel : [SPOILER] le sujet du harcèlement sexuel au travail était tellement intéressant, comment la conclusion peut-elle être aussi frustrante et peu aboutie ? (ceci dit, c’est malheureusement une forme de réalisme dans l’écriture, le non-aboutissement de cette lutte) [FIN SPOILER]

Mon bilan est donc un entre-deux : j’ai aimé passionnément, puis la passion est retombée. Something In The Rain n’en reste pas moins un drama qui m’a tenu accrochée à mon écran tout au long de ses 16 épisodes. Une maturité rare, une justesse et un réalisme frappant, qui en font un drama pas forcément excellent, mais en tout cas un must-see.


Life On Mars

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8,5/10

Je le termine à peine et c’est dingue à quel point je suis triste de quitter cet univers. Tout en étant un thriller / policier solide et passionnant, Life On Mars a su créer un univers dont le spectateur s’imprègne. De quitter cette bande de joyeux lurons et cette ambiance rétro 80’s m’a fait un vrai pincement au coeur.

Là où Life On Mars se distingue des autres dramas du même genre, c’est qu’il a beau être avant tout un drama policier drivé par ses enquêtes, il y a un véritable aspect chaleureux, convivial et humoristique qui conquiert autant le héros que les spectateurs. On passe tout le drama à se poser mille questions mais finalement, on se rend compte que ça n’a pas tant d’importance par rapport à l’émotion que l’on ressent face à ces personnages. Et si la fin peut être un peu frustrante -parce qu’elle nous laisse un éventail d’hypothèses à élucider soi-même- finalement, peu importe : c’est la meilleure conclusion que l’on aurait pu espérer.

Un vrai chapeau bas pour le casting : Jung Kyung-Ho prouve une fois de plus à quel point il est un acteur d’exception. Combiné à Park Sung-Woong et Go Ah-Sung… Que demander de plus ? Une aventure passionnante, et pas une seule fausse note de A à Z.


Wok Of Love / Greasy Melo

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9/10

Second coup de coeur de l’année. J’ai immédiatement reconnu la patte des scénaristes de Miss Korea. J’ai de suite reconnu cette capacité incroyable à créer des personnages forts, à les mettre sur le devant de la scène les uns après les autres tout en créant un noyau d’interactions qui fonctionne du tonnerre. J’admire cette façon de combiner un réalisme frappant dans un univers un brin léger et décalé, j’adore cette écriture et je suis sous le charme de ce drama.

Pourtant, on pourrait facilement être stoppé par les premiers épisodes : une multitude de personnages inconnus qui se succèdent, une façon étrangement perchée d’introduire l’histoire. L’entrée en matière est déstabilisante, et si elle peut être vue comme intrigante – comme cela a été dans mon cas – elle peut aussi décourager à lancer la suite. Mais la suite en vaut la chandelle.

Il est presque difficile de décrire ce qui fait de Greasy Melo un drama aussi particulier : des personnages géniaux ? Une écriture solide et mature ? Des interactions honnêtes ? Ce sont là des choses que l’on retrouve dans bon nombre de dramas, et pourtant Greasy Melo a quelque chose de très différent. Peut-être la force des personnages : l’héroïne Sae-Woo (wouah, quelle femme), le gangster Chil-Seong (wouah, Jang Hyuk)… En plus d’être bien écrits, il émane une vraie force de leurs personnalités, qui trouve leur source autant dans l’écriture que dans les acteurs. En contrepartie, le héros Seo Poong paraît plus fade que les autres, car il incarne un héros assez classique finalement (même si j’adore Lee Jun-Ho et j’ai adoré Seo Poong).

En bref, je suis conquise. Ce n’est pas tant la romance, ni la cuisine, ni la quête de revanche qui m’ont tenue scotchée devant les 38 épisodes (de 30 minutes). L’histoire était super, la romance était géniale, l’intrigue était bien ficelée, mais tout ceci est un socle solide permettant de savourer l’essentiel : tous ces personnages et leurs interactions, cette ambiance, cet humour, cette complicité incroyable qui se tisse entre tout le monde – les gangsters, le staff, la famille.

Je recommande ce drama les yeux fermés. Et gare aux envies folles de :

  • manger des jajangmyeon à l’infini (c’est une véritable torture ^^),
  • devenir un gangster pour avoir la classe :

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C’est tout pour aujourd’hui ! J’essaie de vous pondre prochainement une deuxième partie des rattrapages, avec au programme : I’m Not A Robot, My Golden Life, What’s Wrong With Secretary Kim.

Actuellement en cours de visionnage : Mr. Sunshine et Thirty But Seventeen.

Et vous, quels sont vos derniers visionnages ?
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Les Rattrapages – Cheese In The Trap / Oh My Venus / Love Me If You Dare / Misaeng

Publié par Asiandramas

Beaucoup l’auront remarqué, j’ai été quasi-inexistante dans la dramasphère ces derniers temps, faute d’un rythme de vie assez soutenu qui me laisse peu de temps pour visionner des dramas, et ne parlons même pas d’écrire des articles ^^

J’ai quand même très envie de vous parler des quelques dramas que j’ai eu l’occasion de voir et qui, pour la plupart, m’ont rappelé pourquoi 10 ans plus tard, ma passion pour les dramas n’a jamais faibli ^^


Cheese in the Trap (2016)

7,5/10

Cheese In The Trap est inégal. A la fois certains épisodes pouvaient me rendre folle de passion et d’addiction tandis que d’autres épisodes me laissaient partagée. Sans parler de cette fin, complètement bâclée, qui vient faire tâche sur un drama pourtant extrêmement intelligent et original et qui aurait pu être un bijou.

Je crois que la principale chose qui m’ait dérangée dans ce drama, c’est la quantité de choses « malsaines » du scénario : à la fois dans les personnages, à la fois dans les intrigues, il y a un bon nombre de choses qui m’ont mise mal à l’aise. A commencer par le héros Yoo Jung : on a quand même, en guise de héros, un parfait psychopathe. C’est aussi ce qui fait que la fin est un fiasco : l’incapacité du scénario à expliquer et à creuser cette partie de sa personnalité, pour permettre aux spectateurs de le pardonner -ou au moins de le comprendre.

Et laissant la partie Yoo Jung de côté, je suis également mal à l’aise sur les intrigues : entre l’autre illuminé Oh Young Gon, l’introvertie tarée Son Min Soo… Le drama donne un ton se rapprochant de la rom-com mais il ne se passe que des choses relativement pesantes. C’est peut-être aussi pour ça que Baek In Ho, le second lead, est devenu pour moi le rayon de soleil du drama au milieu d’un tas de nuages grondants.

J’ai beau pointer les choses négatives, je tiens à insister sur le fait que j’ai trouvé ce drama formidable. Si l’on met de côté les intrigues un peu malsaines, j’ai trouvé les personnages et le scénario d’une intelligence rare, qui fait que les personnages ont toujours des réactions d’un bon sens surprenant : qu’est-ce que ça fait du bien ! La romance m’a également rendue addict ^^ Non seulement Yoo Jung mais aussi le second lead In Ho, difficile de trancher entre les deux tellement ils sont formidables, chacun dans leur genre.

Les épisodes s’enfilent sans voir le temps passer -j’ai enchaîné le drama dans une période particulièrement chargée, ce qui est quand même très parlant ^^- et malgré les parties de scénario qui m’ont moins plu, je n’ai jamais senti de creux et je n’ai jamais été déçue -sauf la fin évidemment.

Bref, Cheese In The Trap est donc une belle découverte. Dommage pour la fin bâclée, dommage pour les choses qui restent en suspend et qui, si elles avaient été traitées de la même façon que le reste, auraient pu faire du drama une réussite complète. Néanmoins, le casting formidable (coup de coeur pour l’actrice principale Kim Go Eun) ainsi que l’intelligence de l’écriture font que le drama n’est peut-être pas un incontournable, mais en tout cas un must-see !


Oh My Venus (2015)

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7/10

Oh My Venus est une comédie romantique très classique. Classique oui, mais qui ne l’empêche pas d’être une bouffée d’air frais, d’humour, de bonne humeur et d’eye-candy qui fait qu’on en ressort, certes pas transcendé parce que c’est loin d’être un drama inoubliable, mais en tout cas satisfait, et c’est tout ce qu’on peut demander d’une bonne comédie romantique.

Premier atout : son casting. Shin Min Ah est, comme d’habitude, belle à ravir et juste adorable ❤ Tandis que So Ji Sub est à s’en décrocher la mâchoire. Un couple principal partageant une alchimie folle sur laquelle le drama ne lésine pas.

Second atout non-négligeable : la simplicité du scénario. Oh My Venus est une rom-com, et dieu merci, son scénario ne va jamais chercher plus loin que le devrait une rom-com. Ce qui permet au drama de rester léger, simple, pas prise de tête et c’est tout ce qu’on lui demande. Conclusion : pas de noble idiotie, pas de malentendus, pas de conflits inutiles ni les complications qui vont avec.

En somme, si Oh My Venus est loin d’être un drama qui sort du lot, il a néanmoins tous les ingrédients essentiels à une comédie romantique pour faire passer un bon moment. Et notamment un casting extrêmement sexy ^^


Love Me, If You Dare (2015)

9/10

Waouh. Un sacré drama que Love Me, If You Dare qui m’a tenue scotchée à mon écran le long de ses 24 épisodes. Je me suis enfilée le drama en 3 jours et autant, ça m’arrive d’être addict à des dramas pas forcément incroyables, mais là c’est du grandiose.

Love Me, If You Dare est un excellent thriller / drama policier, tout en offrant une romance aussi belle qu’elle est subtile, drôle et mature. Et le drama offre surtout des personnages absolument géniaux. Je suis en extase devant Jin Yan, le héros, non seulement parce que Wallace Huo est à s’en décrocher la mâchoire, mais surtout parce qu’il porte son personnage de manière grandiose. J’adore sa froideur, son snobisme complètement assumé qui rendent son personnage à la fois impénétrable pour ses ennemis mais aussi tellement drôle et attachant d’un point de vue relationnel.

J’ai eu également un vrai coup de coeur pour l’héroïne Jian Yao -elle m’a faite réaliser que, même maintenant, les héroïnes aussi intelligentes et débrouillardes restent malheureusement rares à Dramaland. Le couple principal marche à merveille et la romance fait des étincelles.

Côté intrigue, ce drama est passionnant : je me suis complètement prise au jeu à démêler tous les noeuds aux côtés des personnages. Dommage que la fin soit très rapidement expédiée -je ne suis même pas sûre d’avoir réellement compris le pourquoi du comment- mais la scène finale est tellement intrigante qu’elle m’en a fait oublier ma légère déception.

En somme, jetez-vous sur Love Me, If You Dare, qui est sans conteste un petit bijou dans son genre. Une réalisation impeccable (cet séquence d’opening : waouh !), des personnages excellents et une intrigue passionnante -malgré la précipitation de la fin. Un must-see.


Misaeng (2014)

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10/10

Bientôt deux ans que Nikilann me poursuit sans relâche pour que je regarde Misaeng… Et je comprends enfin pourquoi. Tellement splendide, tellement grandiose. Tellement proche de la vie qu’on en oublie que c’est un drama, non c’est même bien plus que ça. Misaeng est un parcours d’apprentissage de la vie, du travail, des valeurs, une aventure tellement ancrée dans la réalité que j’ai presque du mal à appeler Misaeng un « drama » parce que cette appellation lui impose un cadre qu’il dépasse largement.

De la subtilité des personnages à l’intelligence du scénario, tout est mené d’une main de maître. Misaeng, au fil de ses épisodes, arrive de façon toute naturelle à s’ancrer dans la vie des spectateurs, à nous donner l’impression d’avoir vécu avec ces personnages depuis des années. La justesse du scénario est également impressionnante, d’autant plus rare que les dramas qui ont pour thème le monde du travail sont en général bourrés de clichés, autant sur les « profils-types » que sur les rivalités entre collègues. Et Misaeng réussit, avec une simplicité déconcertante, à dépeindre le monde du travail tel qu’il l’est : sans jamais abuser sur les clichés, sans en faire des tonnes pour montrer qu’il y a du blanc et du noir chez toutes les personnes et toutes les situations.

Misaeng est donc une de ces pépites qui ne voient le jour que trop rarement. Je ne développerai pas plus ici, le superbe article de Nikilann le fait suffisamment bien ^^

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Les Rattrapages – Twenty Again et Yong Pal

Publié par Nikilann
relu et corrigé par Maaki
Hello tout le monde !
A nouveau blog… nouveaux rattrapages (et il va y en avoir un tas parce que la liste des dramas en retard est plus longue que mon bras ! C’est le problème quand Cowblog vous lâche et que la vraie vie commence à prendre tout votre temps…)
Mais je n’abandonne pas.
Sur ces mots, voici deux dramas qui m’ont marquée : le premier parce que je n’en attendais rien et qu’il m’a donné beaucoup, le second parce que j’en attendais tout, qu’il m’a tout promis… et qu’il a tout planté.

Twenty Again : 9/10
Yong Pal : 5/10


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Je crois que je n’ai jamais vu un drama au scénario si épuré. Il ne se passe rien de spécial dans Twenty Again. Il n’y a pas de secret de naissance, de parentés tragiques. Il n’y a pas de parents infernaux, de gamins ingrats. Il n’y rien d’autre que cette femme, Ha No Ra, qui se redécouvre et réapprend à s’aimer. Ce drama, c’est sa vie. Et… c’est tout.

Il ne se passe rien dans Twenty Again, pourtant, ce drama est passionnant. Voire addictif passé l’épisode 8 ! Je ne me suis jamais ennuyée une seconde. L’émotion coule de source. Je voulais juste voir Ha No Ra faire des choix, s’affirmer. Je voulais juste la voir faire face à la société et se battre contre les idées préconçues. Je voulais la voir blâmer les bonnes personnes (dieu sait que ça n’arrive jamais dans les dramas !). Je voulais voir Cha Hyun Seok et ses petites fossettes dès qu’il la regarde. Son attitude de gamin. Mieux, leur attitude de gamins.
Ils sont a-do-ra-bles. Ils sont stupides et pré-pubères lorsqu’ils sont ensemble, c’est dingue. Ils sont trop mignons quand ils se disputent.

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Voir Ha No Ra (jouée par Choi Ji Woo) avancer dans son périple au fur et à mesure des épisodes est profondément gratifiant. Je pense que c’est la force d’identification de ce drama qui le rend si prenant. Il a beau parler d’une femme qui a 38 ans, il s’adresse aux plus jeunes comme aux plus âgés. J’avais envie de ne pas perdre une seconde de ma vie en regardant le drama. J’avais envie de vivre mes rêves. Vivre pour ce qui est important pour moi.

Twenty again parle de se découvrir soi-même, de vivre pour soi-même avec une sensibilité tellement rare que la recette fonctionne. Ha No Ra irradie si fort qu’elle inspire tous ceux qui l’entourent (spectateur compris). [SPOIL] Que ce soit en amour ou en travail : Min Soo qui se libère de l’influence écrasante de son père, Go Soon Nam fonce professionnellement et en amour (héhé, j’étais trop contente. J’espérais que ça arriverait depuis le début. C’était évident qu’ils s’entendaient trop bien tous les deux.) Quand à Cha Hyun Seok, elle ne l’a pas inspiré lorsqu’elle avait 38 ans mais lorsqu’elle en avait 18. Au point que ça vie personnelle reste terne pendant 20 ans avant qu’il la retrouve ^^. Badass. [/SPOIL]

Quant à Cha Hyun Seok… que dire sinon que j’en veux un pour Noël ? ^^ Moi qui ai toujours été très indifférente à Lee Sang Yoon, dans ce drama, clairement, j’ai changé d’avis. [SPOIL] Stalkeeer forever :3 [/SPOIL]

Mais le plus fort dans Twenty Again, c’est d’avoir réussi à rendre sympathiques et drôles le mari, incroyablement interprété par Choi Won Young et sa maîtresse Kim Yi Jin. Non seulement le drama m’a très bien fait comprendre pourquoi le couple  Won Young-No Ra était dysfonctionnel et pourquoi il s’était éloigné d’elle. Mais il m’a aussi fait comprendre Kim Yi Jin avec une facilité déconcertante. J’ai adoré tous les personnages du début à la fin. Jamais les situations ne font forcées ou artificielles. Simplicité est vraiment le mot clé de Twenty Again et c’est ce qui fait sa réussite. [SPOIL] La manière dont la perversion narcissique était exploitée m’a aussi beaucoup plu. Je connais un peu ce cas psychologique, beaucoup plus commun qu’il n’y paraît et le drama l’a parfaitement mis en scène. Kim Woo Cheol aspire la vie et l’énergie de Nora, il aspire la vie de son fils. C’est ce que font les pervers narcissiques sans jamais se remettre en cause et sans jamais accepter qu’ils en sont. La manière dont il fait culpabiliser No Ra sans qu’elle réalise que ce n’est pas elle qui est en tort (lorsqu’il lui reproche d’être ignorante par exemple) est aussi typique. Parce qu’un pervers narcissique devient le monde pour celui qui l’aime et entretient cette dépendance malsaine. Bref, sans en faire trop, le drama a parfaitement utilisé la psychologie pour façonner ses personnages. [/SPOIL]

La seule chose qui m’a un peu crispée, c’est la relation entre le fils de No Ra, Min Soo, et sa copine, Oh Hye Mi. C’était très bizarre. A la fois ils disaient des choses qui me semblaient sensées, à la fois je me disais que vraiment, une fille comme ça, pitié, non. Elle a une manière de faire, pour obtenir ce qu’elle veut, qui est très égoïste. Mais bon, j’ai beaucoup aimé leurs dernières scènes donc même eux sont remontés dans mon estime !

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Twenty Again ne s’est trompé nulle part, sauf pendant l’épisode 15. J’ai eu beau comprendre pourquoi ce qui se passait se passait, ça ne m’a pas empêchée d’être un peu agacée. [SPOIL] Surtout quand Cha Hyun Seok était aussi honnête et simple. Je comprends pourquoi elle le repousse mais franchement Ha No Ra… Le moment où elle lui sort qu’il n’est pas son type et qu’elle n’aime pas les fossettes… hahaha. Elle est tellement cramée. [/SPOIL]

Twenty Again, c’est une dose de bonheur. On rit, on sourit, on exulte. Tout du long. Jusqu’à la fin. Fin qui est parfaite. Simple. Belle. Evidente.


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Yong Pal 용팔이

Déception. Une telle déception.

Je ne sais pas ce qui me déçoit le plus. L’échec d’un drama qui partait pourtant bien ? L’échec d’une histoire qui promettait beaucoup ? L’échec, encore, de Joo Won ? Je suis déçue au point d’en être presque dégoûtée. J’ai la sensation de m’être fait avoir. On m’a tendu cinq bonbons, on m’a promis du rêve, de l’aventure et du badass. Puis on m’a balancé à la figure une intrigue sans saveur, sans logique et des personnages incohérents.

Les quatre premiers épisodes étaient vraiment bien. Le temps passait vite. Visuellement, c’était magnifique. Il n’y avait quasiment que Joo Won à l’écran. Le drama était parfaitement rythmé et l’intrigue avançait à grands pas.
Apparemment, elle avançait à de trop grands pas. [SPOIL] Je crois que le drama a été présomptueux et a perdu de vue son objectif. Yong Pal cesse d’être Yong Pal dès l’épisode 5, parce que sa seule raison d’aller sauver des gangsters est de gagner l’argent pour sauver sa soeur. Une fois l’argent débloqué, il n’a plus aucune raison d’être Yong Pal. Et le drama n’a plus de raison d’être du tout… Il aurait du s’appeler « La Vengeance de Yeo Jin ». Là au moins on serait restés dans le thème. [/SPOIL]

Je suis déçue par Joo Won et ses projets. En dehors de Gaksital et, dans une moindre mesure, Ojakgyo Brothers et King of Baking, Kim Tak Gu, aucun de ses dramas n’a vraiment été bon. Good Doctor était fade, Nae Il’s Cantabile aussi et nous avons tous promis pour notre santé mentale d’oublier 7th Level Civil Servant. Pourtant, son jeu est toujours irréprochable ! Il est extraordinaire dans tous ses rôles. Il est capable d’ancrer de réalisme le personnage le plus absurde et de rendre agréable le pire des connards. C’est un don. Même dans Yong Pal, il livre une prestation absolument géniale.

Le problème n’est pas dans son jeu, il est dans l’écriture du drama. Yong Pal (Kim Tae Hyun de son vrai nom) est charismatique au début du drama. Il a une prestance et un caractère fort. Il a même le cerveau et les pensées qui vont avec. Et puis passé l’épisode 7, il tombe amoureux et il devient débile. (Note : l’inversion est marrante, quand même. D’habitude, c’est plutôt le personnage féminin qui s’efface lorsque la romance prend racine ^^). Enfin, il ne devient pas tant débile que complètement inutile. Il est en arrière-plan en permanence, là juste pour être mignon, gentil et soutenir l’héroïne, même quand celle-ci fait n’importe quoi. Tout son caractère, tous ses buts s’évaporent. Et ne parlons pas de sa double vie ! [SPOIL] Cette fin ! Mais pourquoi ? Pourquoi Yeo Jin l’appelle soudainement Yong Pal alors qu’il n’est plus Yong Pal depuis l’épisode 5 ? On ramène même un autre Yong Pal… ça n’a aucun sens. C’est un artifice pour faire écho au nom et c’est ridicule. [/SPOIL]

Dans Nae Il’s Cantabile, j’avais critiqué le fait que le drama porte le nom de Nae Il mais tourne complètement autour de Joo Won. Dans Yong Pal, c’est complètement l’inverse. Le drama devrait tourner autour de Yong Pal. C’est le cas pendant 4/5 épisodes. Et puis bam : adieu le badass sauveur des gangsters, bonjour l’homme au foyer.

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Je suis déçue. Je savais qu’avoir Kim Tae Hee au casting allait tout faire planter. Bizarrement, ce n’est pas venu directement d’elle : elle a plutôt bien joué dans la seconde partie du drama (en tout cas, bien mieux que ce que j’attendais). Mais c’est bel et bien venu de sa popularité et de son statut de plus belle femme de Corée. Dire que l’extension de deux épisodes a tué le drama serait faux : il était mort bien avant cela. Mais clairement, ça n’a rien arrangé : les deux derniers épisodes sont encore plus vides de sens que les précédents.
De plus, j’ai eu l’impression qu’on avait changé de réalisateur en cours de route. Le drama était tellement travaillé visuellement, vraiment très beau dans les premiers épisodes. Puis… plus rien.

Le personnage de Yeo Jin était vraiment très original. Il était juste mal écrit. Il y avait un gros problème de logique dans les actions et les réactions des personnages. Yong Pal voulait être un drama psychologique, mais la scénariste n’avait pas deux sous de psychologie. Si dans sa vie, les gens agissent comme ils agissent dans ce drama, il y a un sérieux souci. Je n’en revenais pas d’à quel point le meurtre est banalisé. [SPOIL] On atteint un niveau d’absurdité sans égal à ce niveau là ! L’héroïne est une double, triple, quadruple (?) meurtrière et tout le monde est en mode « oh la pauvre, on a essayé de la tuer, c’est normal » ??? WTF ! Les médecins sont des meurtriers, les directeurs sont des meurtriers… tout le monde est un meurtrier. Le pire, quand même, c’est le conseil d’administration à la fin qui passe son temps à rire de la future mort de Yeo Jin. On atteint un niveau de cruauté inimaginable. Aucun humain normalement constitué ne réagirait de cette manière. On ne peut pas se réjouir en riant comme un gamin de la mort lente, douloureuse et programmée d’une personne que l’on connaît, même si elle vous a humilié. Le seul dont j’accepte le rire, c’est l’homme de main : il est de toute façon taré et peut rire comme un maniaque tout en restant crédible. Enfin, la vengeance de Chae Young n’avait aucun sens. « Je te tue parce que tu as tué mon mari que j’ai toujours détesté, que je n’ai jamais aimé, et dont j’ai toujours essayé de contrecarrer les plans ? » Non mais y a un moment, faut arrêter les conneries quoi. D’autant plus qu’elle se fait finalement arrêter, sans un mot, sans une explication avec pour seul adieu, le reflet de sa honte dans le regard de Tae Hyun. Je crois que c’est l’une des pires choses pour moi dans ce drama. Chae Young était un magnifique personnage. Elle était passionnante jusqu’à ce quelle décide de se venger sans raison ou but valable. Qu’une fin pareille lui soit réservée, c’est rageant ! [/SPOIL]

La seule chose que j’ai vraiment appréciée dans Yong Pal, ce sont tous les personnages secondaires adorables qui soutiennent Tae Hyun en étant, gentils, humains et normaux. [SPOIL] Quand les infirmières et son garde du corps se foutent de lui parce qu’il n’a toujours pas sorti la bague, j’ai eu l’impression d’enfin retrouver un univers normal. Avant que le père de Sung Hoon débarque et ne fasse tout foirer, bien sûr. [/SPOIL] Ils étaient la bouffée d’air frais de ce drama.

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L’infirmière super creepy

Les absurdités sont vraiment légions. Yong Pal est un monde où on peut faire tout et n’importe quoi quand on est riche. Où Yeo Jin, quoi qu’elle fasse, finira toujours à moitié morte dans Hanshin Hospital (le seul hôpital pour les gouverner tous). Un monde où les patients de Tae Hyun ne meurent jamais. Où être policier n’a aucun sens [SPOIL] Je ne comprends pas. Je ne comprends juste pas l’intérêt du flic dans Yong Pal. Au début, c’est un obsédé qui veut l’attraper. Il change d’avis subitement après avoir reçu un pot de vin (best pot de vin ever. Contrairement aux policiers, les gangsters ont la classe). Puis il devient le laquais de Tae Hyun et répond au moindre de ses coup de fils, le tout en contournant la loi de manière franchement illégale. Encore une fois… WTF ??? Mais on n’est plus à ça près. [/SPOIL]. Un monde où la médecine ne soigne pas les gens, mais les tue [SPOIL]Franchement, je n’ai jamais vu un drama médical où on compte autant de morts [/SPOIL]. Un monde où Yong Pal n’est plus Yong Pal mais continue d’être appelé Yong Pal.

Conclusion ? Kim Tae Hee n’aurait jamais du se réveiller.


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