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Goblin 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Publié par Asiandramas

L’histoire

Kim Shin (Gong Yoo) est un goblin. Puni par les dieux pour avoir versé trop de sang et pris trop de vies humaines, alors qu’il était un commandant de guerre à l’époque Goryeo, il erre, immortel et 900 ans durant, à la recherche de sa future épouse : l’humaine qui pourra le libérer de son immortalité pour qu’il puisse enfin retourner à la poussière.

Le chemin de Kim Shin croise celui d’un Faucheur (Lee Dong Wook), dont le métier est d’emmener les morts vers l’au-delà. Il fait aussi la rencontre de Ji Eun Tak (Kim Go Eun), une lycéenne qui voit les morts et qui semble être née pour devenir l’épouse de Kim Shin…


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La fiche

Noms alternatifs Goblin : The Lonely and Great God / The Lonely, Shining Goblin
Période de diffusion 2 décembre – 21 janvier 2017
Episodes 16 (70 min)
Genre Romance, Fantastique

Casting
Gong Yoo as Goblin / Kim Shin
Lee Dong Wook as Grim Reaper
Kim Go Eun as Ji Eun Tak
Yoo In Na as Sunny


La note

7/10


L’avis

Goblin me laisse avec à la fois un sentiment d’émerveillement et de frustration :

  • de l’émerveillement parce qu’il est difficile de passer à côté : du scénario aux jeux d’acteurs, de la réalisation splendide à la beauté de l’écriture… Goblin n’a pas besoin de justifier pourquoi il a déchaîné les audiences sur tvN ;
  • mais aussi de la frustration, parce que malgré les indéniables qualités du drama, Goblin m’a laissée sur un fort sentiment d’incompréhension -l’écriture des 2-3 derniers épisodes me laisse confuse- et surtout d’aboutissement à mi-chemin.

Je suis notamment restée un peu insensible à la romance -et vu la quantité de temps qu’on passe dessus, c’est dommage. Sur le papier, elle est irréprochable mais dans les faits, elle a beau traverser le temps et l’espace, il lui manquait quelque chose. Une alchimie plus forte entre les deux acteurs ? Une étincelle qui lui aurait donné un poil plus de passion ? Je ne saurais pas mettre le doigt sur ce qu’il manque, mais j’ai eu du mal à m’investir dans cette romance.

Finalement, ce sont Goblin et Grim Reaper qui portent le drama sur leurs épaules, à la fois séparément, à la fois ensemble et surpassent de très loin toutes les autres relations existantes. Relations qui, selon les axes, m’ont paru étrangement fades -la relation entre Kim Shin et Sunny, censée être émotionnellement intense mais quasi-oubliée de l’écriture, la relation entre Grim Reaper et Sunny qui, malgré tout le potentiel, reste tellement plus forte dans le passé que dans le présent.

Je suis à la fois surprise et frustrée par l’écriture. Elle est capable de faire passer tant d’émotion, mais pas dans les moments où je m’y attendais : j’ai été infiniment plus émue par les instants et personnages « passagers » que par les protagonistes pourtant permanents. Ces scènes passagères de personnages que l’on croise le temps de quelques minutes, souvent aux portes de la mort (le vieil homme et son chien ; l’enfant devenu vieil homme remerciant Kim Shin, le second de Kim Shin cherchant un travail) m’ont faite pleurer d’émotion à chaudes larmes. Je ne sais pas si le drama aurait dû mettre plus l’accent sur ces histoires éphémères, en tout cas ce sont en elles que j’ai trouvé mon lot d’émotion, bien plus que les protagonistes finalement.

Autre point qui me laisse complètement indécise : la fin, ou plus généralement la partie finale du drama qui me laisse confuse. Certains tournants dans les 2-3 derniers épisodes restent pour moi complètement obscurs [SPOILERS] -pourquoi ce recouvrement de mémoire aussi soudain qu’inexpliqué ?- tandis que la fin est d’une tristesse sans nom : l’aboutissement le plus triste qui soit, maquillé derrière un semblant de happy ending. Comment parler de happy ending, quand on sait que Kim Shin va attendre pendant des siècles chaque renaissance de Eun Tak, jusqu’à la quatrième puis il se retrouvera seul pour de bon pour l’éternité ? Un dénouement si beau, mais tellement, tellement triste dans sa signification. [FIN SPOILERS]

Mais maintenant qu’on a fait le tour des frustrations, place aux points forts… et c’est que le drama n’en manque pas.

Goblin et Grim Reaper portent vraiment le drama sur leurs épaules. Une drôle de bromance déjà mythique, caractérisée par des barres de rire, de l’émotion à gogo et des apparitions qui donnent des frissons (fin de l’épisode 2 : wahou / auto-parodie dans l’épisode 10 : des barres de rire !). Il est difficile de décrire à quel point ces personnages sont formidables, ensemble et séparément.

Je tire notamment mon chapeau (dry cleaned !) à Lee Dong Wook. Je ne l’avais jamais trouvé très bon acteur lorsqu’il s’agit d’être émotionnel mais Grim Reaper était juste parfait : à la fois hilarant -je ne compte plus le nombre de fous rires-, à la fois poignant, à la fois d’une classe à couper le souffle.

J’ai moyennement adhéré à son axe romantique avec Sunny : les interactions du début étaient drôles mais deviennent étrangement fades et répétitives au fur et à mesure que la lumière est faite sur leur passé. A l’inverse, j’aurais vraiment aimé en voir plus sur eux à l’époque Goryeo -ils avaient un vrai potentiel à me faire rêver, dommage qu’on en voit si peu.

Encore une fois, je suis séduite par Kim Go Eun, elle dégage un charme fou. Ji Eun Tak respire la vie -alors même que tout autour d’elle est lié à la mort- et c’est contagieux. Spontanée, comme pourrait l’être toute lycéenne de son âge, mais loin d’être bête, j’adore la façon dont elle pousse Kim Shin dans ses retranchements et chamboule tout dans la vie rangée au millimètre près du Goblin immortel ^^

Kim Shin, alias Goblin, était fantastique. Je redécouvre complètement Gong YooCoffee Prince et One Fine Day ne m’en ont pas laissé un souvenir particulièrement mémorable (et surtout, c’était il y a dix ans)- et…wahou. Un vrai moulin à émotions que ce Goblin : touchant, drôle, stable et lunatique à la fois, si mature et si enfantin à la fois. Avec son regard tellement expressif, il me faisait passer du rire aux larmes en quelques secondes : ses interactions avec l’héroïne sont émouvantes, ses interactions avec Grim Reaper sont tantôt hilarantes, tantôt intenses, ses interactions avec les personnages éphémères m’ont faite pleurer comme une madeleine.

Comme je l’ai déjà dit, je reste globalement un peu mitigée sur la romance : j’ai adoré les personnages individuellement, mais leur couple manquait de quelque chose.

Je suis partagée sur le personnage de Sunny. En tant que personnage propre, elle était vraiment super –Yoo In Na est géniale et apporte une vraie dynamique au drama- mais j’ai trouvé fade la manière dont ses axes sont exploités. Qu’il s’agisse de sa relation avec Goblin ou avec Grim Reaper, j’avais l’impression que ces relations n’ont jamais réussir à sortir de l’ombre du passé et s’imposer en tant que tel dans le présent. Finalement, je retiens plutôt sa relation avec l’héroïne, une amitié improbable à première vue mais tellement sympathique ^^

La réalisation est splendide : images, bande-son, Goblin est un bijou de cinématographie. Les scènes historiques, avec leurs bandes noires, donnent l’impression de regarder un film, tandis que l’OST est une tuerie (en boucle depuis que j’ai terminé le drama !).

Côté rythme, le drama démarre sur les chapeaux de roues (les premiers épisodes sont absolument…wouahou) et maintient un très bon rythme tout le long, malgré quelques coups de mou vers les épisodes 6-8, à un moment où la romance stagne plus que nécessaire.

En conclusion, je n’ai peut-être pas assez insisté dessus mais Goblin est un vrai bijou. Un scénario d’une grande finesse où l’émotion prend le spectateur à chaque seconde (mais aussi de l’humour irrésistible !). Le casting est génial –Gong Yoo, Lee Dong Wook font une paire phénoménale- et Goblin fait partie de ces dramas exceptionnels que j’aurai beaucoup de mal à oublier, malgré tout ce que je peux lui reprocher. Je ne peux pas m’empêcher d’être frustrée par quelques points, qui auraient pu être mieux ou en tout cas traités différemment ; néanmoins ce n’est pas de la frustration que Goblin laisse derrière lui mais un splendide sentiment de mélancolie -et une OST qui tourne en boucle dans ma playlist. Sans conteste un must-see de ces dernières années.


En deux lignes

Les + La magie du scénario, des acteurs, de l’humour, de la réalisation, de la bande-son

Les – Inégal – à la fois extraordinaire, à la fois frustrant selon les axes du scénario


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Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo 달의 연인-보보경심 – 려

Publié par Asiandramas

L’histoire

Remake du drama chinois Startling By Each Step / Bu Bu Jing Xin, lui-même adapté du roman du même nom écrit par Tong Hua.

L’héroïne est une jeune fille des temps modernes qui, suite à un accident, se réveille plusieurs siècles plus tôt, à l’époque Goryeo sous le règne du roi Taejong. A cette époque, elle s’appelle Hae Soo (IU) et sa cousine est mariée à Wang Wook, 8ème Prince de la famille royale (Kang Ha Neul). Après une période d’adaptation, Hae Soo crée rapidement des liens amicaux avec chacun des Princes et tombe amoureuse du 8ème Prince.

Mais le temps de la succession approche et Hae Soo ne se doute pas qu’elle va se retrouver en plein coeur d’une sanglante guerre au trône entre tous les Princes héritiers…


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La fiche

Période de diffusion 29 août 2016 – 1er novembre 2016
Episodes 20 (60 min)
Genre Romance, Historique

Casting
Lee Joon Ki dans le rôle de Wang So (4th Prince)
IU dans le rôle de Hae Soo
Kang Ha Neul dans le rôle de Wang Wook (8th Prince)


La note

5/10


L’avis

Après 20 épisodes assez riches en émotions, si je ne devais garder que deux mot pour résumer mon ressenti, ce serait définitivement : incohérence et frustration. Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo avait vraiment tous les atouts en main, et surtout un scénario déjà tout prêt ! Mais finalement, le plus gros souci du drama est son sérieux problème d’écriture. Ce n’est pourtant pas évident de se foirer dans l’écriture, alors même qu’il s’agit d’un remake d’un livre et drama à la base aussi bien écrit.

Globalement, j’ai eu, tout au long du drama, un sentiment d’inconsistance. J’avais constamment l’impression qu’ils ont choisi de reprendre l’histoire et l’écriture originelle, tout en essayant d’y intégrer le plus d’élements possibles pour rendre le drama… le plus « drama » possible : fan-service à gogo, bons sentiments, noble idiotie… Tant de choses qui n’existaient pas dans la version originelle, et qui, intégrées dans le drama, résultent en un flagrant manque de fluidité dans le scénario parce qu’on force des situations qui n’ont pas lieu d’être, ni de raison d’être.

Je crois que, côté inconsistance, la palme d’or revient au second lead Wang Wook (Kang Ha Neul) : juste WTF ? [SPOILER] D’un homme qui a le cœur sur la main au début, il devient du jour au lendemain méprisable par sa soif d’ambition, sans que le drama nous donne une justification suffisamment convaincante pour que ça soit cohérent. Et jusqu’au bout, le drama essaie pourtant de nous attendrir en nous montrant à quel point il souffre de sa situation (?) et à quel point son amour pour Soo est fort : WTF ! [FIN SPOILER] Aucune cohérence, aucune fluidité dans ce personnage complètement insipide, et de façon générale, ça se rapporte au drama entier.

Parlons quand même des points forts, parce qu’il y en a malgré tout. A commencer par la réalisation : une tuerie. La cinématographie est un régal pour les yeux : les costumes, les décors, les couleurs, les plans… J’ai rarement vu un drama aussi joli visuellement. Je suis également conquise par l’OST, les instrumentales sont absolument splendides.

Deuxièmement, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo fait partie des (rares) dramas dont la seconde partie est largement supérieure à la première. En comparaison aux 7 premiers épisodes du drama –qui étaient un enchaînement de scènes sans réel lien entre elles si ce n’est du fan-service- la suite devient beaucoup mieux. Il y a même des épisodes que j’ai trouvé vraiment bons -j’ai eu un vrai regain d’intérêt aux alentours des épisodes 8-9 (la cérémonie de la pluie) ou encore les épisodes sur la Concubine Oh– mais dans l’ensemble, mon semblant « d’addiction » (parce que c’était quand même une sorte d’addiction) était plus dû à la curiosité pure qu’à la passion. J’attendais les épisodes avec impatience chaque semaine, pourtant le drama n’a jamais cessé de me frustrer par son écriture bancale et son manque de fluidité.

Dernier vrai point fort du drama, c’est son héros Wang So qui, du début et jusqu’à la presque fin, ne m’a jamais déçue et a toujours été parfaitement en ligne avec lui-même. Je dis « presque fin » parce que [SPOILER] les derniers épisodes ont quand même réussi à le rendre un peu bizarrement lunatique… vu comme les précédents rois ont fini (d’ailleurs, on sent le manque d’inspiration flagrant dans la façon dont le scénario se débarrasse de tous ses rois), il faut croire que le trône rend définitivement fou [FIN SPOILER] mais dans l’ensemble, j’ai vraiment aimé ce personnage. Au milieu d’une multitude de personnages incohérents / sans intérêt / frustrants, Wang So se distingue à la fois par la profondeur de son personnage, mais aussi par l’excellent jeu d’acteur de Lee Joon Ki qui fait de l’ombre à tout le monde.

De façon générale, l’incompréhension m’a accompagnée tout au long du drama. Des scènes entières m’ont paru complètement incompréhensibles au vu du contexte, tandis que certains personnages n’ont jamais pris sens à mes yeux. Je n’ai jamais compris à quoi servait Woo Hee des Hubaekje (Seohyun) : ni son rôle, ni ses idées, ni la justification de sa présence dans le drama [SPOILER] alors ne parlons même pas de sa mort : je n’ai absolument rien pigé, quelqu’un peut m’expliquer ? ^^ [FIN SPOILER]. Je n’ai jamais compris le rôle ni le positionnement du 9ème Prince Wang Won (Yoon Sun Woo), tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Les personnages apparaissent, disparaissent, changent d’avis et de caractère du jour au lendemain sans que le scénario n’apporte aucun élément de justification. Pour dire, j’en suis carrément venue à affectionner la Princesse Yeon Hwa (Kang Han Na) -quasiment le seul personnage qui a le mérite d’être honnête avec elle-même et avec les autres tout au long du drama.

Bref, l’écriture du drama m’a laissée finalement plus perplexe qu’autre chose, parce que je n’aurais jamais cru me retrouver un jour face à un drama aussi bizarrement illogique.

Côté personnages, j’ai bien aimé l’héroïne Hae Soo. J’aime beaucoup la façon dont son évolution est menée : d’une naïve innocence à une horrible prise de conscience, lorsqu’elle commence à se rendre compte que l’Histoire est en train de s’écrire autour d’elle -à cause d’elle- et qu’elle est, d’une certaine manière, l’élément déclencheur d’une guerre pour le trône à laquelle elle ne peut qu’assister, impuissante. Le problème, c’est qu’elle ne devient pas le personnage le plus fun du lot -je ne compte plus le nombre de larmes qu’elle verse dans la seconde moitié- mais j’ai bien aimé Hae Soo jusqu’au bout, et puis IU fait preuve d’un jeu franchement excellent. Ce n’est pas évident de maintenir le niveau de Lee Joon Ki et elle relève le défi brillamment.

La romance est finalement le seul axe que j’ai suivi avec intérêt -à la base, j’étais plus partie pour suivre passionnément la guerre au trône, finalement, elle est tellement inconsistante que mon intérêt s’est reporté sur la romance. Malgré son manque de fluidité, j’ai trouvé cette romance intense -ou peut-être est-ce juste Lee Joon Ki qui a un regard intense- et elle avait quelque chose d’épique qui m’a investie à 100% du début jusqu’à la fin. Autant vous dire que de voir Lee Joon Ki le coeur brisé m’a un peu chamboulée aussi.

Je ne m’attarderai pas sur le reste -ça n’en vaut pas vraiment la peine. Dommage pour ce gâchis d’eye-candy : le casting est quand même sacrément bien fourni mais les personnages sont tellement inutiles / mal écrits / indigestes qu’on en oublie qu’ils sont beaux. Je m’amuse donc à vous présenter les membres de la famille royale (passez votre souris sur les photos pour des présentations plus poussées ^^) :

En conclusion, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo n’est, selon moi, pas un mauvais drama. Un mauvais drama est pour moi un drama qui ne capte pas mon attention, auquel je n’arrive pas à porter de l’intérêt ni à m’investir. Ce drama, au contraire, a capté toute mon attention et mon intérêt. Je me suis investie à fond mais il m’a frustrée, il m’a déçue, il m’a vendu du rêve et n’a pas vraiment su être à la hauteur. J’en sors donc avec un gros sentiment de frustration et d’incompréhension… mais à la fois un sentiment d’avoir vécu une histoire prenante et remplie d’émotions -pas forcément toutes positives.


En deux lignes

Les + Une réalisation splendide (visuelle et musicale), un Lee Joon Ki excellent

Les – Tout le reste… mais surtout une écriture complètement WTF


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One Percent Of Anything – 1%의 어떤것

Publié par Asiandramas

L’histoire

Remake de « One Percent Of Anything », drama coréen sorti en 2003.

Lee Jae In est l’unique héritier de l’empire SH Group. Patron tyrannique et imbu de lui-même, son grand-père désespère de voir la personnalité de son petit-fils changer pour le meilleur.

Kim Da Hyun est institutrice dans une école primaire. Un jour, elle vient à la rescousse d’un vieil homme en danger, qui n’est autre que le Président de SH Group, le grand-père de Jae In.

Dans l’espoir de voir son petit fils changer, il modifie son testament : pour que Jae In touche son héritage et prenne la tête de SH Group, il devra se marier avec Da Hyun…


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La fiche

Noms alternatifs Something About 1 Percent / One Percent Of Something
Période de diffusion 5 octobre 2016 – 24 novembre 2016
Episodes 16 (35-40 min)
Genre Romance, Comédie

Casting
Ha Suk Jin as Lee Jae In
Jun So Min as Kim Da Hyun
Kim Hyung Min as Min Tae Ha


La note

8,5/10


L’avis

Je suis conquise. Je ne sais pas si cela s’explique parce que j’ai terminé le drama il y a quelques heures à peine -avec un sentiment d’entière satisfaction- et que mon enthousiasme va retomber d’ici quelques jours… Ou si cela s’explique tout simplement parce que One Percent Of Anything est une des rom-com les plus sympas que j’ai eu l’occasion de voir récemment, une comédie romantique qui ne se plante pas une seule fois et qui -chose rare- devient de mieux en mieux au fil des épisodes.

C’est assez drôle comme sensation : le scénario sent clairement les années 2000, du réchauffé à plein nez… Mais au milieu d’un scénario à l’ancienne, on a des réactions et des interactions entre personnages complètement modernes. Une sorte d’anachronisme, à l’échelle du drama, qui fait réaliser à quel point les dramas ont évolué en 10-15 ans, qu’il s’agisse d’écriture ou de valeurs morales ^^

Parce que, croyez-moi, le scénario de One Percent Of Anything (remake du drama du même nom, datant de 2003) nous replonge tout droit au début des années 2000, en plein dans les premiers K-dramas : un riche héritier imbuvable, un contrat de mariage, une rivale qui n’a d’autre raison d’être à part briser le couple… Tant de choses à priori complètement dépassées mais qui, re-masterisées en version 2016, donnent un côté carrément attendrissant. On rit plus qu’autre chose des rebondissements scénaristiques improbables -sérieusement, qui mettrait ce genre de conditions dans son testament ? Hahaha- et même si l’on voit les situations venir de loin sur leurs gros sabots, j’ai été complètement emportée dans le tourbillon et et j’ai apprécié ce drama comme il se doit : non seulement parce qu’il est génial -et bien meilleur que la majorité des rom-com- mais aussi parce que son écriture 2016 vient mettre une grande touche de modernité dans un scénario aussi has been.

Première chose qui frappe : l’alchimie de folie au sein du couple principal. Même dans les rom-coms de nos jours, il est rare de trouver un tel naturel, une telle spontanéité dans le couple principal, qu’il s’agisse de dialogues ou de gestes. Le « dating contract » a beau être le moteur, les deux protagonistes jouent le jeu : quitte à être ensemble, même par contrat, autant l’être à fond. Résultant en des scènes de romance trop, trop, trop adorables qui viennent semer des paillettes dans nos yeux tout au long du drama.

Deuxièmement, la force de caractère des personnages. Avec un scénario à l’ancienne, on s’attend à des conflits à l’ancienne : malentendus, mensonges, situations grotesques créées par les rivaux. Si l’on n’échappe pas aux situations grotesques (j’ai explosé de rire devant [SPOILER] le kidnapping de l’épisode 12 [FIN SPOILER] -je n’aurais jamais cru que ce genre de rebondissements cheap pouvaient encore sortir dans un drama hahaha), on a clairement fait des grands pas en avant lorsqu’il s’agit, pour les personnages, de se défendre. La volonté de l’héroïne à ne jamais se faire marcher sur les pieds fait un bien fou (là où, j’en suis persuadée, elle se faisait mener par le bout du nez dans la version 2003). Bref, c’est ultra satisfaisant de voir qu’un drama, même en tant que remake, sache s’adapter à son temps.

Le casting est une totale découverte pour moi : je vois pour la première fois Ha Suk Jin…et il est juste trop mignon ! Seize épisodes ont suffi à me donner envie de voir Drinking Solo et de le suivre dans tout ce qu’il fait. J’adore cet acteur, j’adore sa voix -il a un timbre un peu grave qui lui donne un charme fou !- et surtout, j’adore l’écriture de son personnage qui, dès le début, ne se prend jamais la tête et agit avec beaucoup de maturité lorsqu’il s’agit de relations amoureuses.

Pareil du côté féminin, je découvre ici Jun So Min, une vraie boule d’énergie pétillante à souhait, qui donne du fil à retordre au héros ^^ Elle manque un peu de maturité dans la romance mais sa capacité à se défendre face aux obstacles est un régal.

La romance est adorable, vraiment adorable. Le couple principal partage une alchimie à se rouler par terre, l’honnêteté et le naturel qui règnent au sein du couple donnent envie de sourire bêtement. J’étais explosée de rire face aux scènes de jalousie du héros : tellement puéril mais tellement drôle. Les rebondissements sont un poil répétitifs -je fais la gueule, on se réconcilie, on est trop mignons puis je refais la gueule, etc- mais c’est tellement sympathique à regarder que ça passe tout seul. Et pour une fois, les obstacles sont de vrais obstacles. Rares sont les romances capable de mettre en lumière les vraies difficultés quotidiennes que peuvent rencontrer un couple dont l’un est un riche héritier, et l’autre une fille banale. Et même face aux obstacles, ce couple n’a jamais cessé de m’émerveiller par leurs réactions et leur bon sens.

Du côté des personnages secondaires, on retombe dans des figures plus classiques : un second rôle masculin, Min Tae Ha, qui ne sert pas à grand chose -à part être grand et beau- ainsi que la classique rivale insupportable, Han Joo Hee, dont le seul rôle consiste à mettre des bâtons dans les roues du couple principal. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas vu ce type de configuration simpliste dans une rom-com que je trouve ça presque mignon ^^

Je suis également très agréablement surprise et reconnaissante envers la scénariste d’avoir écrit des personnages avec autant de bon sens. La réaction du couple principal face [SPOILER] aux actions de Han Joo Hee est un régal, parce que pour une fois, ils réagissent exactement comme ils le devraient, parce que Joo Hee a fait quelque chose d’abominable et qu’elle ne mérite aucun ménagement. [FIN SPOILER] C’est tellement rare de trouver tant d’équilibre dans un drama !

One Percent Of Anything est donc une rom-com classique sur le papier mais ce qu’elle a à offrir dépasse largement tout ce qu’on peut trouver dans les rom-coms classiques. Le tout avec un scénario extrêmement rafraîchissant pour les nostalgiques des années 2000 ^^ Les épisodes s’enfilent à vitesse grand V, je n’ai pas vu le temps passer -il faut dire que chaque épisode dure 35 à 40 minutes, ça passe ultra vite.

Bref, une surprise de taille : dire que j’avais lancé le drama sur un coup de tête, sans m’attendre à grand chose si ce n’était une rom-com très classique… Et je me retrouve avec un coup de coeur énorme, seize épisodes passés trop vite et déjà beaucoup de nostalgie pour ce couple formidable. Vous êtes d’humeur pour une rom-com ? Foncez.


En deux lignes

Les + Une romance magique -cette alchimie de dingue- et du bon sens à gogo : merci !

Les – Des rebondissements prévisibles dans un scénario qui vieillit mal ^^


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Just One Smile Is Very Alluring 微微一笑很倾城

Publié par Asiandramas

L’histoire

Adaptation du roman du même nom écrit par Gu Man (Boss & Me, My Sunshine).

Wei Wei et Xiao Nai sont les deux étudiants les plus populaires de leur université. C’est l’histoire de leur rencontre via un jeu vidéo RPG, à travers lequel ils tombent amoureux, d’abord virtuellement puis dans la réalité.


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La fiche

Noms alternatifs Love O2O / Weiwei’s Beautiful Smile
Période de diffusion 22 août 2016 – 6 septembre 2016
Episodes 30 (45 min)
Genre Romance, Comédie

Casting
Zheng Shuang as Bei Wei Wei
Yang Yang as Xiao Nai
Mao Xiao Tong as Zhao Er Xi
Bai Yu as Cao Guang


La note

8/10


L’avis

Bonjour les licornes, les arcs-en-ciel, les étoiles filantes, mon cerveau s’est transformé en gros chamallow rose. I’m in love.

D’un point de vue purement objectif, c’est un drama assez « bête », dans le sens où il s’agit d’une simple romance universitaire, ni plus ni moins. Comparé aux précédents romans du même auteur (Boss & Me, My Sunshine), Just One Smile Is Very Alluring pourrait être qualifié de simpliste. Profondeur d’écriture, épaisseur des personnages, leçon de vie ? Passez votre chemin, l’écriture est à des années lumières de ce qu’on pourrait appeler un « scénario à consistance » : les personnages sont tous des profils-types et les enjeux majeurs du drama se limitent à quels seront les prochains ragots du campus ou qui sera la plus jolie de la soirée ^^ Bref, ça ne vole pas haut, en fait ça vole même assez bas.

Mais voilà, mon petit coeur a fondu comme du caramel mou devant l’innocence simpliste de ce drama adorable, qui m’a donné l’impression d’avoir 15 ans et de regarder mon premier drama avec des coeurs à la place des yeux. Que voulez-vous, je suis faible ^^ Si aucun critère, individuellement parlant, n’est spécialement réussi dans ce drama -ni le casting, ni l’écriture des personnages, ni le scénario- le tout forme cependant un ensemble attachant, adorable et, ma foi, ultra addictif.

J’ai surtout complètement craqué pour la partie RPG de l’histoire : j’ai trouvé hyper sympa ce concept du jeu vidéo RPG, avec un monde virtuel dans lequel les personnages interagissent -via des pseudonymes- créant des liens forts d’amitié, d’amour et de rivalité qui les unissent sans même se connaître dans la réalité. En tant que bloggeuse, c’est une sensation familière et j’ai trouvé ça génial que le drama mette cet aspect en lumière. J’ai eu un vrai faible pour toutes les scènes du jeu vidéo, avec les décors virtuels, les costumes, les combats : c’est kitsch, mais adorablement kitsch ^^ et vraiment joli visuellement.

Du côté des personnages, le drama ne verse pas dans l’originalité : des personnages à profils-types -de l’héroïne pétillante au beau gosse imperturbable- qui, à défaut d’avoir de l’épaisseur dans leur écriture, sont tous ultra attachants (et surtout : explosion d’eye-candy à en devenir aveugle).

J’ai adoré l’héroïne Wei Wei. J’ai beaucoup aimé le fait que -chose rare- ce ne soit pas une énième romance entre une « fille banale » et le « garçon extraordinaire », et que justement, Wei Wei, de par sa popularité au sein de l’université, soit la version féminine du héros et ait tout le répondant et l’assurance qui vont avec. Quelle satisfaction quand elle remet les gens à leur place ^^ Zheng Shuang n’est pas une actrice extraordinaire mais suffisamment attachante, et qu’est-ce qu’elle est jolie !

Xiao Nai… Ah, Xiao Nai Yang Yang rejoint le cercle des acteurs les plus figés de toute l’histoire du drama (comparable à Kim Hyun Joong… imaginez un peu). Le personnage est écrit comme ça -dans le style froid et imperturbable- mais l’acteur est quand même particulièrement figé (profitez des quelques sourires qu’il lâche car vous n’en verrez pas beaucoup). Mais puisque je suis une faible créature, j’étais comme une petite folle à guetter ses moindres petites expressions faciales. Qu’est-ce qu’il est beau ! J’ai passé les 30 épisodes à le fixer jusqu’à faire des trous dans mon écran. Et j’ai bien aimé que finalement, malgré tout le stéréotype de son personnage, ses actions cassent les clichés : il n’a d’yeux que pour Wei Wei et c’est plutôt lui qui lui court après pendant tout le drama -à sa façon ^^

Et parce que c’est drôle et que c’est une proie facile, passez votre souris sur les photos pour connaître toutes les humeurs de Xiao Nai :

Mouahaha. Et plus sérieusement, la romance était adorable. Le genre de romance tellement mignonne qui m’a donné l’impression d’avoir 15 ans et de kyatter comme une petite folle à chaque eye-contact. En plus ça se regarde très facilement, le drama ne se fatigue même pas à créer des obstacles ou des difficultés : tout coule de source, tout est joli et mignon, du fan-service en veux-tu en voilà.

J’ai bien aimé aussi le côté friendship du drama. Le héros comme l’héroïne ont respectivement leur bande de 4 fantastiques, qui restent très très secondaires par rapport à au couple principal, mais qui apportent tous leur lot d’humour et de bonne humeur à cette histoire.

Que rajouter de plus ? Just One Smile Is Very Alluring est donc un drama parfaitement inoffensif : il ne changera pas votre vision du monde mais sait quand même se rendre drôlement addictif le temps de ses 30 épisodes. Le genre de plaisir coupable que l’on aime savourer une fois de temps en temps -mais pas trop quand même.

Je recommande chaudement si :

  • vous aimez les jolis garçons (parce qu’il y en a plein plein plein) ;
  • le candy ne vous tue pas (parce que c’est quand même sacrément sweet) ;
  • les boissons multicolores RIO vous avaient manqué (cf. ci-dessous).

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En deux lignes

Les + La romance adorable, la dimension RPG, l’addiction +++

Les – L’acteur principal trop figé et le scénario simpliste


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Journal de visionnage – Septembre 2016 – Moonlight Drawn By Clouds / Fantastic / Moon Lovers – Scarlet Heart : Ryeo / Uncontrollably Fond / W

Publié par Asiandramas

In love with…

Moonlight Drawn By Clouds 구르미 그린 달빛 (8/18)

Sans concurrence possible le coup de coeur du moment : Moonlight Drawn By The Clouds est un régal. Il offre tout ce qu’un drama peut offrir de meilleur : de la légèreté et du fun, le tout dans un contexte d’intrigues historiques et politiques passionnantes. Et surtout une romance irrésistible : le développement de cette romance est une tuerie. Park Bo Geum est juste extraordinaire, mon petit coeur manque de s’arrêter à chacun de ses sourires ^^

Je m’attends à ce que le drama prenne une tournure plus grave dans les épisodes à venir, les intrigues politiques montant doucement sur le devant de la scène. Je croise les doigts pour que le drama sache maintenir son excellent équilibre entre profondeur et légèreté, et si la romance continue à être aussi fabuleuse, je ne sais pas si mon coeur va survivre jusqu’à la fin. La suite, vite !


J’adore…

Fantastic 판타스틱 (6/12)

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Fantastic est un vent de fraîcheur inattendu. J’ai lancé le drama sur une impulsion : parmi les nombreux dramas du moment, rien en particulier ne me dirigeait vers celui-ci -si ce n’est l’envie de revoir Joo Sang Wook  ❤ mais aussitôt démarré, me voilà conquise après les 6 premiers épisodes que j’ai regardé d’une traite.

Avec un synopsis qui respire le mélo -l’héroïne So Hye est atteinte d’un cancer et n’a plus que quelques mois à vivre- Fantastic est tout l’inverse d’un mélo. Bien au contraire, on se rapproche même d’une comédie romantique. Le sujet de la maladie -sans jamais être pris à la légère- est traité avec tout le tact, l’optimisme et la joie de vivre qu’il faut : une impressionnante finesse d’écriture. En cela, le drama est très similaire à Scent Of A Woman, qui avait le même thème, et de la même façon, réussit à être un drama qui ne parle pas de mort et de maladie, mais de tout ce que la vie a à offrir.

Fantastic est une très belle histoire : une histoire de vie à remplir, une histoire d’amour qui se reconstruit, une histoire d’amitié qui se retrouve, une histoire d’épanouissement personnel. Ces aspects sont développés via l’héroïne, mais pas seulement : je suis également conquise par le second lead féminin, Baek Seol (Park Shi Yeon), dont les ailes enchainées n’attendent que de se déployer –Ji Soo, je compte sur toi ^^ La comédie est également de mise -j’ai passé 6 épisodes à mourir de rire face à Joo Sang Wook, particulièrement drôle dans la peau de cet acteur un peu timbré ^^ et j’adore les relations qui se tissent entre tous les personnages, il y a un tel naturel dans toutes les interactions !

A mi-chemin de l’aventure, je suis donc conquise. Un drama qui vaut le détour et que je vous recommande les yeux fermés !


Pas encore convaincue…

Moon Lovers – Scarlet Heart : Ryeo 달의 연인 – 보보경심 (7/20)

En tant que fan inconditionnelle de Bu Bu Jing Xin, la version chinoise, j’attendais le remake coréen avec beaucoup d’impatience et un peu d’appréhension. Bonne nouvelle, je n’ai eu aucun mal à mettre de côté mon envie de comparer et je découvre le drama avec un oeil complètement nouveau (heureusement car, entre nous, s’il faut comparer, Ryeo ne fait jusqu’ici absolument pas le poids ^^).

En mettant donc de côté toute comparaison entre les deux versions, je ne suis toujours pas convaincue. Je trouve que le drama manque de consistance : j’ai l’impression de voir les scènes se suivre sans trouver de réel lien entre elles, si ce n’est une volonté de fan-service ayant pour objectif de faire interagir l’héroïne avec chacun des princes conquis par la belle. J’ai un peu de mal à comprendre où le drama veut en venir -je le sais bien, parce que je connais l’histoire- mais en se limitant à ce que le drama veut bien nous montrer, il est difficile de trouver un fil rouge.

Jusqu’ici, l’ambiance du drama relève plutôt de la légèreté et l’innocence : j’ai du mal à imaginer le scénario prendre une tournure aussi sombre par la suite (la version coréenne sera peut-être plus optimiste que la version chinoise ? J’en doute, mais croisons les doigts).

Le seul personnage qui m’inspire vraiment jusqu’ici est le 4th Prince, So –Lee Jun Ki a beau jouer toujours les mêmes rôles, il le fait quand même mieux que les autres. C’est le seul personnage avec suffisamment de profondeur pour être touchant et chacun de ses regards me brise un peu plus le coeur (la fin de l’épisode 7, wouah). J’attends avec impatience le développement de la romance -jusqu’ici, c’est ce qui me tient scotchée chaque semaine, à défaut d’être passionnée par d’autres aspects du drama.

Je reste donc curieuse de voir ce que la suite a à nous offrir -en espérant que ça ne finisse pas dans un bain de sang ou de larmes.


A terminer…

Uncontrollably Fond 함부로 애틋하게 (17/20)

Parce que bon, à trois épisodes de la fin, ce serait quand même bête de laisser tomber. Autant j’avais adoré les 10 premiers épisodes, mais là ça fait quelques épisodes que j’ai décroché et l’envie de voir la suite manque.

Après un premier épisode assez laborieux -j’ai failli stopper à ce moment-là- j’ai vraiment beaucoup aimé la première moitié. S’il y a une chose qui mérite d’être soulignée dans ce drama, c’est la cohérence des personnages : les mélodrames ont une fâcheuse tendance à faire faire aux personnages un peu n’importe quoi à un moment donné, ôtant toute logique à leurs actions. Mais dans Uncontrollably Fond, j’ai trouvé chaque action, chaque réaction des personnages parfaitement compréhensible au vu de leur histoire. Et pourtant ce n’était pas évident : tellement de liens complexes lient chacun des personnages entre eux, et pourtant, le scénario a le mérite de ne jamais s’empêtrer dans des noeuds trop compliqués à défaire.

A quel moment ai-je commencé à décrocher ? Je ne saurais même pas dire, mon désintérêt est venu progressivement. Je crois que les tours et détours incessants entre les deux protagonistes -et notamment une noble idiotie un peu bizarre qui n’a pas lieu d’être- ont fini par me lasser. Pourtant la dernière partie -la vengeance- est un axe pour lequel j’ai beaucoup d’intérêt mais c’est arrivé trop tard, j’ai déjà décroché.

Je retiens particulièrement les prestations masculines du drama : Kim Woo Bin livre un jeu impressionnant -je ne l’aurais pas cru capable d’être aussi bon dans ce rôle qui lui va à merveille- et Im Joo Hwan est juste… wouah. Dommage que son personnage Choi Ji Tae perde beaucoup d’intérêt -et de temps d’écran- dans la seconde moitié du drama, parce que ce personnage bénéficie d’une écriture génialissime et Im Joo Hwan le porte avec un charisme inégalé. Suzy est une bonne surprise : sans être l’actrice du siècle, elle est étonnamment très convaincante dans ce drama.

Une autre raison pour laquelle j’ai du mal à finir est que j’aime quand même beaucoup le héros, Shin Joon Hyung, alors je crois que j’essaie inconsciemment de repousser le moment où il va devoir mourir ^^ Il faut donc que je termine, lentement mais sûrement, Uncontrollably Fond qui, à défaut de m’avoir tenu investie jusqu’au bout, me laisse quand même un joli souvenir, notamment sur sa première moitié.


W – Two Worlds 더블유 (14/16)

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Un peu comme Uncontrollably Fond, mon intérêt pour W – Two Worlds a pris une pente descendante à partir de la seconde moitié. Et pourtant, la première partie est juste extraordinaire ! Je me suis enfilée les 8-10 premiers épisodes comme une petite folle jusqu’à rattraper la diffusion, et c’est par la suite que le drama a commencé à me perdre -autant dans son scénario que dans mon investissement personnel.

Le scénario est génial. Je ne m’attendais absolument pas à ça, et cette écriture multi-dimensionnelle entre la réalité et le manhwa est une tuerie. Chaque épisode est un mélange réussi d’action, d’humour, de romance, de thriller : les dramas aussi riches sont plutôt rares. La romance est géniale, aussi drôle que jolie et mon coeur a vécu des montagnes russes d’émotion.

Alors d’où vient ma perte d’intérêt ? Difficile à dire si le scénario est trop intelligent pour moi ou si j’ai juste arrêté d’essayer de comprendre. Jusqu’à la première moitié du drama -où la frontière entre les deux mondes était très claire- j’ai suivi l’histoire avec une passion folle mais à partir du moment où les deux mondes ont commencé à interagir ensemble, le scénario m’a perdue. Et il n’a fait que me perdre de plus en plus au fil des épisodes, à un point où je regardais les scènes se passer sans trop comprendre et sans trop m’investir. Il se passe trop de choses -je crois que c’est la première fois que je reproche à un drama d’être trop riche- et chaque axe fait des cercles interminables -la romance, le coupable, les allers-retours entre les deux mondes- à un point où j’ai perdu de vue le scénario mais aussi l’objectif final de l’histoire.

Dans ce contexte, il était donc difficile pour moi de rester aussi investie dans l’histoire et les personnages. Je suis quand même hyper enthousiaste sur les protagonistes : Lee Jong Suk est -encore une fois- absolument génial. C’est dingue comme il arrive à se renouveler de drama en drama -même s’il joue des personnages similaires- et démontrer un panel d’émotions aussi large. Je suis également ravie de retrouver Han Hyo Joo qui, sans faire preuve d’un jeu extraordinaire, est une héroïne ultra attachante. Petite mention à Soo Bong avec qui je compatis parce que de tous les personnages, c’est à lui que je m’identifiais le plus haha ^^

A deux épisodes de la fin, j’ai donc un avis très partagé sur W – Two Worlds. C’est sans conteste un bon drama -parce qu’il bénéficie d’une écriture solide et d’un casting irréprochable, et ce n’est pas donné à tous- mais en fin de compte, je l’aimerai moins que je ne l’aurais voulu.

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Les Rattrapages – Cheese In The Trap / Oh My Venus / Love Me If You Dare / Misaeng

Publié par Asiandramas

Beaucoup l’auront remarqué, j’ai été quasi-inexistante dans la dramasphère ces derniers temps, faute d’un rythme de vie assez soutenu qui me laisse peu de temps pour visionner des dramas, et ne parlons même pas d’écrire des articles ^^

J’ai quand même très envie de vous parler des quelques dramas que j’ai eu l’occasion de voir et qui, pour la plupart, m’ont rappelé pourquoi 10 ans plus tard, ma passion pour les dramas n’a jamais faibli ^^


Cheese in the Trap (2016)

7,5/10

Cheese In The Trap est inégal. A la fois certains épisodes pouvaient me rendre folle de passion et d’addiction tandis que d’autres épisodes me laissaient partagée. Sans parler de cette fin, complètement bâclée, qui vient faire tâche sur un drama pourtant extrêmement intelligent et original et qui aurait pu être un bijou.

Je crois que la principale chose qui m’ait dérangée dans ce drama, c’est la quantité de choses « malsaines » du scénario : à la fois dans les personnages, à la fois dans les intrigues, il y a un bon nombre de choses qui m’ont mise mal à l’aise. A commencer par le héros Yoo Jung : on a quand même, en guise de héros, un parfait psychopathe. C’est aussi ce qui fait que la fin est un fiasco : l’incapacité du scénario à expliquer et à creuser cette partie de sa personnalité, pour permettre aux spectateurs de le pardonner -ou au moins de le comprendre.

Et laissant la partie Yoo Jung de côté, je suis également mal à l’aise sur les intrigues : entre l’autre illuminé Oh Young Gon, l’introvertie tarée Son Min Soo… Le drama donne un ton se rapprochant de la rom-com mais il ne se passe que des choses relativement pesantes. C’est peut-être aussi pour ça que Baek In Ho, le second lead, est devenu pour moi le rayon de soleil du drama au milieu d’un tas de nuages grondants.

J’ai beau pointer les choses négatives, je tiens à insister sur le fait que j’ai trouvé ce drama formidable. Si l’on met de côté les intrigues un peu malsaines, j’ai trouvé les personnages et le scénario d’une intelligence rare, qui fait que les personnages ont toujours des réactions d’un bon sens surprenant : qu’est-ce que ça fait du bien ! La romance m’a également rendue addict ^^ Non seulement Yoo Jung mais aussi le second lead In Ho, difficile de trancher entre les deux tellement ils sont formidables, chacun dans leur genre.

Les épisodes s’enfilent sans voir le temps passer -j’ai enchaîné le drama dans une période particulièrement chargée, ce qui est quand même très parlant ^^- et malgré les parties de scénario qui m’ont moins plu, je n’ai jamais senti de creux et je n’ai jamais été déçue -sauf la fin évidemment.

Bref, Cheese In The Trap est donc une belle découverte. Dommage pour la fin bâclée, dommage pour les choses qui restent en suspend et qui, si elles avaient été traitées de la même façon que le reste, auraient pu faire du drama une réussite complète. Néanmoins, le casting formidable (coup de coeur pour l’actrice principale Kim Go Eun) ainsi que l’intelligence de l’écriture font que le drama n’est peut-être pas un incontournable, mais en tout cas un must-see !


Oh My Venus (2015)

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7/10

Oh My Venus est une comédie romantique très classique. Classique oui, mais qui ne l’empêche pas d’être une bouffée d’air frais, d’humour, de bonne humeur et d’eye-candy qui fait qu’on en ressort, certes pas transcendé parce que c’est loin d’être un drama inoubliable, mais en tout cas satisfait, et c’est tout ce qu’on peut demander d’une bonne comédie romantique.

Premier atout : son casting. Shin Min Ah est, comme d’habitude, belle à ravir et juste adorable ❤ Tandis que So Ji Sub est à s’en décrocher la mâchoire. Un couple principal partageant une alchimie folle sur laquelle le drama ne lésine pas.

Second atout non-négligeable : la simplicité du scénario. Oh My Venus est une rom-com, et dieu merci, son scénario ne va jamais chercher plus loin que le devrait une rom-com. Ce qui permet au drama de rester léger, simple, pas prise de tête et c’est tout ce qu’on lui demande. Conclusion : pas de noble idiotie, pas de malentendus, pas de conflits inutiles ni les complications qui vont avec.

En somme, si Oh My Venus est loin d’être un drama qui sort du lot, il a néanmoins tous les ingrédients essentiels à une comédie romantique pour faire passer un bon moment. Et notamment un casting extrêmement sexy ^^


Love Me, If You Dare (2015)

9/10

Waouh. Un sacré drama que Love Me, If You Dare qui m’a tenue scotchée à mon écran le long de ses 24 épisodes. Je me suis enfilée le drama en 3 jours et autant, ça m’arrive d’être addict à des dramas pas forcément incroyables, mais là c’est du grandiose.

Love Me, If You Dare est un excellent thriller / drama policier, tout en offrant une romance aussi belle qu’elle est subtile, drôle et mature. Et le drama offre surtout des personnages absolument géniaux. Je suis en extase devant Jin Yan, le héros, non seulement parce que Wallace Huo est à s’en décrocher la mâchoire, mais surtout parce qu’il porte son personnage de manière grandiose. J’adore sa froideur, son snobisme complètement assumé qui rendent son personnage à la fois impénétrable pour ses ennemis mais aussi tellement drôle et attachant d’un point de vue relationnel.

J’ai eu également un vrai coup de coeur pour l’héroïne Jian Yao -elle m’a faite réaliser que, même maintenant, les héroïnes aussi intelligentes et débrouillardes restent malheureusement rares à Dramaland. Le couple principal marche à merveille et la romance fait des étincelles.

Côté intrigue, ce drama est passionnant : je me suis complètement prise au jeu à démêler tous les noeuds aux côtés des personnages. Dommage que la fin soit très rapidement expédiée -je ne suis même pas sûre d’avoir réellement compris le pourquoi du comment- mais la scène finale est tellement intrigante qu’elle m’en a fait oublier ma légère déception.

En somme, jetez-vous sur Love Me, If You Dare, qui est sans conteste un petit bijou dans son genre. Une réalisation impeccable (cet séquence d’opening : waouh !), des personnages excellents et une intrigue passionnante -malgré la précipitation de la fin. Un must-see.


Misaeng (2014)

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10/10

Bientôt deux ans que Nikilann me poursuit sans relâche pour que je regarde Misaeng… Et je comprends enfin pourquoi. Tellement splendide, tellement grandiose. Tellement proche de la vie qu’on en oublie que c’est un drama, non c’est même bien plus que ça. Misaeng est un parcours d’apprentissage de la vie, du travail, des valeurs, une aventure tellement ancrée dans la réalité que j’ai presque du mal à appeler Misaeng un « drama » parce que cette appellation lui impose un cadre qu’il dépasse largement.

De la subtilité des personnages à l’intelligence du scénario, tout est mené d’une main de maître. Misaeng, au fil de ses épisodes, arrive de façon toute naturelle à s’ancrer dans la vie des spectateurs, à nous donner l’impression d’avoir vécu avec ces personnages depuis des années. La justesse du scénario est également impressionnante, d’autant plus rare que les dramas qui ont pour thème le monde du travail sont en général bourrés de clichés, autant sur les « profils-types » que sur les rivalités entre collègues. Et Misaeng réussit, avec une simplicité déconcertante, à dépeindre le monde du travail tel qu’il l’est : sans jamais abuser sur les clichés, sans en faire des tonnes pour montrer qu’il y a du blanc et du noir chez toutes les personnes et toutes les situations.

Misaeng est donc une de ces pépites qui ne voient le jour que trop rarement. Je ne développerai pas plus ici, le superbe article de Nikilann le fait suffisamment bien ^^

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Les Rattrapages – Twenty Again et Yong Pal

Publié par Nikilann
relu et corrigé par Maaki
Hello tout le monde !
A nouveau blog… nouveaux rattrapages (et il va y en avoir un tas parce que la liste des dramas en retard est plus longue que mon bras ! C’est le problème quand Cowblog vous lâche et que la vraie vie commence à prendre tout votre temps…)
Mais je n’abandonne pas.
Sur ces mots, voici deux dramas qui m’ont marquée : le premier parce que je n’en attendais rien et qu’il m’a donné beaucoup, le second parce que j’en attendais tout, qu’il m’a tout promis… et qu’il a tout planté.

Twenty Again : 9/10
Yong Pal : 5/10


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 Twenty Again 두번째 스무살

Je crois que je n’ai jamais vu un drama au scénario si épuré. Il ne se passe rien de spécial dans Twenty Again. Il n’y a pas de secret de naissance, de parentés tragiques. Il n’y a pas de parents infernaux, de gamins ingrats. Il n’y rien d’autre que cette femme, Ha No Ra, qui se redécouvre et réapprend à s’aimer. Ce drama, c’est sa vie. Et… c’est tout.

Il ne se passe rien dans Twenty Again, pourtant, ce drama est passionnant. Voire addictif passé l’épisode 8 ! Je ne me suis jamais ennuyée une seconde. L’émotion coule de source. Je voulais juste voir Ha No Ra faire des choix, s’affirmer. Je voulais juste la voir faire face à la société et se battre contre les idées préconçues. Je voulais la voir blâmer les bonnes personnes (dieu sait que ça n’arrive jamais dans les dramas !). Je voulais voir Cha Hyun Seok et ses petites fossettes dès qu’il la regarde. Son attitude de gamin. Mieux, leur attitude de gamins.
Ils sont a-do-ra-bles. Ils sont stupides et pré-pubères lorsqu’ils sont ensemble, c’est dingue. Ils sont trop mignons quand ils se disputent.

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Voir Ha No Ra (jouée par Choi Ji Woo) avancer dans son périple au fur et à mesure des épisodes est profondément gratifiant. Je pense que c’est la force d’identification de ce drama qui le rend si prenant. Il a beau parler d’une femme qui a 38 ans, il s’adresse aux plus jeunes comme aux plus âgés. J’avais envie de ne pas perdre une seconde de ma vie en regardant le drama. J’avais envie de vivre mes rêves. Vivre pour ce qui est important pour moi.

Twenty again parle de se découvrir soi-même, de vivre pour soi-même avec une sensibilité tellement rare que la recette fonctionne. Ha No Ra irradie si fort qu’elle inspire tous ceux qui l’entourent (spectateur compris). [SPOIL] Que ce soit en amour ou en travail : Min Soo qui se libère de l’influence écrasante de son père, Go Soon Nam fonce professionnellement et en amour (héhé, j’étais trop contente. J’espérais que ça arriverait depuis le début. C’était évident qu’ils s’entendaient trop bien tous les deux.) Quand à Cha Hyun Seok, elle ne l’a pas inspiré lorsqu’elle avait 38 ans mais lorsqu’elle en avait 18. Au point que ça vie personnelle reste terne pendant 20 ans avant qu’il la retrouve ^^. Badass. [/SPOIL]

Quant à Cha Hyun Seok… que dire sinon que j’en veux un pour Noël ? ^^ Moi qui ai toujours été très indifférente à Lee Sang Yoon, dans ce drama, clairement, j’ai changé d’avis. [SPOIL] Stalkeeer forever :3 [/SPOIL]

Mais le plus fort dans Twenty Again, c’est d’avoir réussi à rendre sympathiques et drôles le mari, incroyablement interprété par Choi Won Young et sa maîtresse Kim Yi Jin. Non seulement le drama m’a très bien fait comprendre pourquoi le couple  Won Young-No Ra était dysfonctionnel et pourquoi il s’était éloigné d’elle. Mais il m’a aussi fait comprendre Kim Yi Jin avec une facilité déconcertante. J’ai adoré tous les personnages du début à la fin. Jamais les situations ne font forcées ou artificielles. Simplicité est vraiment le mot clé de Twenty Again et c’est ce qui fait sa réussite. [SPOIL] La manière dont la perversion narcissique était exploitée m’a aussi beaucoup plu. Je connais un peu ce cas psychologique, beaucoup plus commun qu’il n’y paraît et le drama l’a parfaitement mis en scène. Kim Woo Cheol aspire la vie et l’énergie de Nora, il aspire la vie de son fils. C’est ce que font les pervers narcissiques sans jamais se remettre en cause et sans jamais accepter qu’ils en sont. La manière dont il fait culpabiliser No Ra sans qu’elle réalise que ce n’est pas elle qui est en tort (lorsqu’il lui reproche d’être ignorante par exemple) est aussi typique. Parce qu’un pervers narcissique devient le monde pour celui qui l’aime et entretient cette dépendance malsaine. Bref, sans en faire trop, le drama a parfaitement utilisé la psychologie pour façonner ses personnages. [/SPOIL]

La seule chose qui m’a un peu crispée, c’est la relation entre le fils de No Ra, Min Soo, et sa copine, Oh Hye Mi. C’était très bizarre. A la fois ils disaient des choses qui me semblaient sensées, à la fois je me disais que vraiment, une fille comme ça, pitié, non. Elle a une manière de faire, pour obtenir ce qu’elle veut, qui est très égoïste. Mais bon, j’ai beaucoup aimé leurs dernières scènes donc même eux sont remontés dans mon estime !

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Twenty Again ne s’est trompé nulle part, sauf pendant l’épisode 15. J’ai eu beau comprendre pourquoi ce qui se passait se passait, ça ne m’a pas empêchée d’être un peu agacée. [SPOIL] Surtout quand Cha Hyun Seok était aussi honnête et simple. Je comprends pourquoi elle le repousse mais franchement Ha No Ra… Le moment où elle lui sort qu’il n’est pas son type et qu’elle n’aime pas les fossettes… hahaha. Elle est tellement cramée. [/SPOIL]

Twenty Again, c’est une dose de bonheur. On rit, on sourit, on exulte. Tout du long. Jusqu’à la fin. Fin qui est parfaite. Simple. Belle. Evidente.


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Yong Pal 용팔이

Déception. Une telle déception.

Je ne sais pas ce qui me déçoit le plus. L’échec d’un drama qui partait pourtant bien ? L’échec d’une histoire qui promettait beaucoup ? L’échec, encore, de Joo Won ? Je suis déçue au point d’en être presque dégoûtée. J’ai la sensation de m’être fait avoir. On m’a tendu cinq bonbons, on m’a promis du rêve, de l’aventure et du badass. Puis on m’a balancé à la figure une intrigue sans saveur, sans logique et des personnages incohérents.

Les quatre premiers épisodes étaient vraiment bien. Le temps passait vite. Visuellement, c’était magnifique. Il n’y avait quasiment que Joo Won à l’écran. Le drama était parfaitement rythmé et l’intrigue avançait à grands pas.
Apparemment, elle avançait à de trop grands pas. [SPOIL] Je crois que le drama a été présomptueux et a perdu de vue son objectif. Yong Pal cesse d’être Yong Pal dès l’épisode 5, parce que sa seule raison d’aller sauver des gangsters est de gagner l’argent pour sauver sa soeur. Une fois l’argent débloqué, il n’a plus aucune raison d’être Yong Pal. Et le drama n’a plus de raison d’être du tout… Il aurait du s’appeler « La Vengeance de Yeo Jin ». Là au moins on serait restés dans le thème. [/SPOIL]

Je suis déçue par Joo Won et ses projets. En dehors de Gaksital et, dans une moindre mesure, Ojakgyo Brothers et King of Baking, Kim Tak Gu, aucun de ses dramas n’a vraiment été bon. Good Doctor était fade, Nae Il’s Cantabile aussi et nous avons tous promis pour notre santé mentale d’oublier 7th Level Civil Servant. Pourtant, son jeu est toujours irréprochable ! Il est extraordinaire dans tous ses rôles. Il est capable d’ancrer de réalisme le personnage le plus absurde et de rendre agréable le pire des connards. C’est un don. Même dans Yong Pal, il livre une prestation absolument géniale.

Le problème n’est pas dans son jeu, il est dans l’écriture du drama. Yong Pal (Kim Tae Hyun de son vrai nom) est charismatique au début du drama. Il a une prestance et un caractère fort. Il a même le cerveau et les pensées qui vont avec. Et puis passé l’épisode 7, il tombe amoureux et il devient débile. (Note : l’inversion est marrante, quand même. D’habitude, c’est plutôt le personnage féminin qui s’efface lorsque la romance prend racine ^^). Enfin, il ne devient pas tant débile que complètement inutile. Il est en arrière-plan en permanence, là juste pour être mignon, gentil et soutenir l’héroïne, même quand celle-ci fait n’importe quoi. Tout son caractère, tous ses buts s’évaporent. Et ne parlons pas de sa double vie ! [SPOIL] Cette fin ! Mais pourquoi ? Pourquoi Yeo Jin l’appelle soudainement Yong Pal alors qu’il n’est plus Yong Pal depuis l’épisode 5 ? On ramène même un autre Yong Pal… ça n’a aucun sens. C’est un artifice pour faire écho au nom et c’est ridicule. [/SPOIL]

Dans Nae Il’s Cantabile, j’avais critiqué le fait que le drama porte le nom de Nae Il mais tourne complètement autour de Joo Won. Dans Yong Pal, c’est complètement l’inverse. Le drama devrait tourner autour de Yong Pal. C’est le cas pendant 4/5 épisodes. Et puis bam : adieu le badass sauveur des gangsters, bonjour l’homme au foyer.

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Je suis déçue. Je savais qu’avoir Kim Tae Hee au casting allait tout faire planter. Bizarrement, ce n’est pas venu directement d’elle : elle a plutôt bien joué dans la seconde partie du drama (en tout cas, bien mieux que ce que j’attendais). Mais c’est bel et bien venu de sa popularité et de son statut de plus belle femme de Corée. Dire que l’extension de deux épisodes a tué le drama serait faux : il était mort bien avant cela. Mais clairement, ça n’a rien arrangé : les deux derniers épisodes sont encore plus vides de sens que les précédents.
De plus, j’ai eu l’impression qu’on avait changé de réalisateur en cours de route. Le drama était tellement travaillé visuellement, vraiment très beau dans les premiers épisodes. Puis… plus rien.

Le personnage de Yeo Jin était vraiment très original. Il était juste mal écrit. Il y avait un gros problème de logique dans les actions et les réactions des personnages. Yong Pal voulait être un drama psychologique, mais la scénariste n’avait pas deux sous de psychologie. Si dans sa vie, les gens agissent comme ils agissent dans ce drama, il y a un sérieux souci. Je n’en revenais pas d’à quel point le meurtre est banalisé. [SPOIL] On atteint un niveau d’absurdité sans égal à ce niveau là ! L’héroïne est une double, triple, quadruple (?) meurtrière et tout le monde est en mode « oh la pauvre, on a essayé de la tuer, c’est normal » ??? WTF ! Les médecins sont des meurtriers, les directeurs sont des meurtriers… tout le monde est un meurtrier. Le pire, quand même, c’est le conseil d’administration à la fin qui passe son temps à rire de la future mort de Yeo Jin. On atteint un niveau de cruauté inimaginable. Aucun humain normalement constitué ne réagirait de cette manière. On ne peut pas se réjouir en riant comme un gamin de la mort lente, douloureuse et programmée d’une personne que l’on connaît, même si elle vous a humilié. Le seul dont j’accepte le rire, c’est l’homme de main : il est de toute façon taré et peut rire comme un maniaque tout en restant crédible. Enfin, la vengeance de Chae Young n’avait aucun sens. « Je te tue parce que tu as tué mon mari que j’ai toujours détesté, que je n’ai jamais aimé, et dont j’ai toujours essayé de contrecarrer les plans ? » Non mais y a un moment, faut arrêter les conneries quoi. D’autant plus qu’elle se fait finalement arrêter, sans un mot, sans une explication avec pour seul adieu, le reflet de sa honte dans le regard de Tae Hyun. Je crois que c’est l’une des pires choses pour moi dans ce drama. Chae Young était un magnifique personnage. Elle était passionnante jusqu’à ce quelle décide de se venger sans raison ou but valable. Qu’une fin pareille lui soit réservée, c’est rageant ! [/SPOIL]

La seule chose que j’ai vraiment appréciée dans Yong Pal, ce sont tous les personnages secondaires adorables qui soutiennent Tae Hyun en étant, gentils, humains et normaux. [SPOIL] Quand les infirmières et son garde du corps se foutent de lui parce qu’il n’a toujours pas sorti la bague, j’ai eu l’impression d’enfin retrouver un univers normal. Avant que le père de Sung Hoon débarque et ne fasse tout foirer, bien sûr. [/SPOIL] Ils étaient la bouffée d’air frais de ce drama.

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L’infirmière super creepy

Les absurdités sont vraiment légions. Yong Pal est un monde où on peut faire tout et n’importe quoi quand on est riche. Où Yeo Jin, quoi qu’elle fasse, finira toujours à moitié morte dans Hanshin Hospital (le seul hôpital pour les gouverner tous). Un monde où les patients de Tae Hyun ne meurent jamais. Où être policier n’a aucun sens [SPOIL] Je ne comprends pas. Je ne comprends juste pas l’intérêt du flic dans Yong Pal. Au début, c’est un obsédé qui veut l’attraper. Il change d’avis subitement après avoir reçu un pot de vin (best pot de vin ever. Contrairement aux policiers, les gangsters ont la classe). Puis il devient le laquais de Tae Hyun et répond au moindre de ses coup de fils, le tout en contournant la loi de manière franchement illégale. Encore une fois… WTF ??? Mais on n’est plus à ça près. [/SPOIL]. Un monde où la médecine ne soigne pas les gens, mais les tue [SPOIL]Franchement, je n’ai jamais vu un drama médical où on compte autant de morts [/SPOIL]. Un monde où Yong Pal n’est plus Yong Pal mais continue d’être appelé Yong Pal.

Conclusion ? Kim Tae Hee n’aurait jamais du se réveiller.


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The Time We Were Not In Love 너를 사랑한 시간

PUBLIÉ PAR ASIANDRAMAS

L’histoire

Oh Ha Na (Ha Ji Won) et Choi Won (Lee Jin Wook) sont voisins et amis de longue date.

Professionnellement parlant, Ha Na a une brillante carrière dans la vente de chaussures. Cependant, côté amour, elle va de déception en déception. Won quant à lui travaille depuis plusieurs années en tant que steward pour une compagnie aérienne.

Le jour de son 34e anniversaire, Ha Na reçoit un message de son ami Won, celui-ci la taquinant sur son âge et les « signes précurseurs du vieillissement ». En colère, Ha Na lui fait remarquer qu’il a le même âge qu’elle; ainsi ils se lancent tous deux un défi : qui parmi eux se mariera en premier et cela avant ses trente-cinq ans ?

Ha Na et Won seront-ils capable de trouver le grand amour ?


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La fiche

Période de diffusion 27 juin 2015 – 16 août 2015
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance
Autres versions Remake du drama taiwanais In Time With You (2011)

Casting
Ha Ji Won as Oh Ha Na
Lee Jin Wook as Choi Won
Yoon Kyun Sang as Cha Seo Hoo
Choo Soo Hyun as Lee So Eun


La note

6,5/10


L’avis

The Time We Were Not In Love n’est pas un drama particulièrement réussi. Ceci dit, j’ai aimé, j’ai vraiment aimé. Je n’ai eu aucun mal à enchaîner les épisodes, je me suis attachée aux personnages et j’ai vécu leur histoire un peu comme si c’était la mienne, en m’appropriant leur univers et leurs souvenirs. Si le drama n’a rien d’exceptionnel, il a pourtant un charme indéniable dans sa réalisation et sa mise en scène. En tant que spectateur, on se sent immédiatement imprégné par cet univers, ces décors qui offrent un confort qu’il est difficile de quitter, alors même que le drama n’est pas spécialement bon.

Et puis en tant que remake de In Time With You, c’est un fait que le drama a une maturité et une façon de traiter les choses plus réaliste que la moyenne. Néanmoins, oubliez toute comparaison avec la version taiwanaise : The Time We Were Not In Love ne fait tellement pas le poids que j’ai fini par oublier, au fil des épisodes, qu’il s’agissait d’un remake. Pour moi, In Time With You avait, par son exceptionnelle justesse, complètement dépassé le cadre du « drama » et franchi les barrières de la vie. The Time We Were Not In Love, à l’inverse, c’est un « drama », tout ce qu’il y a de plus « drama » à Dramaland. L’écriture est un poil plus mature et les personnages sont moins clichés, mais The Time We Were Not In Love n’arrive pas pour autant à sortir du cadre du drama conventionnel.

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J’ai beaucoup de mal à me faire un avis sur Ha Ji Won. C’est étrange parce que beaucoup de ses dramas ont été des vrais coups de coeur pour moi (Secret GardenThe King 2 Hearts) mais je n’ai jamais eu plus de feeling que ça pour l’actrice. Et dans ce drama, c’est pareil. Même si je crois que, depuis ce drama, je l’aime beaucoup plus qu’avant mais je n’ai toujours pas de feeling particulier pour elle. Ça n’empêche pas Ha Na d’être un personnage formidable. Je pense qu’il est difficile de ne pas admirer cette femme forte, ambitieuse, caractérielle qui, pour une fois, refuse de sacrifier ses ambitions professionnelles pour l’amour alors qu’elle a quand même 35 ans. J’aime beaucoup la justesse de l’écriture qui ne nous sert pas un personnage extrême (loin de l’héroïne workaholic sentimentalement handicapée) et que la société ne juge pas sur son statut marital, car Ha Na a beau être célibataire à 35 ans, elle est professionnellement brillante et est un modèle pour tout le monde dans sa boîte, sans que personne n’ait quoi que ce soit à redire sur son célibat. Et ouf, ça fait du bien ! Mais là où je suis déçue -par rapport à In Time With You-, c’est que le scénario a enlevé à son héroïne toutes ses imperfections : dans In Time With You, l’héroïne était chiante, pleine de défauts, pas toujours raisonnable, rancunière… Tout ce qui faisait d’elle une héroïne si vraie. Mais là, Ha Na est juste… une héroïne de drama. Elle n’est pas parfaite pour autant mais j’ai l’impression que l’écriture a enlevé tout ce qui aurait pu faire « tâche » sur son personnage pour la rendre plus classique, plus « irréprochable » -mais elle reste géniale malgré tout. Et puis ça m’arrive rarement de le souligner, mais j’étais en extase devant Ha Ji Won pendant tout le drama : comment est-ce possible d’être aussi belle ?

Choi Won, je l’ai vraiment beaucoup aimé. Parce qu’il est complètement adorable, hyper attachant, et Lee Jin Wook est tellement charismatique qu’il arrive à créer une véritable proximité entre son personnage et les spectateurs. Mais j’ai eu un peu de mal à le comprendre : à comprendre le rejet catégorique de ses sentiments qu’il s’impose à lui-même, à comprendre son positionnement par rapport à Ha Na, à partir du moment où il réalise ses sentiments. Je suis néanmoins charmée par le personnage et surtout par l’acteur.

J’ai beaucoup aimé la romance. Ce n’est pas tant l’axe romantique en lui-même mais la relation évolutive entre les deux protagonistes qui est intéressante à suivre. Je regrette qu’il n’y ait pas une alchimie plus forte entre les deux acteurs : je trouve qu’il y a beaucoup de retenue entre les deux personnages et pour le coup, leur complicité BFF m’a parue un peu forcée (faute aux acteurs ? à l’écriture ? Je ne saurais pas dire). Ils avaient une excellente dynamique et leur relation était très jolie, mais ça manquait un peu de naturel.

La mauvaise surprise, c’est Cha Seo Hoo. Autant j’étais complètement tombée sous le charme de Yoon Kyun Sang dans Pinocchio, et là… Son personnage était nul, complètement incohérent, et l’acteur tellement fade. Le drama essaie d’en faire un rival « idéal » mais c’est ça qui m’a le plus gênée : il est sans cesse positionné dans un rôle de victime, dévoué et attentionné envers Ha Na et souffrant de sa situation « difficile » (expliquez-moi d’abord en quoi sa situation est difficile) mais ça m’a juste énervé parce que c’est lui qui est parti, c’est lui qui revient égoïstement en essayant de masquer sa lâcheté par des excuses. Je n’aime pas du tout le rôle que le drama veut lui donner (rival victime pour qui on est censé avoir de la peine) alors que pour être cohérent, il aurait dû être le bourreau. Ceci dit, le personnage est tellement fade -fade dans sa personnalité, dans ses conflits, dans ses sentiments- que, sans jamais avoir zappé une seule scène, j’avais l’impression d’oublier instantanément tout ce qui se rapportait à ce personnage.

Dans la même lignée, So Eun (Choo Soo Hyun) complète le carré amoureux de façon toute aussi fade. C’est dommage parce qu’avec une personnalité aussi franche et aussi sympathique, elle aurait pu être mieux exploitée mais je l’ai trouvée plus décorative qu’autre chose (même bilan pour tous les collègues de Choi Won, sympathiques mais décoratifs).

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L’axe que j’ai en revanche beaucoup aimé -et qui n’existait d’ailleurs pas dans In Time With You– est Dae Bok (Lee Joo Seung) le petit frère de l’héroïne. C’était le petit rigolo du drama et il n’apporte concrètement pas grand-chose mais j’ai trouvé sa romance toute mignonne et pleine de légèreté.

C’est étrange, j’ai l’impression d’avoir écrit un avis globalement assez péjoratif alors que je reste sur un ressenti positif et j’ai suivi le drama avec beaucoup d’intérêt -en même temps, vu le niveau très élevé des dramas cette année, il faut rester un minimum objective. En tout cas, c’est un drama que j’ai vraiment aimé et il n’y a que les bonnes choses qui me restent en tête.

Une mention spéciale à l’OST géniale (qui reste durablement dans ma playlist), composée entre autres par d’excellentes chansons de Kyu HyunEvery Single Day ou encore la chanson « Why Are We Like This » de Suzy, qui n’a rien de spécial si ce n’est qu’avec Nikilann, nous avons découvert cette chanson lors de notre voyage en Corée l’été dernier, du coup je l’affectionne particulièrement ^^ Côté réalisation, le drama est visuellement magnifique : couleurs, décors, un régal pour les yeux (je crois que j’ai rarement vu un drama aussi coloré).

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Bref, je m’étais lancée par curiosité pour ce remake de In Time With You, finalement je suis déçue en tant que remake mais plutôt satisfaite en tant que drama. Absolument pas un indispensable mais qui vaut son détour !


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