Descendants of the Sun 태양의 후예

L’histoire

Yu Si Jin est le commandant des forces spéciales. Avec son meilleur ami et commandant en second Seo Dae Young, il part pendant des mois effectuer des missions secret défense à travers le monde. De retour à Séoul pendant une permission, les deux amis doivent courser un motard qui vole le portable de Dae Young. Ils atterrissent aux urgences où Yoo Si Jin fait la connaissance de Kang Mo Yeon, une chirurgienne talentueuse. 

Le coup de foudre est immédiat. Mais être la petite amie d’un militaire n’a rien de facile et Kang Mo Yeon met vite fin à leur relation de peur de trop en souffrir.

Huit mois plus tard, lorsqu’elle est envoyée à Uruk* pour diriger l’équipe médicale, elle découvre que l’équipe sur place est celle de Yoo Si Jin…

*Ville fictionnelle créée pour le drama (mais le tournage se déroule en Grèce)


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La fiche

Période de diffusion 24 février – 14 avril 2016
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance, Action, Militaire, Blockbuster

Casting
Song Joong Ki dans le rôle de Yoo Si Jin
Song Hye Kyo dans le rôle de Kang Mo Yeon
Jin Gu dans le rôle de So Dae Young
Kim Ji Won dans le rôle de Yun Myeong Joo


L’avis d’Asiandramas

9/10

Descendants of the Sun est un coup de coeur énorme. Peut-être tient-il au fait que je n’ai absolument pas suivi tout ce qu’il y a eu autour -le buzz exceptionnel qu’il a généré et tout ce qui en a découlé-, en tout cas je n’avais, à l’égard du drama, ni l’exigence particulière que l’on a lorsqu’un drama est attendu, ni l’appréhension intuitivement critique que l’on ressent lorsqu’un drama déchaîne les foules lors de sa diffusion. J’avais seulement mon écran, Song Joong Ki, Song Hye Kyo, et mon petit coeur qui les a suivis aveuglément de Séoul à Uruk et qui les aurait suivis jusqu’au bout du monde.

J’ai trouvé ce drama passionnant. Il mélange plusieurs genres pour trouver un équilibre idéal entre action, comédie, drame et romance et loin de se limiter à sa romance -pourtant splendide-, le drama apporte tellement d’autres choses sur le plan émotionnel et moral. C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié : avec un casting pareil et dans ce type d’environnement (militaire / médical), le drama aurait pu facilement être superficiel en enchaînant des scènes de romance entrecoupées de scènes d’action héroïques, mais non, bien au contraire, Descendants of the Sun est tout sauf superficiel.

Le scénario est loin d’être très recherché, l’écriture n’est pas particulièrement fine, mais c’est un drama capable d’aller droit au coeur à travers des personnages qui, confrontés à des situations inimaginables, se retrouvent forcés à grandir, à évoluer en se forgeant des valeurs, et ces valeurs m’ont touchée. Je retiens tout particulièrement le staff médical, dont les personnages -Chi Hoon !- n’ont jamais cessé de m’émouvoir ^^ La partie « earthquake » est celle que j’ai préférée, parce qu’en dehors du fait que la romance avance beaucoup, c’est à ce moment là que l’on voit vraiment les personnages évoluer, sortir de leur confort et grandir, tout simplement.

Le seul vrai point noir, selon moi, est l’intrigue qui tourne autour de David Agus : le drama s’y attarde beaucoup mais au final, ce personnage n’apporte pas grand chose si ce n’est l’anglais affreux de Song Joong Ki (sur des répliques toutes pourries censées rendre un effet ultra-stylé, à mourir de rire ^^). Et si j’ai trouvé les deux derniers épisodes un peu faibles scénaristiquement parlant, ça ne m’a pas empêchée d’être passionnée jusqu’au bout.

Bref, Descendants of the Sun a été un coup de coeur. Qu’il s’agisse de la romance principale, la romance secondaire, l’intrigue ou l’environnement, j’ai suivi les 16 épisodes avec des étoiles dans les yeux et des battements de coeur permanents. Song Joong Ki ne pouvait pas faire un come-back plus réussi !


L’avis de Nikilann

7,5/10

Je partage l’avis d’Asiandramas et en même temps… Je n’ai pas eu le même ressenti. Pour moi, Descendant of the Sun a été excellent dans les épisodes qui se déroulent en Corée. L’humour était au top et les scènes vraiment bien écrite.

Dès qu’on était en Grèce, la réalisation était magnifique et les événements étaient plus épiques, mais je n’ai jamais tout à fait accroché – surtout la partie « earthquake ». La plupart du temps, je trouvais juste les rebondissements ultra-répétitifs et les discussions entre les personnages frustrantes. J’avais l’impression qu’on faisait du sur-place (surtout avec notre couple secondaire).

Je pense que si j’ai réagi comme ça, c’est aussi à cause de l’engouement général pour le drama. Descendants of the Sun a changé la donne pour la Corée. Il a rapporté des milliards au pays et s’est propagé comme un feu de forêt en Chine, en Indonésie, en Malaisie… Mon twitter était inondé d’actu en rapport avec le drama ! (Pour un info, ceci n’arrive jamais !)

Je comprend cet engouement. Le sujet du drama, autour de l’engagement militaire et du patriotisme était voué à résonner en Corée du Sud. La pré-production a permis de contourner les délais qu’imposent le bureau de censure en Chine. Sung Joon Ki, la réalisation superbe et les intrigues ambitieuses allaient forcément retentir à l’étranger. Ajoutons à cela le placement de produit à tout va  – les voitures ! – et vous avez le plus grand succès économique de l’année.

Le problème est qu’il est devenu pour moi impossible de dissocier Descendants of the Sun en temps qu’histoire et drama de tout la hype qui l’a accompagné. J’ai toujours l’impression que ce drama – si on ne regarde que l’histoire – ne méritait pas tant.

L’autre souci que j’ai avec ce succès retentissant c’est qu’on se retrouve depuis avec une avalanche de drama pré-produit construits sur le même modèle : une réalisation travaillée, un morceau de l’intrigue filmé à l’étranger, un casting de super-stars et une histoire ambitieuse. Pour le moment (j’espère avoir tort d’ici la fin de Legend of the Blue Sea ou Goblin), pas un seul ne m’a emportée. Les coréens ne savent pas encore jongler avec cette nouvelle manière de produire, il faut croire. Uncontrollably Fond, The K2… On enchaîne les désastres.

Pour moi, Descendants of the Sun était donc loin d’être mauvais, mais il n’était pas non plus à la hauteur de son succès international. Cela dit, je ne vais pas mentir, passer 16 heures à regarder Sung Joon Ki être badass/sexy/charmeur n’a pas été très difficile…


En deux lignes

Les + La hype qui a entouré ce drama

Les – La hype qui a entouré ce drama


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Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo 달의 연인-보보경심 – 려

Publié par Asiandramas

L’histoire

Remake du drama chinois Startling By Each Step / Bu Bu Jing Xin, lui-même adapté du roman du même nom écrit par Tong Hua.

L’héroïne est une jeune fille des temps modernes qui, suite à un accident, se réveille plusieurs siècles plus tôt, à l’époque Goryeo sous le règne du roi Taejong. A cette époque, elle s’appelle Hae Soo (IU) et sa cousine est mariée à Wang Wook, 8ème Prince de la famille royale (Kang Ha Neul). Après une période d’adaptation, Hae Soo crée rapidement des liens amicaux avec chacun des Princes et tombe amoureuse du 8ème Prince.

Mais le temps de la succession approche et Hae Soo ne se doute pas qu’elle va se retrouver en plein coeur d’une sanglante guerre au trône entre tous les Princes héritiers…


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La fiche

Période de diffusion 29 août 2016 – 1er novembre 2016
Episodes 20 (60 min)
Genre Romance, Historique

Casting
Lee Joon Ki dans le rôle de Wang So (4th Prince)
IU dans le rôle de Hae Soo
Kang Ha Neul dans le rôle de Wang Wook (8th Prince)


La note

5/10


L’avis

Après 20 épisodes assez riches en émotions, si je ne devais garder que deux mot pour résumer mon ressenti, ce serait définitivement : incohérence et frustration. Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo avait vraiment tous les atouts en main, et surtout un scénario déjà tout prêt ! Mais finalement, le plus gros souci du drama est son sérieux problème d’écriture. Ce n’est pourtant pas évident de se foirer dans l’écriture, alors même qu’il s’agit d’un remake d’un livre et drama à la base aussi bien écrit.

Globalement, j’ai eu, tout au long du drama, un sentiment d’inconsistance. J’avais constamment l’impression qu’ils ont choisi de reprendre l’histoire et l’écriture originelle, tout en essayant d’y intégrer le plus d’élements possibles pour rendre le drama… le plus « drama » possible : fan-service à gogo, bons sentiments, noble idiotie… Tant de choses qui n’existaient pas dans la version originelle, et qui, intégrées dans le drama, résultent en un flagrant manque de fluidité dans le scénario parce qu’on force des situations qui n’ont pas lieu d’être, ni de raison d’être.

Je crois que, côté inconsistance, la palme d’or revient au second lead Wang Wook (Kang Ha Neul) : juste WTF ? [SPOILER] D’un homme qui a le cœur sur la main au début, il devient du jour au lendemain méprisable par sa soif d’ambition, sans que le drama nous donne une justification suffisamment convaincante pour que ça soit cohérent. Et jusqu’au bout, le drama essaie pourtant de nous attendrir en nous montrant à quel point il souffre de sa situation (?) et à quel point son amour pour Soo est fort : WTF ! [FIN SPOILER] Aucune cohérence, aucune fluidité dans ce personnage complètement insipide, et de façon générale, ça se rapporte au drama entier.

Parlons quand même des points forts, parce qu’il y en a malgré tout. A commencer par la réalisation : une tuerie. La cinématographie est un régal pour les yeux : les costumes, les décors, les couleurs, les plans… J’ai rarement vu un drama aussi joli visuellement. Je suis également conquise par l’OST, les instrumentales sont absolument splendides.

Deuxièmement, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo fait partie des (rares) dramas dont la seconde partie est largement supérieure à la première. En comparaison aux 7 premiers épisodes du drama –qui étaient un enchaînement de scènes sans réel lien entre elles si ce n’est du fan-service- la suite devient beaucoup mieux. Il y a même des épisodes que j’ai trouvé vraiment bons -j’ai eu un vrai regain d’intérêt aux alentours des épisodes 8-9 (la cérémonie de la pluie) ou encore les épisodes sur la Concubine Oh– mais dans l’ensemble, mon semblant « d’addiction » (parce que c’était quand même une sorte d’addiction) était plus dû à la curiosité pure qu’à la passion. J’attendais les épisodes avec impatience chaque semaine, pourtant le drama n’a jamais cessé de me frustrer par son écriture bancale et son manque de fluidité.

Dernier vrai point fort du drama, c’est son héros Wang So qui, du début et jusqu’à la presque fin, ne m’a jamais déçue et a toujours été parfaitement en ligne avec lui-même. Je dis « presque fin » parce que [SPOILER] les derniers épisodes ont quand même réussi à le rendre un peu bizarrement lunatique… vu comme les précédents rois ont fini (d’ailleurs, on sent le manque d’inspiration flagrant dans la façon dont le scénario se débarrasse de tous ses rois), il faut croire que le trône rend définitivement fou [FIN SPOILER] mais dans l’ensemble, j’ai vraiment aimé ce personnage. Au milieu d’une multitude de personnages incohérents / sans intérêt / frustrants, Wang So se distingue à la fois par la profondeur de son personnage, mais aussi par l’excellent jeu d’acteur de Lee Joon Ki qui fait de l’ombre à tout le monde.

De façon générale, l’incompréhension m’a accompagnée tout au long du drama. Des scènes entières m’ont paru complètement incompréhensibles au vu du contexte, tandis que certains personnages n’ont jamais pris sens à mes yeux. Je n’ai jamais compris à quoi servait Woo Hee des Hubaekje (Seohyun) : ni son rôle, ni ses idées, ni la justification de sa présence dans le drama [SPOILER] alors ne parlons même pas de sa mort : je n’ai absolument rien pigé, quelqu’un peut m’expliquer ? ^^ [FIN SPOILER]. Je n’ai jamais compris le rôle ni le positionnement du 9ème Prince Wang Won (Yoon Sun Woo), tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Les personnages apparaissent, disparaissent, changent d’avis et de caractère du jour au lendemain sans que le scénario n’apporte aucun élément de justification. Pour dire, j’en suis carrément venue à affectionner la Princesse Yeon Hwa (Kang Han Na) -quasiment le seul personnage qui a le mérite d’être honnête avec elle-même et avec les autres tout au long du drama.

Bref, l’écriture du drama m’a laissée finalement plus perplexe qu’autre chose, parce que je n’aurais jamais cru me retrouver un jour face à un drama aussi bizarrement illogique.

Côté personnages, j’ai bien aimé l’héroïne Hae Soo. J’aime beaucoup la façon dont son évolution est menée : d’une naïve innocence à une horrible prise de conscience, lorsqu’elle commence à se rendre compte que l’Histoire est en train de s’écrire autour d’elle -à cause d’elle- et qu’elle est, d’une certaine manière, l’élément déclencheur d’une guerre pour le trône à laquelle elle ne peut qu’assister, impuissante. Le problème, c’est qu’elle ne devient pas le personnage le plus fun du lot -je ne compte plus le nombre de larmes qu’elle verse dans la seconde moitié- mais j’ai bien aimé Hae Soo jusqu’au bout, et puis IU fait preuve d’un jeu franchement excellent. Ce n’est pas évident de maintenir le niveau de Lee Joon Ki et elle relève le défi brillamment.

La romance est finalement le seul axe que j’ai suivi avec intérêt -à la base, j’étais plus partie pour suivre passionnément la guerre au trône, finalement, elle est tellement inconsistante que mon intérêt s’est reporté sur la romance. Malgré son manque de fluidité, j’ai trouvé cette romance intense -ou peut-être est-ce juste Lee Joon Ki qui a un regard intense- et elle avait quelque chose d’épique qui m’a investie à 100% du début jusqu’à la fin. Autant vous dire que de voir Lee Joon Ki le coeur brisé m’a un peu chamboulée aussi.

Je ne m’attarderai pas sur le reste -ça n’en vaut pas vraiment la peine. Dommage pour ce gâchis d’eye-candy : le casting est quand même sacrément bien fourni mais les personnages sont tellement inutiles / mal écrits / indigestes qu’on en oublie qu’ils sont beaux. Je m’amuse donc à vous présenter les membres de la famille royale (passez votre souris sur les photos pour des présentations plus poussées ^^) :

En conclusion, Moon Lovers – Scarlet Heart: Ryeo n’est, selon moi, pas un mauvais drama. Un mauvais drama est pour moi un drama qui ne capte pas mon attention, auquel je n’arrive pas à porter de l’intérêt ni à m’investir. Ce drama, au contraire, a capté toute mon attention et mon intérêt. Je me suis investie à fond mais il m’a frustrée, il m’a déçue, il m’a vendu du rêve et n’a pas vraiment su être à la hauteur. J’en sors donc avec un gros sentiment de frustration et d’incompréhension… mais à la fois un sentiment d’avoir vécu une histoire prenante et remplie d’émotions -pas forcément toutes positives.


En deux lignes

Les + Une réalisation splendide (visuelle et musicale), un Lee Joon Ki excellent

Les – Tout le reste… mais surtout une écriture complètement WTF


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Les Rattrapages – School 2015 et Oh My Ghost

Publié par Nikilann

Hello tout le monde !

Ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu de rattrapages mais j’en ai plein sur le feu vu que je suis toujours complètement en retard par rapport aux dramas de l’année dernière ^^

Je n’ai pas touché à ce que j’avais écris. Mais je suis d’accord avec mon moi d’il y a six mois: à ce jour, ma rancœur envers School 2015 est encore intense [SPOIL] TAE KWAAAANG !!! 😥 [/SPOIL] et bien qu’il soit très fun, Oh My Ghostess s’oublie vite.


School 2015, Who Are You : 8,5/10
Oh My Ghostess : 8/10

 
School 2015, Who are You ? 후아유- 학교 2015

J’ai eu beaucoup de mal à écrire sur ce drama. Au delà du fait que je l’ai vu il y a maintenant plus d’un an et demi (mon dieu !), School 2015 me laisse encore aujourd’hui un goût très amer.

La fin m’a déçue – tellement déçue que j’ai du mal à me souvenir d’autre chose à part la déception immense.  School 2015 m’a abandonnée sur le bord de la route au bout du voyage. J’en suis sortie en colère après tout le monde (et surtout les scénaristes !)

La raison ? L’absence totale de bon sens. Logiquement, je pense que je pouvais comprendre les choix du dernier épisode. Mais je n’en avait pas envie ! En tant que spectatrice, je me suis investie avec les personnages, je me suis attachée à eux. La fin est injuste à tous les niveaux. [SPOIL] Oui, c’est Gong Tae Kwang qui méritait Lee Eun Bi. Je sais pas bien que dans la vraie vie, les sentiments ne se commandent pas (blablabla). Mais 1) Gong Tae Kwang. 2) Il est adorable, on a envie de prendre soin de lui et de la protéger. 3) Lee Eun Bi avait franchement l’air de ne pas être opposée à l’idée non plus. 4) Je ne sais même pas pourquoi j’ai besoin de faire cette énumération ! Han Yi An était amoureux de sa soeur jumelle et n’a pas remarqué que ce n’était plus elle quand l’échange a eu lieu ! Le côté interchangeabilité de cette affaire me rend dingue. [/SPOIL]

Je mets 8,5/10 parce que quand même, c’était vraiment très bien au début. La première partie m’a rendue complètement addict et le scénario était écrit avec finesse… jusqu’à la catastrophe.

Je garde ma rancœur, School 2015.


Oh My Ghostess 오 나의 귀신님

Un casting de rêve pour un parfait petit drama d’été. Du mystère frissonnant, une romance électrisante, de l’humour à en pleurer.

Sans prétention et sans prise de tête, Oh My Ghostess ne m’a pas laissé avec un souvenir impérissable -du tout – puisqu’un an plus tard j’ai franchement du mal à me souvenir des détails.

Mais si je me concentre beaucoup, je me souviens que j’ai beaucoup ris. Le début notamment, avec les attaques à répétition de Shin Soon Ae sur Kang Soon Woo. Je crois que l’agression sexuelle d’une femme sur un homme dans un drama – avec autant de légèreté, d’humour et justifiée par un prétexte aussi fantastique que « je suis morte vierge, si je veux aller au paradis, je dois régler ce problème ! » – est hilarante. C’est aux antipodes de tout ce qu’on a l’habitude de voir à la télé coréenne.

J’ai également beaucoup regretté le sous-développement du personnage de Choi Sung Jae, le policier. J’ai été très partagée entre mon amour irrationnel pour Im Joo Hwan, ma déception de le voir sous-exploité dans ce rôle, et la difficulté de s’attacher au personnage de Sung Jae. [SPOIL] Pendant l’essentiel du drama, Sung Jae nous est basiquement présenté comme mauvais : on devine que son comportement est animé par un mauvais esprit, ce qui est confiré par la suite. Ce qui m’a posé problème ! Im Joo Hwan joue très bien, mais comment rendre empathique un personnage dont le comportement n’a rien de rationnel ou d’explicable ? Il nous est impossible de se sentir concerné par les difficultés qu’il rencontre, par ses états d’âme ou par son affection (factice ?) pour Eun Hee.

J’ai beaucoup aimé les deux derniers épisodes à son sujet. En découvrant un peu l’histoire du personnage et en le voyant être violent avec Bong Sun, qu’on saisit mieux à quel point le mauvais esprit possède Sung Jae. Jusque là, j’avais beaucoup de mal à savoir ce qu’il restait de Sung Jae, de l’humain dans le corps de l’officier. J’ai adoré la fin du personnage : sa tentative de suicide coupable, son amnésie (très bien jouée. La scène où il explique à Eun Hee qu’il est frustré…. pourquoi un rôle si mineur Im Joo Hwan, pourquoiiii ?) [/SPOIL]

Son histoire aurait pu être une petite merveille en marge dans le drama mais malheureusement, il s’est un peu effacé en arrière-plan au profit de la romance principale. Romance qui, malgré tout ses aspects comiques et un jeu vraiment excellent de la part des acteurs, se finit quand même un peu sur une morale pas bien claire. [SPOIL] Au final, on retombe un peu sur le problème de School 2015 et l’idée d’interchangeabilité. « Je tombe amoureux d’un corps, peut importe la personne qu’il y a dedans » ? Non désolé, ça ne marche pas comme ça mes coco ! [/SPOIL]

Un drama que je recommande sans hésiter. Parfait pour se tenir chaud l’hiver !

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One Percent Of Anything – 1%의 어떤것

Publié par Asiandramas

L’histoire

Remake de « One Percent Of Anything », drama coréen sorti en 2003.

Lee Jae In est l’unique héritier de l’empire SH Group. Patron tyrannique et imbu de lui-même, son grand-père désespère de voir la personnalité de son petit-fils changer pour le meilleur.

Kim Da Hyun est institutrice dans une école primaire. Un jour, elle vient à la rescousse d’un vieil homme en danger, qui n’est autre que le Président de SH Group, le grand-père de Jae In.

Dans l’espoir de voir son petit fils changer, il modifie son testament : pour que Jae In touche son héritage et prenne la tête de SH Group, il devra se marier avec Da Hyun…


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La fiche

Noms alternatifs Something About 1 Percent / One Percent Of Something
Période de diffusion 5 octobre 2016 – 24 novembre 2016
Episodes 16 (35-40 min)
Genre Romance, Comédie

Casting
Ha Suk Jin as Lee Jae In
Jun So Min as Kim Da Hyun
Kim Hyung Min as Min Tae Ha


La note

8,5/10


L’avis

Je suis conquise. Je ne sais pas si cela s’explique parce que j’ai terminé le drama il y a quelques heures à peine -avec un sentiment d’entière satisfaction- et que mon enthousiasme va retomber d’ici quelques jours… Ou si cela s’explique tout simplement parce que One Percent Of Anything est une des rom-com les plus sympas que j’ai eu l’occasion de voir récemment, une comédie romantique qui ne se plante pas une seule fois et qui -chose rare- devient de mieux en mieux au fil des épisodes.

C’est assez drôle comme sensation : le scénario sent clairement les années 2000, du réchauffé à plein nez… Mais au milieu d’un scénario à l’ancienne, on a des réactions et des interactions entre personnages complètement modernes. Une sorte d’anachronisme, à l’échelle du drama, qui fait réaliser à quel point les dramas ont évolué en 10-15 ans, qu’il s’agisse d’écriture ou de valeurs morales ^^

Parce que, croyez-moi, le scénario de One Percent Of Anything (remake du drama du même nom, datant de 2003) nous replonge tout droit au début des années 2000, en plein dans les premiers K-dramas : un riche héritier imbuvable, un contrat de mariage, une rivale qui n’a d’autre raison d’être à part briser le couple… Tant de choses à priori complètement dépassées mais qui, re-masterisées en version 2016, donnent un côté carrément attendrissant. On rit plus qu’autre chose des rebondissements scénaristiques improbables -sérieusement, qui mettrait ce genre de conditions dans son testament ? Hahaha- et même si l’on voit les situations venir de loin sur leurs gros sabots, j’ai été complètement emportée dans le tourbillon et et j’ai apprécié ce drama comme il se doit : non seulement parce qu’il est génial -et bien meilleur que la majorité des rom-com- mais aussi parce que son écriture 2016 vient mettre une grande touche de modernité dans un scénario aussi has been.

Première chose qui frappe : l’alchimie de folie au sein du couple principal. Même dans les rom-coms de nos jours, il est rare de trouver un tel naturel, une telle spontanéité dans le couple principal, qu’il s’agisse de dialogues ou de gestes. Le « dating contract » a beau être le moteur, les deux protagonistes jouent le jeu : quitte à être ensemble, même par contrat, autant l’être à fond. Résultant en des scènes de romance trop, trop, trop adorables qui viennent semer des paillettes dans nos yeux tout au long du drama.

Deuxièmement, la force de caractère des personnages. Avec un scénario à l’ancienne, on s’attend à des conflits à l’ancienne : malentendus, mensonges, situations grotesques créées par les rivaux. Si l’on n’échappe pas aux situations grotesques (j’ai explosé de rire devant [SPOILER] le kidnapping de l’épisode 12 [FIN SPOILER] -je n’aurais jamais cru que ce genre de rebondissements cheap pouvaient encore sortir dans un drama hahaha), on a clairement fait des grands pas en avant lorsqu’il s’agit, pour les personnages, de se défendre. La volonté de l’héroïne à ne jamais se faire marcher sur les pieds fait un bien fou (là où, j’en suis persuadée, elle se faisait mener par le bout du nez dans la version 2003). Bref, c’est ultra satisfaisant de voir qu’un drama, même en tant que remake, sache s’adapter à son temps.

Le casting est une totale découverte pour moi : je vois pour la première fois Ha Suk Jin…et il est juste trop mignon ! Seize épisodes ont suffi à me donner envie de voir Drinking Solo et de le suivre dans tout ce qu’il fait. J’adore cet acteur, j’adore sa voix -il a un timbre un peu grave qui lui donne un charme fou !- et surtout, j’adore l’écriture de son personnage qui, dès le début, ne se prend jamais la tête et agit avec beaucoup de maturité lorsqu’il s’agit de relations amoureuses.

Pareil du côté féminin, je découvre ici Jun So Min, une vraie boule d’énergie pétillante à souhait, qui donne du fil à retordre au héros ^^ Elle manque un peu de maturité dans la romance mais sa capacité à se défendre face aux obstacles est un régal.

La romance est adorable, vraiment adorable. Le couple principal partage une alchimie à se rouler par terre, l’honnêteté et le naturel qui règnent au sein du couple donnent envie de sourire bêtement. J’étais explosée de rire face aux scènes de jalousie du héros : tellement puéril mais tellement drôle. Les rebondissements sont un poil répétitifs -je fais la gueule, on se réconcilie, on est trop mignons puis je refais la gueule, etc- mais c’est tellement sympathique à regarder que ça passe tout seul. Et pour une fois, les obstacles sont de vrais obstacles. Rares sont les romances capable de mettre en lumière les vraies difficultés quotidiennes que peuvent rencontrer un couple dont l’un est un riche héritier, et l’autre une fille banale. Et même face aux obstacles, ce couple n’a jamais cessé de m’émerveiller par leurs réactions et leur bon sens.

Du côté des personnages secondaires, on retombe dans des figures plus classiques : un second rôle masculin, Min Tae Ha, qui ne sert pas à grand chose -à part être grand et beau- ainsi que la classique rivale insupportable, Han Joo Hee, dont le seul rôle consiste à mettre des bâtons dans les roues du couple principal. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas vu ce type de configuration simpliste dans une rom-com que je trouve ça presque mignon ^^

Je suis également très agréablement surprise et reconnaissante envers la scénariste d’avoir écrit des personnages avec autant de bon sens. La réaction du couple principal face [SPOILER] aux actions de Han Joo Hee est un régal, parce que pour une fois, ils réagissent exactement comme ils le devraient, parce que Joo Hee a fait quelque chose d’abominable et qu’elle ne mérite aucun ménagement. [FIN SPOILER] C’est tellement rare de trouver tant d’équilibre dans un drama !

One Percent Of Anything est donc une rom-com classique sur le papier mais ce qu’elle a à offrir dépasse largement tout ce qu’on peut trouver dans les rom-coms classiques. Le tout avec un scénario extrêmement rafraîchissant pour les nostalgiques des années 2000 ^^ Les épisodes s’enfilent à vitesse grand V, je n’ai pas vu le temps passer -il faut dire que chaque épisode dure 35 à 40 minutes, ça passe ultra vite.

Bref, une surprise de taille : dire que j’avais lancé le drama sur un coup de tête, sans m’attendre à grand chose si ce n’était une rom-com très classique… Et je me retrouve avec un coup de coeur énorme, seize épisodes passés trop vite et déjà beaucoup de nostalgie pour ce couple formidable. Vous êtes d’humeur pour une rom-com ? Foncez.


En deux lignes

Les + Une romance magique -cette alchimie de dingue- et du bon sens à gogo : merci !

Les – Des rebondissements prévisibles dans un scénario qui vieillit mal ^^


Votre avis ?

Fantastic 판타스틱

Publié par Nikilann 
Relu et corrigé par Han Ga In

L’histoire

Lee So Hye est une scénariste de drama réputée. Le souci, c’est que pour son dernier projet en date, « Hitman », on lui impose comme leading man… Ryu Hae Song ! L’acteur super populaire est réputé pour jouer comme pied.
Un peu effrayé à l’idée de devoir révéler son manque de talent, Hae Sung accepte néanmoins le projet pour reconquérir So Hye, son premier amour. Mais il a du pain sur la planche : sa trahison – 10 ans plus tôt – qui est encore fraîche dans la mémoire de la jeune femme. En pleine ascension vers la célébrité, il avait annulé sa participation au drama qu’elle écrivait après lui avoir promis d’y tenir le premier rôle.
Des retrouvailles qui se compliquent lorsque So Hye est diagnostiquée avec un cancer du sein au stade 4…


La fiche

Période de diffusion 2 septembre – 22 octobre 2016
Episodes 16 (60 min)
Genre Romance, Drame, Tranches de vies, Amitié

Casting
Kim Hyun Joo dans le rôle de Lee So Hye
Joo Sang Wook dans le rôle de Ryu Hae Sung
Park Si Yeon dans le rôle de Baek Seol
Ji Soo dans le rôle de Kim Sang Wook
Kim Tae Hoon dans le rôle de Hong Joon Ki


La note

9/10


L’avis

Merci Asiandramas de m’avoir poussée à continuer Fantastic =)

Quelle jolie histoire ! Que c’est fort d’avoir une histoire qui parle du cancer sans s’égarer dans des scénarios aux obstacles abracadabrants et tragiques. Des fois, la simplicité est beaucoup plus touchante. Elle nous fait réaliser que chacune de nos vies peut être une grande histoire d’amour, d’amitié. Peu importe l’argent, la santé ou le statut : ce qui compte est d’avoir des gens sur qui on peut compter.

C’est une morale toute simple. Mais le drama la délivre sans tomber dans le sentimentalisme. J’ai eu le coeur serré mais surtout, qu’est-ce que j’ai ri tout au long de Fantastic ! Les personnages sont tellement attachants.

Je n’ai jamais vu un drama de Kim Hyun Joo (bon apparemment si d’après sa filmographie, elle a joué dans Boys over Flowers, mais pas moyen de me souvenir d’elle ^^). C’est vraiment une femme magnifique. Elle a vraiment réussi à jouer So Hye avec finesse et réalisme. [SPOIL] Les scènes où elle souffre le martyr après l’hospitalisation de Joon Ki m’ont prise au corps. Où la scène où elle avoue à la fin à Hae Sung qu’elle n’en peux plus, qu’elle veut arrêter de prétendre et mourir… [/SPOIL] Elle rend son personnage humain sans en faire des tonnes. Au début, je trouvais So Hye un chouïa froide, ce qui me faisait un peu peur pour la suite. Je ne sais pas quand c’est devenu une évidence que son impassibilité est le seul moyen qu’elle a de se protéger. Le combat qu’elle mène contre le cancer est vraiment bien rendu. Les symptômes arrivent très graduellement, ils ne sont pas surjoués, mais ils sont là (et crédibles. Oui c’est toi que je regarde Uncontrollably Fond !). Elle montre à quel point le plus difficile à combattre, quand le corps nous abandonne, c’est nous-même, nos pensées, notre enthousiasme. Combattre la maladie c’est se faire face et être obligé d’accepter de faire plus confiance aux autres qu’à soi-même.

Et comment faire confiance à Ryu Hae Sung d’entrée de jeu ? Il est tellement puéril. Il l’a déjà trahie … Bon, je vous spoile : il est en fait incroyable ! Joo Sang Wook (Cunning Single Lady) est un acteur avec lequel j’ai toujours eu du mal. J’ai toujours trouvé qu’il en faisait des caisses dans l’exagération dès qu’il faisait de l’humour. Comme quoi, il arrive toujours un drama pour vous faire changer d’avis.

Il était absolument parfait dans le rôle de la star au grand coeur Hae Sung. Hilarant lorsqu’il est incapable de jouer une scène (je ne me lasserai jamais de voir la tête des gens qui le voient jouer haha). Attendrissant lorsqu’il fonce tête baissée conquérir So Hye. J’ai beaucoup aimé qu’il ait une autre forme d’orgueil : être honnête avec lui-même et les autres. [SPOIL] C’est pour cela que lui et So Hye sont fait l’un pour l’autre. Il ne lui donne jamais l’impression d’abandonner quoi que ce soit pour elle. Elle peut oublier la maladie, sa fierté. Il donne l’impression que tout est sans prise de tête.[/SPOIL]

J’ai toujours vu Kim Tae Hun (Bad Guys) dans des rôles de méchants. [SPOIL] Peut-être la raison pour laquelle les hallucinations de So Hye à la fin me glaçaient le sang. [/SPOIL] Il ne m’a fallu qu’une demi seconde pour les oublier. Son interprétation de Hong Joon Ki était solaire. Il rayonnait sur tous les personnage avec sa joie et son optimisme permanent. Je l’ai adoré dès le début en temps que second lead. Mais je l’ai aimé tellement plus lorsque sa bromance avec Hae Sung commence !(!) J’aurais pu troquer toutes les scènes du drama pour des scènes entre ces deux là. C’était eux la vraie histoire d’amour du drama haha. [SPOIL] Tous les passages où il lui explique comment gérer le cancer, leurs nuits en tête à tête à l’hôpital… j’ai ri à en pleurer. [/SPOIL]

J’ai beaucoup aimé que l’amitié soit aussi centrale dans Fantastic. J’ai déjà dis cela dans d’autres articles, mais c’est vraiment rare qu’il y ait une vraie amitié – une belle amitié – entre les personnages. Une amitié qui semble naturelle, solide et pure. Celle entre les filles, Lee So Hye, Baek Seol et Jo Mi Sun est magnifique. Elle m’a fait penser à ces gens que je ne vais pas voir pendant parfois plusieurs années, mais dès que l’on se revoit, c’est comme si on s’était quitté la veille. Leur amitié est comme ça. Plus forte que la séparation et l’absence de coups de fil. Les voir rire comme des gamines à chaque rencontre, se soutenir comme des rocs pendant les coups durs… C’était juste beau.

J’ai apprécié que le cancer ne soit pas le seul moteur de l’histoire. L’histoire de Baek Seol est vraiment prenante. Déjà, j’aime beaucoup l’actrice Park Si Yeon (Nice Guy). Elle est incroyablement belle, c’est fou. J’ai trouvé ça super qu’on nous raconte l’histoire d’une femme maltraité – une femme à la personnalité pourtant forte et que tout le monde imagine capable de se défendre. Ça montre à quel point la maltraitance domestique est beaucoup plus complexe que ce que l’on pense et peut toucher tout le monde.*

Quant à Ji Soo… Il a eu la fille !!! Ça y est ! Enfin !! Je sais, c’est loin d’être le plus grand intérêt du personnage mais prenons une minute pour célébrer ça haha. Même si son histoire a été grandement diminuée après que l’acteur ait été hospitalisé d’urgence, il a quand même réussi à avoir une histoire où il obtient récompense ! On sent que les scènes avec lui sont écourtées pendant la moitié du drama, il est souvent filmé assis ou assez immobile – ou de dos ou de loin. C’est dommage parce qu’au final, j’ai quand même eu la sensation que ça aurait pu être mieux. MAIS il a eu sa noona alors je ne ferais pas la fine bouche haha. Prenez ça, Angry Mom et Sassy Go Go !

Mention spéciale à Oh Chang Suk, le fidèle sidekick de Hae Sung. Leurs combats d’arts martiaux étaient épiques. Et si un jour, je dois mettre au point un signal secret, ce sera « cuckoo » !

[SPOIL] Et puis la fin est géniale. Qu’est-ce que j’ai ri ! Cette infiltration des hommes dans l’avion était tellement prévisible et ce photoshop de l’extrême en dernière image ! Hahahaha ! Parfaitement dans l’esprit du drama. [/SPOIL]

FantastiC (pour cancer), a un parfum de Scent of a Woman mais est en même temps moins tragique et extrême. Il est plus concentré sur le quotidien. Que nos deux héros soient une scénariste qui a le cancer et un acteur célèbre ? Peu importe. A aucun moment on ne nous donne l’impression qu’ils ont un destin extraordinaire. Ils sont deux humains, deux personnes comme n’importe qui d’autre.

Je crois que c’est ce qu’il faut retenir de ce drama. Faire compter chaque jour comme si c’était le dernier. Oublier sa fierté et accepter de faire confiance. Apprécier ce que l’on a quand on l’a. Rire. Aimer. Rire.


En deux lignes

Les + Très humain, optimiste, léger et drôle tout en parlant de sujets graves

Les – L’hospitalisation de Ji Soo qui a diminué sa présence à l’écran  😥


Votre avis ?

Moonlight Drawn by the Clouds 구르미 그린 달빛

 

Publié par Nikilann 

L’histoire

Hong Ra On (Kim Yoo Jung) prétend être un homme depuis son enfance. Elle en tire le meilleur et s’est même concocté une petite réputation en donnant des conseils en amour. Par amitié pour un de ses clients, elle se rend au rendez-vous auquel celui-ci n’ose pas aller de peur de décevoir sa mystérieuse aimée. Mais Ra On est loin de soupçonner qu’il lui fait écrire des lettres d’amour à la princesse et que le prince Lee Yeong (Park Bo Gum) est curieux de mettre la main sur  leur auteur.
Un malentendu qui place Ra On au centre de l’attention du prince lorsqu’elle intègre le palais… comme eunuque ! Vendue pour éponger ses dettes, maintenir sa couverture devient une question de vie ou de mort. 


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La fiche

Période de diffusion 22 août – 18 octobre 2016
Episodes 18 (60 min)
Genre Romance, Historique, Comedie, Drame

Adapté du webtoon de Yoon Yi Soo

Casting
Park Bo Gum dans le rôle de Lee Yeong / Le prince
Kim Yoo Jung dans le rôle de Hong Ra On
Jin Young dans le rôle de Kim Yoon Sung
Chae Soo Bin dans le rôle de Jo Ha Yeon
Kwak Dong Yeon dans le rôle de Kim Byung Yeon


La note

10/10


L’avis

Je suis devenue un marshmallow. Il n’y a plus que Park Bo Gum et ses sourires dans mon petit coeur. (Non sérieux, regardez-moi ça !)

Moonlight drawn by the Clouds n’a pas fait un seul faux pas en 18 épisodes. L’addiction est là dès les deux premiers épisodes. Elle s’efface un peu dans la seconde partie, mais sans que l’intelligence du scénario n’en souffre. L’écriture est fine (je ne suis plus surprise maintenant que j’ai jeté à oeil à l’auteur : à l’origine du bijou Discovery of Romance et du mini-drama Adolescence Medley). Quant à la réalisation ? Elle est impeccable ! Il y a des plans magnifiques.

[SPOIL] Le seul souci que j’ai eu avec ce drama, c’est la mort inutile et expédiée de Yoon Sung… J’aurais préféré que, comme Ha Yeon, sa fin soit ouverte sur un futur inconnu. Sa mort est trop arrangeante en terme de scénario. C’était vraiment dommage parce que tous les autres personnages ont eu une fin qui n’est ni facile, ni évidente. La scène entre la reine et le premier ministre était géniale et j’étais loin de m’attendre à trouver satisfaction de ce côté là ! [/SPOIL]

A part ça ? Les acteurs aussi sont géniaux ! Je n’ai jamais vu un aussi bon casting… aussi jeune. Je vous fais la liste qui va vous faire prendre un coup de vieux, attention ! (passez le curseur sur les photos)

Tous sont des acteurs qui m’ont un jour tapé dans l’oeil (excepté Jin Young mais à l’origine, ils voulaient recruter Yook Sung Jae (Tae Kwang de School 2015) ce qui aurait rendu ce casting ouf… encore plus ouf !). Les voir réaliser leur potentiel fait tellement plaisir !

Kwak Dong Yeon notamment : je l’ai adoré dans ses autres projets. Il a un charisme formidable et ce drama va lui ouvrir beaucoup de portes. Il sait jouer dans tous les registres ! De l’idiot fini mais attachant dans Unexpected You, à l’adolescent romantique dans Adolescence Medley, au guerrier badass, loyal et triste dans Moonlight. J’ai vraiment, vraiment hâte de voir le lead qu’il va devenir… Quant à Chae Soo Bin, j’ai beaucoup aimé son jeu dans Sassy Go Go et j’avais demandé à Dramaland de me donner un drama où elle jouerait une gentille pour qu’on voit si elle est vraiment bonne actrice. Merci d’avoir exaucé mon souhait !

Park Bo Gum et Kim Yoo Jung n’avaient rien à prouver de plus, sinon qu’ils peuvent être encore plus exceptionnels qu’ils ne l’étaient déjà.
Kim Yoo Jung fait preuve d’une maturité étrange pour son âge. C’est presque difficile à croire qu’elle puisse jouer une pareille palette d’émotion alors qu’elle n’a que 17 ans… Son talent est vraiment incroyable – et elle a encore de la marge de progrès, c’est surtout ça qui est hallucinant ! Elle m’impressionne de plus en plus à chacun de ses projets. Quant à Park Bo Gum… J’ai très envie de lui écrire un ode. Qui serait long. Plein d’exclamations, de grandes déclarations et de superlatifs. De mettre des dizaines de photos. (Je me suis un peu limitée. Du coup il y n’y en a que 3.)

Ça faisait longtemps qu’un héros n’avait pas fait autant vibrer mon cœur (Healer peut-être ?). Je ne sais pas ce que j’ai préféré entre son honnêteté, sa bonté, sa badassitude, sa confiance, sa loyauté, son romantisme, sa conviction, son émotion, sa force. Je crois que se sont ses sourires. Ses micro-expressions. Dès la première seconde, il dégage cette espièglerie… On voit l’intelligence et la joie pétiller dans ses yeux, le sérieux dans ses mots. A chaque scène, l’écriture du personnage et le jeu de Park Bo Gum était un peu meilleurs ! Il grimpe les échelon de la célébrité à toute vitesse. Ce drama a consolidé sa post-popularité Answer Me 1988 : il est sur de plus en plus de publicités et ma prof nous a même parlé de lui en cours il y a trois semaines – trop d’ajumma-love ! Elle était rosissante c’était adorable.

En même temps, je la comprend : impossible de ne pas succomber ou lutter contre l’alchimie qui explose entre tout le monde de tous les côtés ! Il y a une sorte d’osmose entre tous les éléments. Rire, larmes, émotion, angst, action… Romance, bromance, ennemis, famille… Acteur, scénario, réalisation… Bien que le scénario n’ait rien de vraiment nouveau ou original, on sait qu’on regarde quelque chose d’exceptionnel parce que tout fonctionne ensemble.

Je ne me lasserais par exemple jamais de scènes entre Ra On et Lee Yeong. D’habitude, quand les personnages se mettent ensemble, les scénaristes balancent plein de rebondissements pour que l’on n’ait pas le temps de vraiment les voir ensemble, interagir. Dans les séries, j’ai toujours l’impression qu’être en couple est un combat permanent à cause d’événements extérieurs qui manquent souvent de piquant.
Dans Moonlight, les problèmes n’en sont pas face à la force vive qu’est la volonté de Lee Yeong. [SPOIL] Son intelligence est constante tout au long du drama et j’ai adoré sa réaction à la noble idiotie passagère de Ra On. Lorsqu’il lui dit qu’il est prêt à croire tous ses mensonges… ça donne à la scène une ampleur énorme alors que je m’attendais à trépigner de frustration. [/SPOIL] La tension est toute entière contenue dans des problèmes qui en sont vraiment et qui sont amenés de manière à ce que l’on ai de vraies appréhensions pour l’avenir des personnages. C’est tellement rare que’une histoire arrive encore à me surprendre. Du début à la fin je me suis demandée comment tout allait terminer.

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Spoilers ? Meilleur caméo EVER ! (Kim Seulg Gi de Splish Splash Love)

Depuis que je suis en Corée, on me demande beaucoup ce que j’aime dans les dramas. Ce qu’ils ont de différents des séries occidentales. Pourquoi j’arrive à passer outre les imperfections, le pathos et la niaiserie. Je recommande le plus souvent Gaksital, City Hunter et Misaeng parce qu’ils ont quelque chose de vraiment spécial qui les rend difficilement comparables aux autres. Mais je ne sais jamais vraiment quoi conseiller quand on me demande quelque chose de plus traditionnel pour avoir une meilleure idée de ce à quoi ressemble l’ensemble des dramas.

Maintenant, je pourrais ajouter : « Et si tu veux voir un drama qui te permets de comprendre pourquoi je ne regarde pas toujours les meilleures séries et j’apprécie quand même cet univers, lance-toi dans Moonlight.

L’histoire est bien ficelée sans être atypique. Sur le papier, les personnages n’ont rien de fabuleux ou original. La réalisation est jolie mais loin de la perfection et on pourrait clairement faire mieux du côté de la musique.

Pourtant, tu es emporté par la magie d’un truc qui se passe à l’écran. Qui fait remuer ton estomac. Battre ton coeur. Tu vas soupirer contre ton gré. Avoir l’impression de déborder d’émotions – littéralement – sans vraiment arriver à mettre le doigt sur le pourquoi du comment. Parce que c’est ça, Moonlight Drawn by the Clouds. C’est de la joie en bouteille, des palpitations, un sourire de Park Bo Gum.

L’inexplicable magie des dramas. »

Et de ce teaser.

♪ Suis-moi tu vas kiffer, pas moyen que tu dormeees ! ♫
Je ne me lasserais jamais de regarder ce teaser.


En deux lignes

Les + Tout (surtout Park Bo Gum, Kim Yoo Jung et Kwak Dong Yeon)

Les – Quelques événements inutiles et ralentissements qui auraient du me faire mettre 9/10


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