PUBLIÉ PAR NIKILANN
Après avoir manqué le bilan de 2016 par manque de temps et de motivation face à la tâche gargantuesque qui m’attendait (37 dramas ou quelque chose approchant), cette année je me suis secouée. Et oui, j’ai seulement 23 dramas au compteur !
Quelle belle année qui s’achève. Après être partie vivre en Corée pendant un an et avoir rencontré tant de gens qui participaient à l’industrie des dramas et des fans venus du monde entier… Ma passion pour les dramas n’a fait que se renforcer.
Ce qui tombe bien, parce que 2017 était une sacrée cuvée. Je n’ai pas eu d’addiction folle comme ont pu l’être City Hunter ou Healer – ce qui m’a un peu manqué je dois dire. En revanche, l’intelligence de l’écriture m’a subjuguée.

Avec le blocage des dramas en Chine, les coréens n’ont plus eu à se préoccuper de la censure chinoise. L’écriture des scénaristes a pu aller dans de nouvelles directions. Quant aux chaînes nationales, elles ont dû aller chercher les rentrées d’argent ailleurs. C’est pour cela que beaucoup de dramas sont passé de 16 épisodes à 32 : avec deux épisodes de trente minutes plutôt qu’une heure d’un seul coup pour que KBS, SBS et MBC puissent insérer légalement des pubs entre les deux.
Conclusion, l’ambiance est plus épurée. Et je sens que nous – spectateurs – et les auteurs, apprécions de pouvoir découvrir les personnages plus en profondeur.
BILAN 2017
Je t’aime… à la folie

Weightlifting Fairy Kim Bok Joo en est l’exemple parfait. Ce genre de première romance a été écrit et réécrit et réécrit et pourtant, la beauté de ce drama me laisse encore pantoise. C’était l’un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années. Je meurs d’envie de le revoir depuis des mois et je pense bientôt craquer.
(PS : depuis que j’ai écrit cet article d’ailleurs, j’ai craqué et c’était aussi bien la deuxième fois que la première)
… beaucoup…
Because This is my First Life va encore plus loin et dresse le portrait d’une génération de trentenaires désabusés avec un naturel désarmant. Je passais mon temps à attendre les clichés, et à chaque fois j’étais surprise qu’ils soient méthodiquement fracassés en morceaux. Dans la même veine, Lingerie Girl’s Generation n’a cessé de me charmer avec son époque vintage et le naturel des premiers amours adolescents. Le casting apportait une touche de fraîcheur qui m’a un peu rappelé Answer Me 1997. Et l’histoire assez traditionnelle de l’amitié à l’amour dans Fight for my Way m’a même rendue un peu addict au milieu. J’ai adoré toute l’histoire autour du MMA, les acteurs étaient tops. La romance secondaire manquait un peu de peps cela dit.
… un peu…
Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant accroché à un drama familial de 50 épisodes aussi. Father is Strange était vraiment très intéressant. C’était la révélation de Lee Joon. Je l’aimais déjà beaucoup avant, mais j’ai complètement succombé avec son rôle d’Ahn Jong-Hee. Il a tenu tout le drama sur ses épaules avec le couple de Lee Yu-Ri et Ryu Soo-Hyung. Lee Yu-Ri est tellement fraîche comme actrice. Je l’ai adorée et j’ai hâte de la voir ailleurs parce que cette femme a du charisme à revendre. Malheureusement, comme avec tout drama familial excepté pour Unexpected You, il y avait de gros défauts qui m’ont forcée à zapper beaucoup de scènes. La romance entre Jong-Hee et Mi-Young qui partait bien à trop tiré en longueur et n’a jamais réussi à décoller pour moi. C’était très très dommage.
… pas du tout…
Il y a aussi eu ceux qui ont réussi leur démarrage avant de s’effondrer comme un château de carte. Temperature of Love a été une telle déception ! J’ai adoré le début. La passion entre les deux personnages était contagieuse. Et puis ça a tourné à la catastrophe : les dialogues, le point fort du drama, sont devenus son plus gros défaut. Les personnages ont commencé à ne plus se dire les choses, à tourner en rond, à s’embourber dans leurs propres contradictions. J’ai perdu toute envie de voir la suite et je l’ai abandonné en cours de route – ce que je fais très rarement. De même pour Suspicious Partner qui malgré un milieu assez désastreux s’est – ouf – rattrapé sur la fin. Le suspense et la romance m’ont attrapé aux tripes jusqu’à ce que la perte de rythme vienne tout gâcher.
… à la folie…

L’autre gros, gros coup de cœur de l’année, c’est Romantic Doctor Teacher Kim. Derrière ce nom à rallonge se cache le meilleur drama médical que j’ai vu. Ce qui n’était pas dur vu que je n’ai jamais aimé un drama médical. MAIS Romantic Doctor Teacher Kim, loin de la romance mielleuse qu’il annonçait avec son titre, est un petit chef d’œuvre de psychologie. Je ne garde aucun souvenir marquant de l’intrigue, mais elle n’a aucune importance : le plus important, c’est l’humain. Les relations entre les personnages, leurs conversations incroyablement écrites. Les prestations au top du top. Un plaisir à voir, je vous le recommande vraiment. Surtout que notre couple principal a une alchimie de folie (su-per sexy).
… un peu…
20th Century Boy and Girl est probablement le drama le plus inoffensif de l’année – une star qui renoue avec son ami d’enfance est quand même le scénario très très basique de drama. Il se regarde facilement et j’ai tout vu en un week-end. Un plaisir du début à la fin : bien joué, attendrissant, honnête. The Liar and his Lover me laisse un souvenir similaire. J’ai juste trouvé dommage plusieurs éléments de l’intrigue mais dès qu’il s’agit d’une histoire d’amour entremêlée de musique, je suis toujours fichue. C’est plus fort que moi. La musique c’est le truc qui me fait aimer un film nul juste parce que la bande son est fantastique. Et visiblement, même quand la bande-son n’est pas top, je suis accrochée quand même !
… beaucoup…

La grosse surprise a été School 2017. Le début ne m’avait pas convaincue. Mais alors vraiment pas. Je trouvais le jeu des acteurs forcé, l’histoire ridicule… Je crois que c’est vers l’épisode 6 ou 7 que j’ai réalisé que j’avais arrêté de zapper les épisodes et que j’ai pu vraiment m’investir. Bien entendu, c’est la romance qui était géniale. Le reste des intrigues d’écoles était d’un ridicule complètement hallucinant – bien que les sujets soulevés viennent de vrais problèmes de société en Corée.

Missing Nine m’a lui laissée plus partagée. Une partie de l’intrigue était géniale (Jung Kyung Ho <3) et l’autre avait du mal à tenir debout. Il n’empêche que le tout fonctionne. Mais je suis sûrement biaisée à cause de Jung Kyung Hooo ❤ vous devez avoir l’habitude maintenant 😉
… à la folie…

2017 a aussi été l’année de la montée en puissance de Yeo Jin Goo. L’enfant-star (The Moon that Embraces the Sun, I Miss You…) est devenu grand et du haut de ses 20 ans peut enfin prendre sa place tant attendue de premier rôle. Il a joué dans des films et plusieurs dramas cette année mais je retiens sa performance dans l’extraordinaire Circle. Je parlais plus haut d’un tournant pour les dramas – et bien je n’ai pas un drama en tête qui soit comparable à Circle. Cette courte aventure a été une claque dans la figure. Tomber sur un bon livre ou un bon film ou une bonne série de science-fiction est très difficile. Circle a tenu son intrigue du début à la fin, fait gonfler son suspens et le jeu d’acteur était absolument magnifique. J’ai complètement adoré.
… passionnément…

Mais l’intelligence a toujours du mal à surpasser l’addiction. Strong Woman Do Bong Soon aura eu beau être un drama mi-raté, mi-réussi… Je me souviens encore des frissons au visionnage. Quelle romance ! Min-min et Bong-bong sont l’un des duos les plus adorables du petit écran sud-coréen et ils le resteront pour toujours. Dommage que le reste de l’intrigue se soit effondré et que l’humour ait sombré dans les bas-fonds de la vulgarité.
Mon autre addiction, c’était Seven Day Queen. Asiandramas me l’avait chaudement recommandé et je ne regrette pas de m’être lancé dans ce petit bijou. Je n’avais pas aimé un drama historique comme cela depuis The Princess’ Man. Cette fin… Quelle fin…
… pas du tout…
Je passe sur Hwarang parce qu’il s’est bien planté en route malgré l’excellent casting et l’énorme cas de Second Lead Syndrôme. Un gros problème de réalisation et d’écriture je pense… Bref, plutôt un drama que j’ai envie d’oublier et qui rejoint pour moi Man to Man dans les échecs de l’année. Malgré l’allure que promettait le drama, le casting vraiment excitant (Park Sung Woong = le rêve ; Park Hae Jin = bon projet en général). Le problème est que Park Hae Jin a livré une performance assez moyenne, que j’ai détesté l’actrice Kim Min Jung (ce qui posait problème vu qu’elle était le personnage principal) et que l’histoire d’espionnage était franchement à côté de la plaque. J’ai trouvé la réalisation belle et on sentait qu’il y avait les moyens et l’envie de faire quelque chose de raffiné. Mais le seul qui était vraiment excellent était Park Sung Woong et il aura eu beau essayer et presque réussir, il est toujours difficile de porter seul un drama sur ses épaules…
… un peu…

Et comme le dit si bien Asiandramas dans son bilan : comment parler de 2017 sans parler de Goblin ? J’ai eu le droit aux chansons de l’OST dans tous les cafés et dans toutes les rues pendant des mois à Séoul. Un magnifique drama à la réalisation impressionnante que j’ai quand même moins aimé que la plupart des gens. Je l’ai trouvé excellent sur le fond et la forme et pourtant, je me souviens très peu de l’histoire. Ce qu’il me reste, c’est la magie et le Faucheur – Lee Dong Wook, touchant et hilarant, au sommet de son art. (#TeamBromance #TeamPoireaux)
… passionnément…

En parlant de magie, j’ai complètement adoré While You Were Sleeping. Chaque drama de Park Hye Ryun (I Hear Your Voice, Pinocchio, Page Turner…) est moins addictif que le précèdent mais je trouve qu’elle est de plus en plus fine dans la psychologie de ses personnages. Il y a inévitablement une envie de comparer les dramas entre eux vu que Lee Jong Seok y joue toujours le rôle principal, mais en même temps il est toujours tellement parfait dans ces rôles que je ne suis pas sûre de vouloir voir quelqu’un d’autre à sa place. Ce rôle était d’ailleurs l’un de ses meilleurs rôles je trouve. Il avait la malice de l’enfant dans Pinocchio et la maturité du personnage de webtoon de W : Two Worlds. Et comme quoi tout est possible : Suzy était tout bonnement excellente dans ce drama – ce qui n’était pas arrivé depuis Dream High !
… beaucoup…

Une autre tendance de cette année a été de faire de la magie un moyen de parler de choses plus adultes que la plupart des dramas. Live Up to your Name avait beau être à propos de voyage dans le temps, la romance était l’une des plus ancrée dans le réel que j’ai pu voir de l’année. On attend longtemps le premier bisou, mais quel bisou ! Il est absolument parfait, apprécié à 100% grâce au timing impeccable. Cela faisait longtemps qu’un premier baiser ne m’avait pas autant fait un petit quelque chose. L’acupuncture = sexy.
… un peu…

Et le prix du meilleur caméo est attribué à Legend of the Blue Sea ! Ce drama sympathique n’avait rien d’addictif – et aurait pu être meilleur. Malheureusement, comme beaucoup de drama, il a souffert de la tension entre les équipes de production et de réalisation. L’ambiance était électrique sur le tournage et il était difficile pour tout le monde de se concentrer correctement sur son travail quand il fallait aussi gérer toute la politique et l’argent mis en jeu. Cela dit, Legend of the Blue Sea restait très agréable à regarder, et a eu de très beaux moments. Notamment le meilleur homme-sirène jamais vu à l’écran : Cho Jung-Seok. J’en ris encore. Mieux j’en pleure des perles dans un sac en plastique. Ce qui auront vu pourront me rejoindre.
…PAS DU TOUT !

Je voudrais juste terminer sur le fail le plus épique de la planète : Hospital Ship. Le drama se termine dès le deuxième épisode sur un mec avec le bras à moitié tranché…
Visualisez la scène.
Tous les personnages sont sur le bateau-hôpital au sud de la Corée. Alors que l’océan se déchaîne, un accident se produit et un des marins se tranche quasiment le bras. Les matelots supplient Ha Ji Won (chirurgienne de génie) de ne pas couper le bras de leur ami pour qu’il en garde l’usage. Le bateau tangue, la tempête rage. Le marin avec le bras cisaillé hurle à la mort. Ha Ji Won les regarde avec intensité.

Elle se lève. Disparaît. Les autres s’en indignent : “quoi ? Comment peut-elle l’abandonner ?” Mais Ha Ji Won revient, une hache à la main. Et là… elle coupe le bras du type.
Cut. Épisode suivant.
Kang Min Hyuk accourt tandis que les marins sont en train de hurler sur Ha Ji Won : « Vous êtes folle ! Mais ça va pas ? » (celle-ci continue de ne pas avoir d’émotion et de fixer droit devant elle comme si elle n’entendait rien).
« Laissez-là travailler bon sang !, intervient Kang Min Hyuk. Elle a fait ça pour le bras du mec ne gangrène pas et qu’on puisse le recoudre ! Qu’elle l’ait fait avec une hache random pas du tout désinfectée sur un bateau qui tangue en plein milieu d’une pluie torrentielle ne rend pas ça débile du tout ! Et d’ailleurs elle va réussir l’opération avec brio, alors qu’elle n’a jamais rattaché un bras, grâce à une conversation Skype avec un médecin de l’île d’à côté – dans une salle de chirurgie improvisée à bord d’un bateau qui n’est absolument pas conçu pour ! »
EN BREF
Le drama de l’année Weightlifting Fairy Kim Bok Joo

La romance de l’année Strong Woman Do Bong Soon

Le must-see de l’année Circle

Bisous le plus hot de l’année Romantic Doctor Teacher Kim

La comédie blague de l’année Hospital Ship

ET MAINTENANT ?
Je suis en pleine écriture d’un bouquin sur la culture coréenne, je travaille dans un média et je me prépare pour retourner en Corée peut-être m’installer – qui sait. Mes promesses d’un regain d’activité sur le blog vont donc être difficiles à tenir.
En attendant de mettre tout cela au clair et d’organiser des choses avec vous et d’autres blogueurs pour redonner un coup de pouce à Asiandramas & Nikilann, je continue de regarder des dramas. Just Between Lovers était vraiment super. I’m not a Robot est déjà un de mes coups de cœur de l’année – et peut-être même un de mes couples favoris tous dramas confondus. J’ai abandonné Hwayugi malgré le retour de Lee Seung Gi. J’ai commencé Eulachacha Waikiki qui me fait me tordre de rire et j’attend encore 2 épisodes pour me décider sur Radio Romance dont j’aime un épisode sur deux.
Hâte de savoir ce qui vous a plu et ce que vous avez pensé de cette année 2017 =D
Bonne année – lunaire du chien – à tous !
